‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 63 sur 143 · LA TOUR · texte numérisé non relu

LA TOUR

Aux églises d’importance secondaire la tour s’élève, comme précédemment, à l’intersection du chœur et du transept. C’était le cas pour l’ancienne église de Laeken.

La tour est carrée et ses faces sont percées de baies ogivales assez étroites, ordinairement géminées. L’aspect général est simple, ni pinacles, ni balustrade.

Les monuments de premier ordre ne connaissent plus, ou rarement, le clocher central.

Ils comptent deux tours placées de chaque côté du chœur ou bien en tête de l’édifice. La lenteur des travaux ne permit pas de les exécuter, et beaucoup de nos églises ne reçurent des tours qu à l’époque gothique tertiaire (xv® siècle et début du xvi®).

A côté de la tour, il y a le clocheton dans lequel on suspend une cloche. On le rencontre dans les églises qui sont sièges

LE STYLE GOTHIQUE PRIMAIRE 129

d’un collège de chanoines comme la collégiale de Sainte- Gudule. Ce clocheton s’élève à l’intersection du chœur et du transept (fig. 141). Il est de forme octogone, généralement en bois, surmonté d’une flèche pointue terminée par une croix.

Fig. 139. Rosace du triforium gothique primaire de l’église de Sainte-Gudule (seconde moitié du xiii® siècle).

Fig. 140. Pierre tombale à l’église de Forest avec ornements d’architecture gothique primaire.

Première moitié du xiii® siècle. (D’après Reusens, Archêol., II, 270.)

LE STYLE GOTHIQUE SECONDAIRE OU RAYONNANT

Le style gothique secondaire doit son nom de style rayonnant aux formes géométriques qui rayonnent dans le remplage des fenêtres : triangles, losanges, trilobés, quadrilobes, polylobés, etc.

Cette désignation, à vrai dire, n’est pas adéquate. Les tracés rayonnants se rencontrent déjà dans le style gothique primaire et se retrouvent dans le style gothique tertiaire. Toutefois, remploi prédominant de ces dessins géométriques, et surtout leur multiplication dans les verrières devenues très larges, différencient cette phase du style gothique de la phase précédente, pendant laquelle l’architecture ogivale était sobre de décoration, parfois un peu lourde encore, et de la troisième et dernière phase, pendant laquelle elle revêt des formes sveltes, fleuries, trop souvent maniérées, en désaccord avec les règles de la vraie construction.

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