‹ Traité d'aquarelleChapitre 162 sur 215 · VIEUX CHATEAUX ET ABBAYES · texte numérisé non relu

VIEUX CHATEAUX ET ABBAYES

peut-être attend-il que son maître apparaisse et le classe au rang des grandes et belles impressions.

Pour ce genre, plus que pour tout autre, il faut que le peintrepuisse s’asseoir juste à la place voulue ; car, si un groupe peut, vu

COUP D'OEIL SUR LA NATURE

de différentes places, présenter plusieurs tableaux, il n’y a, nous le répétons, qu’une seule place possible pour chaque tableau; il s’agit donc de la trouver : c’est pourquoi celui qui n’est pas né avec le sentiment du beau et du gracieux dans l’ensemble sera toujours inférieur dans ce genre.

Pour bien réussir les ruines, comme d’ailleurs toutes les fabriques, les intérieurs de villes (fig. 126), etc., il faut trouver un effet qui favorise la beauté du site par un clair-obscur bien entendu, rejetant la lumière sur les parties intéressantes du tableau.

Les Anglais excellent dans la représentation des vieux châteaux et des abbayes : c’est un genre qu’ils cultivent avec amour et où ils obtiennent un légitime succès. Leurs effets, très osés, ont de grandes qualités d’harmonie ; les tons, qui souvent manquent de vérité, y ont, malgré cela, presque toujours, un charme, inexprimable.

Pour les vieux châteaux et les abbayes, nous conseillons, comme pour les autres fabriques, de se servir de papier Whatman et de procéder par les ombres et l’effet.

Le plus difficile, dans ce genre, c’est de rester fort dans l’ensemble et de ne pas se noyer dans les détails.

FiS. 131

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