‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 61 sur 143 · GABLE · texte numérisé non relu

GABLE

Le pignon triangulaire n’est plus dépourvu d’ornements comme dans le style romano - ogival ( fig.

89). Deux motifs décoratifs apparaissent, qui acquerront dans la suite une grande importance ornementale : le crochet le long du rampant et le fleuron couronnant le gâble. Le crochet a vraiment l’aspect d’un crochet, c’est une feuille enroulée (fig. 136); quant au fleuron, il est de dimensions petites encore.

On comparera attentivement la fig. 89 à la fig. 135.

Fig. 135. Pignon ou gâble gothique primaire (chœur de l’église de Sainte Gudule, seconde moitié du xiii^^ siècle).

L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE

i6. ARCATURE ET ÉCOINÇONS

L’arcature abandonne Tare en plein cintre pour adopter Togive. Elle sert d’ornement intérieur et décore les parois des chapelles, à la hauteur des fenêtres.

Fig. 136. Crochets de rampant de gâble, d’après Reusens (xiiie siècle).

Nous n’avons conservé qu’un fragment d’arcature gothique primaire à l’entrée latérale, du côté du transept sud, de l’église de Sainte-Gudule (fig. 127). L’ogive est marquée par un tore ; à l’intérieur un trilobé allège la masse du mur, tandis que des feuilles de trèfle décorent les écoinçons. En face, Tarcature est la même, mais le dessin des écoinçons diffère. On y voit une série de petites roses juxtaposées (fig. 137).

Nous retrouvons déjà dans cette arcature du xiii® siècle les éléments principaux qui caractériseront Tarcature gothique : le trilobé intérieur et Vécoinçon.

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