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LE BOULEAU

Si le hêtre st d’or et de feu, le bouleau (fi g. 117) est d’argent. Sa forme, d une élégance un peu grêle, présente un heureux contraste avec celle des géants qui l’entourent. Semé çà et là, il offre au peintre des détails charmants de finesse. Ses branches, minces et d’une souplesse gracieuse difficile à décrire, le couvrent et l’enveloppent comme une chevelure. Sa feuille, bien proportionnée à ses branches, est petite, presque carrée comme celle du peuplier, a une attache assez longue et se dirige toujours vers la terre. Le moindre souffle la fait se balancer. Comme celle du saule, elle présente deuxcolorations différentes : à l’intérieur, elle est gris blanc, et, à la partie opposée, d’un vert gris fin. Cet arbre est pour le paysagiste comme pour le promeneur une note charmante au milieu des ensembles sévères de nos forêts, surtout lorsqu'il peut se combiner sur les premiers plans avec le chêne ou le hêtre.

Le bouleau est caractérisé par la couleur de son écorce, qui est d’un blanc argenté. Comme celle du hêtre, elle porte des taches noirâtres qui en relèvent le ton un peu uniforme. Comme celle du

Fig. \ 16.

LES ARBRES

sec, reprendre le pinceau (fig. 22) pour

hêtre également, elle exprime un cercle et enveloppe l’arbre comme un ruban enroulé. La partie inférieure du tronc du bouleau s’élargit jusqu’à une hauteur d’environ trente centimètres, et son écorce, épaissie dans cette partie, se fend en losanges; rarement ses racines sortent du sol.

Généralement , les bouleaux se groupent bien et forment de charmants motifs; ils présentent toujours le type de l’élégance et de la finesse (fig. 1 1 8).

Le bouleau est facile à peindre pour l’aquarelliste, qui peut représenter la légèreté de son feuillage en le grcnant, soit avec la brosse, soit avec le pinceau.

Voici la manière de procéder : le pinceau étant écrasé comme le montre la figure 71 , grener dans le sens du mouvement des feuilles, et, avant que ce grené soit compléter le relief ou

Fig. 118,

LES ARBRES

simplifier le trop grand nombre de détails. Lorsque le bouleau se trouve sur le premier plan, l’emploi de la brosse (fig. 24) est préférable à celui du pinceau écrasé, parce qu’elle exprime avec plus de vérité la silhouette de l'arbre sur le ciel.

Ici se termine l’analyse des arbres les plus importants de nos contrées; il y en a sans doute encore d’autres très remarquables dont nous n’avons pas parlé, tels que le sapin , le pin, etc. ; mais il nous faudrait des volumes, si nous voulions tout dire, et nous devons nous arrêter.

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