GABLE
Le pignon triangulaire n’est plus dépourvu d’ornements comme dans le style romano - ogival ( fig.
89). Deux motifs décoratifs apparaissent, qui acquerront dans la suite une grande importance ornementale : le crochet le long du rampant et le fleuron couronnant le gâble. Le crochet a vraiment l’aspect d’un crochet, c’est une feuille enroulée (fig. 136); quant au fleuron, il est de dimensions petites encore.
On comparera attentivement la fig. 89 à la fig. 135.
Fig. 135. Pignon ou gâble gothique primaire (chœur de l’église de Sainte Gudule, seconde moitié du xiii^^ siècle).
L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE
i6. ARCATURE ET ÉCOINÇONS
L’arcature abandonne Tare en plein cintre pour adopter Togive. Elle sert d’ornement intérieur et décore les parois des chapelles, à la hauteur des fenêtres.
Fig. 136. Crochets de rampant de gâble, d’après Reusens (xiiie siècle).
Nous n’avons conservé qu’un fragment d’arcature gothique primaire à l’entrée latérale, du côté du transept sud, de l’église de Sainte-Gudule (fig. 127). L’ogive est marquée par un tore ; à l’intérieur un trilobé allège la masse du mur, tandis que des feuilles de trèfle décorent les écoinçons. En face, Tarcature est la même, mais le dessin des écoinçons diffère. On y voit une série de petites roses juxtaposées (fig. 137).
Nous retrouvons déjà dans cette arcature du xiii® siècle les éléments principaux qui caractériseront Tarcature gothique : le trilobé intérieur et Vécoinçon.