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L’AQUARELLE DE FIGURE DANS L’EAU

LA FIGURE

moelleuse, enveloppée et d'une grande limpidité. (Emploi de la feuille de zinc, page 43.)

Le modelé dans l’humidité a besoin, pour le figuriste surtout, d’être conduit avec une grande intelligence et une constante étude de la partie humide. On doit avoir l’intuition de ce qu’il faut strictement faire, do ce qui ne doit pas être dépassé et de ce qui doit être évité.

Le modelé dans l’eau peut être plus ou moins poussé, selon la science artistique de la personne qui l’exécute; mais il est prudent de s’arrêter à un moment donné, pour laisser sécher le papier, et de terminer en plaçant les fermetés.

Un aquarelliste d’expérience peut ainsi, dans l’eau, mener son travail jusqu’à la fin sur le papier mouillé; il faut pour cela beaucoup de sûreté dans l’exécution. Après avoir mis toute son aquarelle à l’effet et l’avoir poussée comme modelé, l’artiste enlève peu à peu une, deux ou trois feuilles du papier buvard qui maintenait l’humidité (voyez page 48), et cela au moment requis, lorsque la teinte commence à sécher ; il glisse dans cette demi-humidité la fermeté voulue, selon la distance, et arrive enfin au premier plan, plus sec encore, quoique toujours humide ; il frappe alors ses vigueurs et termine son œuvre. En conduisant ainsi savamment le travail, on peut le terminer en évitant le défaut qui tient à celte manière de procéder, la mollesse, et produire une aquarelle dont l’exécution sera indéchiffrable et par conséquent essentiellement artistique.

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