‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 113 sur 143 · C. La base. La · texte numérisé non relu

C. La base. La

base se compose, comme le chapiteau, de trois parties : a ) une plinthe carrée; b) m\ tore cylindrique; cj un filet, reliant la base au fût.

On voudra bien remarquer que le fût ne se pose pas brutalement sur la base. Ses lignes verticales sont légèrement arrondies à leur extrémité;' elles décrivent un quart de cercle au moment où elles touchent la base. Ce quart de cercle porte le nom particulier de congé. Il en est de même à la partie supérieure du fût, là où se fait la jonction du fût et du chapiteau, comme on peut le voir nettement sur la fig. 267.

Fig. 268. Vue générale d’une ordonnance dorique.

D. Le piédestal. Il arrive, et c’est même souvent le cas, que la colonne s’appuie sur un piédestal. Celui-ci est rectangulaire et se divise aussi en trois parties :

a) La hase,q}ii est la partie inférieure sur laquelle repose le dé;

b) ~Lq dé ou cube qui constitue le corps même du piédestal ;

c ) Une corniche, qui est la partie supérieure et saillante, couronnant le piédestal.

20 L’entablement.

entablement (littera E de la fig. 266), est la partie supérieure d’un ordre d’architecture.

Il comprend également trois parties :

a) \J architrave, qui est une simple bande ou face, posée directement sur le chapiteau de la colonne;

La frise, qui est une bande intermédiaire également plane, posée au-dessus de la première;

cj La corniche ou couronnement, qui surplombe l’architrave et la frise.

Parfois la frise est décorée de motifs verticaux à cannelures, appelés triglyphes (fig. 267).

La cannelure est une rainure qui, dans l’espèce, s’appelle glyphe. Chaque ornement contient deux glyphes et sur chacun de ses bords un demi-glyphe, en totalité trois glyphes, d’où son nom de tri glyphe. Au-dessous des triglyphes, se placent des petits cônes tronqués, communément dénommés gouttes.

Entre les triglyphes qui ornent la frise, il y a un intervalle carré ou rectangulaire. Cet intervalle s’appelle métope. La métope est tantôt unie, tantôt ornée de peintures, tantôt, et surtout, décorée de sculptures. Comme sculpture on trouve très souvent un simple rond qui est la représentation schématique du bouclier (fig. 312).

IL L’ordre ionique.

L’ordre ionique est plus svelte et plus élégant que l’ordre dorique. Il tire son nom des colonies grecques de l’Ionie, dans l’Asie Mineure, où, croit-on, il fut appliqué tout d’abord.

L’élément essentiel qui distingue cet ordre de l’ordre précédent est le chapiteau. C’est sur lui que notre attention doit se concentrer.

Dans le chapiteau ionique nous retrouvons deux des éléments que nous avons signalés déjà, V abaque et le quart de

L’ARCHITECTURE ITALO-FLAMANDE

Fig. 269. Face antérieure ou postérieure du chapiteau ionique.

rond ou V échine. Déjà dans le style dorique, ce quart de rond était parfois orné d’oves (fig. 267) ; dans le style ionique il est toujours découpé en oves.

•\ ces deux éléments connus s’ajoute un élément nouveau,

, , la volute. Les volutes

n’apparaissent que sur les deux faces antérieure et postérieure de la colonne (fig. 269). Sur les faces latérales leur profil affecte la forme d’un rouleau simple ou orné, suivant le cas (fig. 270).

Si nous avons un élément nouveau — la volute — inconnu du chapiteau dorique, par contre nous constatons la disparition d’un élément propre au style dorique, le gorgerin.

Ce gorgerin n’existe plus et le quart de rond, désormais découpé en oves, se pose immédiatement sur l’astragale.

Le fût peut être lisse. Souvent cependant il est cannelé, c’est-à-dire creusé verticalement de petits canaux ou cannelures (fig. 269).

U architrave, qui ne comportait dans le principe qu’une seule bande plate, peut en compter deux et même trois, la frise peut être décorée de riches sculptures, la corniche peut

être ornée d’oves ou ,

de perles, mais ce sont là des variantes sur lesquelles nous ne désirons pas insister ici.

Il nous suffit de connaître la composition de l’entablement, et nous la connaissons suffisamment bien par l’étude du style dorique.

Quant au piédestal, il ne doit pas nous arrêter non plus, car il ne diffère pas essentiellement du piédestal dorique et il comporte toujours les trois divisions indiquées : la base, le dé et la corniche.

FiG.^270. Face latérale du chapiteau ionique.

Fig. 271. Vue générale d’une ordonnance ionique.

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