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LA CANNE-CHEVALET

La difficulté, dans la création de tout objet ou instrument ayant pour but de faciliter à l’artiste l’accomplissement et la réussite de

son travail, est le côté pratique, cet objet devant réunir dans sa partie matérielle simplicité, légèreté, en môme temps que commodité dans ses applications. La canne-chevalet , de récente invention, nous parait répondre à toutes ces exigences. Elle est élégante, légère et solide. Comme la canne ordinaire, elle aide la marche de l’ar-

tin LE MATÉRIEL.

liste et, lorsqu’il est arrivé au point où il doit s’installer pour peindre, elle s’ouvre naturellement en trois branches et se hausse ou s'abaisse à volonté selon la nécessité du travail ou du mouvement de terrain; la séance terminée, celle canne se referme aussi facilement et redevient la canne du promeneur.

ANALYSE DE LA CANNE CHEVALET FERMÉE (fig. 45).

A, pomme terminant la canne. B, virole au centre de laquelle est placée la vis qui maintient la pomme et à laquelle succède l'appui. C, petit trou où vient s’accrocher l’appui. D, petite sangle maintenant l'appui. E, tube conique en fer servant à maintenir réunies les trois branches de la canne.

ANALYSE DE LA CANNE-CHEVALET OUVERTE (tig. 40).

CC, tige en fer vissée en A, et servant d’appui à la planchette, au carton ou au bloc. B. virole. 1), pointe de l'appui venant s'ajuster dans le petit trou E; lorsque la canne est fermée, cette pointe est maintenue par la petite sangle. les trois pieds de la

canne s’ouvrant à volonté en élevant ou abaissant le point d’appui.

Nota. — La canne-chevalet, perfectionnée tout récemment, n’est plus tout à fait telle que la représentent les figures 45 et 46. La pomme est maintenant fixe, le' trois branches s’enlr’ouvrent, la tige de fer est à l’intérieur et vient se lixer solidement sur la pomme pour servir de point d’appui à la planchette ou au carton. La canne étant refermée, les trois tiges sont maintenues solidement par un léger tube en cuivre et deviennent ainsi une véritable canne aussi élégante que commode. On trouve des cannes-chevalets de différentes grandeurs.

OBJETS DIVERS

(Il

LA TABLE-CIIEVALET

Nous devons encore signaler à l’artiste et à l’amateur, comme

réunissant toutes les qualités d’un objet pratique, la table-chevalet (fig. 47), instrument d’invention nouvelle, élégamment construit et solide en même temps, soutenu par trois pieds adhérents qui s’allongent et se raccourcissent à volonté, selon le besoin de l’exécution de l’aquarelle ou pour combattre les inégalités du terrain. Ces trois pieds se referment en s’aplatissant audessus de la table, de manière à en permettre le transport, facilité en outre par la légèreté de l’appareil.

Fis. 47.

LA BOITE PBÉSERVATRICE

Un des plus graves dangers qui menacent l’œuvre de l’aquarelliste, c’est la pluie, dont il faut nécessairement préserver celte œuvre.

La boîte représentée par la figure 48 répond à toutes les conditions exigées pour cela pendant le trajet et pendant le travail ; car on peut la fermer instantanément sans danger pour les parties encore humides de l’aquarelle et parer ainsi aux risques d’une averse imprévue.

En A se trouve la planchette sur laquelle est fixée l’aquarelle.

La partie D, restée blanche autour du motif, est la bordure de papier mince qui, soigneusement collée sur les quatre côtés du whatman et rabattue en dessous avec le même soin, sert à la fois à isoler, à faire détacher le motif, et à fixer solidement le papier sur la planchette.

B est la boite proprement dite. Un rebord intérieur d’une très légère épaisseur maintient entre l’aquarelle et le fond une distance

LE MATERIEL

suffisante pour préserver la peinture du contact du bois. Les deux parties de la boîte ne doivent jamais se quitter; en course, la planchette A renversée sur la partie B, où elle s encadre exactement, tient l’aquarelle à l’abri de tout accident, et, si pendant le travail on la replace dans sa boîte du côté opposé, le tout est tellement léger

et exactement ajusté que les deux parties semblent ne présenter que l'apparence d’un stirator ordinaire.

La boîte fermée est maintenue par la sangle C.

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