‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 114 sur 143 · III. L’ordre corinthien · texte numérisé non relu

III. L’ordre corinthien

L’ordre corinthien, non seulement est svelte, mais il est fin et délicat. C’est le plus somptueux des trois ordres grecs. Il tire son nom de Corinthe, la plus riche des cités doriennes, centre important de commerce, de luxe et de plaisirs, ville essentiellement industrielle.

De nouveau ici, ce qui différencie l’ordre corinthien de l’ordre ionique, c’est le chapiteau, car pour les autres parties.

L’ARCHITECTURE ITALO-FLAMANDE

il n’a pas d’ordonnance propre et n’est qu’un composé des deux ordres précédents. Il n’a de spécial que le chapiteau.

Ce chapiteau présente la forme d’une corbeille qu’entourent deux rangs super- ^ posés de feuilles d’acanthe ^ Du rang supérieur s’échappent à chaque face du chapiteau quatre volutes. Les plus grandes se dirigent vers les extrémités et soutiennent les angles de l’abaque; les plus petites, appelées hélices, se rejoignent au centre du chapiteau (fig. 272 et 274).

Le fût peut être lisse, mais il est souvent cannelé.

Les cannelures ne sont plus à arête vive, comme dans le style dorique (fig. 267), mais elles sont légèrement espacées (fig. 272). Parfois, la concavité de la rainure est remplie à la partie inférieure par une moulure convexe, sorte de baguette qu’on appelle rudeniure. Quant la colonne a des cannelures et des rudentures, on dit qu’elle est cannelée et rudentée (fig. 279).

La hase de la colonne corinthienne est plus riche de moulures que celle des ordres précédents. Il n’est pas rare d’y

Fig. 272. Chapiteau corinthien. Dessin de R. Van de Sande.

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Fig. 273. Base corinthienne.

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