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LE REPOS DU CANTONNIER

Aquarelle (fi g-. 168 et 169).

LE TRAIT (fi g. 168).

Voici une étude qui présente dans la simplicité de sa composition toute une scène rustique. Un cantonnier et son fidèle compagnon, son chien, encore attelé aux brancards de la brouette, goûtent tous deux un repos que l’expression des figures laisse deviner avoir été laborieusement gagné.

Ce motif, étant un sujet d’étude déjà, relativement important, puisqu’il forme un groupe, il nous a paru utile d’en donner d’abord un dessin au trait, comme type démonstratif de ce travail préparatoire de l’aquarelle, tel que nous l’avons expliqué.

On doit remarquer sur ce dessin la stricte observation des proportions et de l’expression, ainsi que la manière dont les ombres les plus fortes sont massées et suffisamment indiquées pour guider le pinceau.

EXÉCUTION (fig. 169).

Le trait établi comme nous venons de le dire et légèrement adouci à l’aide de la mie de pain, commencer l’aquarelle, après avoir toutefois remarqué, chose très ulile et d’un bon enseignement, qu’elle présente dans son ensemble quatre grandes valeurs de groupes : 1° le mur, qui a une valeur gris clair; 2° le terrain, qui est d’un ton un peu rouge et de valeur plus forte que le mur; 3° le

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cantonnier, qui dans son ensemble présente une note vigoureuse ambrée ; 4° le chien, qui forme le premier plan et donne à la fois la note claire et la tache la plus colorée. Le chien est le sujet le plus intéressant et le plus étudié de l’aquarelle.

Libre à l’élève d’interpréter ce sujet selon qu’il l’aura compris. S’il se décide à procéder par l’ombre, qu’il voie page 95; si, au contraire, il comprend mieux le modelé dans le ton local, qu’il voie page 97.

Le meilleur papier à employer pour cette aquarelle est le whatman double force (voyez page 370, n° 6).

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