triforium
La notion du triforium nous est connue (p. 84). C’est une galerie à claire-voie qui contourne le chœur, le transept et la grande nef.
Le triforium de l’église de Sainte-Gudule est un exemple remarquable de ce genre de galerie. Il est lourd encore.
ITg. 137. Ecoinçons de la porte d’entrée primitive du transept sud de l’église de Sainte-Gudule (fin du xiii^ s).
Fig. 138. Travée du chœur ogival primaire de l’église de Sainte- Gudule. Colonnes, arcs surplombant les colonnes, triforium, partie des verrières supérieures (seconde moitié du xiii® siècle).
L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE
massif, et concourt manifestement à la solidité de la construction. La fig. 123 nous en donne une vue d’ensemble.
La fig. 138 présente une travée du chœur et indique l’emplacement exact de la galerie. Celle-ci est pratiquée dans l’épaisseur du mur, entre les arcades du rez-de-chaussée et les appuis des fenêtres hautes éclairant la partie supérieure de l’église. Cette galerie ajourée se compose d’une série d’ogives aiguës qui viennent s’appuyer sur de lourdes colonnes cylindriques, en tout semblables, comme forme et comme décoration, aux piles-maîtresses qui soutiennent l’édifice. Deux ogives plus petites divisent l’espace qu’enveloppe chacune de ces ogives. Elles reposent d’un côté sur la colonne qui reçoit l’ogive principale du triforium, de l’autre sur une colonnette centrale cylindrique de moindres dimensions. Le tympan est percé d’une ouverture circulaire. Entre les ogives principales, dans le mur, une rosace (fig. 139).
On ne laissera pas de remarquer combien toute cette décoration sculpturale du triforium est sobre encore et contraste avec la richesse ornementale des édifices gothiques tertiaires.
Cependant le triforium s’embellit déjà. Il allège le mur dont il diminue l’épaisseur, tandis que le jeu de ses arcades ajourées anime la masse de l’édifice.