‹ Traité d'aquarelleChapitre 203 sur 215 · L’AQUARELLE DE FIGURE SUR PAPIER TORCHON · texte numérisé non relu

L’AQUARELLE DE FIGURE SUR PAPIER TORCHON

Comme on le sait, chaque papier a des qualités et des défauts pour tel ou tel genre d'aquarelle. Par exemple, le torchon, papier excellent pour les ciels, les fabriques et les terrains, serait, sinon mauvais, au moins peu propre à recevoir une figure. Il serait bon pourtant, pour le besoin de l’art pittoresque, de pouvoir tirer parti

LA FIGURE

des excellentes qualités de ce papier et d’en changer çà et là la nature rugueuse, en la faisant devenir lisse autant qu'il est nécessaire pour qu’elle s'identifie avec la finesse de tissu de la figure et des mains, tout en conservant sa rugosité pour les habits et autres accessoires. A cet effet, après avoir fait un dessin d’une exécution ferme et juste et en avoir adouci la force avec de la mie de pain, prendre le brunissoir (voir page 53). placer la figure sur une feuille de verre et donner au papier la finesse qui lui manque; peindre ensuite comme à l’ordinaire et l’on observera que la figure se couvre d’une teinte pure et limpide, en rapport avec la nature de l’objet qu’on veut représenter.

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