ENTABLEMENT ET TRIBUNES
L’entablement est un élément essentiel du style classique. Il se retrouve par conséquent dans les églises néo-classiques. Il repose sur les arcades de la nef et contourne généralement l’édifice tout entier.
I . Pour le sens des expressions cannelé et rudenté, voir p. 253 et fig. 279.
Fig. 314. La place Royale et la façade de l’église Saint-Jacques, par Barnabé Guimard (1774-1780).
Fig. 315. La place Royale et l’église Saint-Jacques, au début du xix® siècle.
Fig. 316. La place Royale et l’église Saint-Jacques, dans son état actuel. Ordonnance architecturale de Barnabé Guimard (1774-1780).
Fig. 317. Façade néo-classique du Conseil de Brabant, actuellement la Chambre des Représentants. Ordonnance architecturale de Barnabé Guimard (1779-1783).
L’ARCHITECTURE NÉO-CLASSIQUE
Les tribunes ne sont pas bannies du style du XYiii® siècle. Nous les retrouvons à l’église des Minimes au-dessus des chapelles latérales. Nous renonçons à les décrire, car une inspection sur place vaut mieux que la plus claire des descriptions.
i8. TOUR ET COUPOLE
L’église des Minimes est la première église de Belgique où apparaissent les tours jumelles faisant corps avec la façade même Une seule a été achevée. C’est un campanile carré avec étage, présentant sur chaque face une arcade, accompagnée de deux pilastres composites supportant un entablement.
L’idée des tours jumelles, que les édifices gothiques avaient réalisée tant de fois, fut reprise tout naturellement par les architectes de l’époque de transition entre le style baroque et le style néo-classique. Du jour où des colonnes engagées délimitaient toute la hauteur de la façade, il fallut chercher un achèvement à celle-ci. On le découvrit en édifiant un campanile au-dessus de la partie centrale ou bien, ce qui parut plus monumental, en construisant une tour sur chacune des ailes de la façade
La tour ne fit pas disparaître la coupole. Celle-ci fut maintenue, mais moins vaste que précédemment, et aussi moins ornée.
Le campanile et l’at tique qui surmontent le péristyle de l’église Saint-Jacques, sont d’invention relativement récente. Il n’est pas prouvé que le plan de Guimard les ait prévus (fig. 314). Ce fut au début du xix® siècle qu’on coiffa le portique, construit par l’architecte français, d’un attique et d’un campanile en bois (fig. 315). Comme on trouva cette ajoute par trop déplaisante à la vue, on chargea l’architecte Suys de la remplacer par un autre campanile, incontestablement plus architectural que le premier, mais dont les proportions ne sont cependant pas à l’abri de toute critique.