‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 71 sur 143 · L'ARC · texte numérisé non relu

L'ARC

Fig. 144. Plan-terrier de l’église de Saint-Nicolas. — A. Chœur incliné ( fin xiv® siècle ) . — B. Chœur de la Vierge (i486).

— C. Partie ruinée par le bombardement (1695) et restaurée.

Au fur et à mesure que le style gothique évolue, l'ogive s'élargit davantage. L'emploi de l'arc en ogive aiguë qui caractérisait la première période, devient exceptionnel. On

L’ARCHITECTURE DU MOYEN AGE

ne le trouve plus que quand les nécessités de la construction l’exigent, par exemple aux pans coupés, forcément étroits, de l’abside. Partout ailleurs, il fait place à un arc plus écarté.

dont le tracé est généralement en tiers point. U arc en tierspoint est même le véritable arc du style gothique secondaire.

Nous avons expliqué plus haut (p. 6o) la façon de tracer un arc en tiers-point.

La forme générale de la colonne est restée ce qu’elle était dans la période gothique primaire. Interviennent des modifications de détail que nous allons préciser.

1. Le fût. Le fût, toujours cylindrique et sans ornements, acquiert des proportions plus sveltes.

2. Le chapiteau. La corbeille est ornée beaucoup plus richement. Aux crochets saillants en volutes (fig. 102 et 103) ont succédé des feuilles d’un modelé plus fouillé, formant autour de la corbeille une couronne simple ou double. L’artiste puise ses motifs de décoration directement dans la nature. Il reproduit la flore du pays en la stylisant, de façon à l’adapter au but esthétique qu’il poursuit. Ce sont des feuilles de vigne, de chêne, de lierre, mais surtout des feuilles de chou frisé. Ces dernières feuilles constitueront même la décoration favorite des églises brabançonnes.

Le tailloir ou abaque est généralement octogone, parfois hexagone. Le bord supérieur se termine par une moulure

Fig. 145. L’arc en tiers-point théoriquement tracé.

Fig. 146. L’arc en tiers-point dans son application.

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