LA PORTE
Nous n’avons pas à Bruxelles d’exemple de porte gothique de la période rayonnante (xiv® siècle).
La théorie du style gothique nous apprend que la porte était généralement divisée en deux parties par un montant ou piédroit' appelé trumeau. La porte gothique primaire connaissait déjà cette subdivision (page 122 et fig. 130).
L’embrasure de la porte s’évase de l’intérieur à l’extérieur et ses parois sont flanquées d’une série de colonnettes sur lesquelles retombent les arcs en ogive qui recouvrent la baie. Les arcs sont disposés en retraite l’un sur l’autre et forment ce qu’on appelle des voussures. Ils sont surmontés d’un gâble dont les rampants sont ornés de crochets plus nettement marqués que précédemment; le faîte est couronné d’un fleuron également plus vigoureux; quant au tympan, il est orné d’arcatures. Dans les voussures sont placés des socles destinés à recevoir des statues. En un mot, la porte devient plus large et plus somptueuse : elle annonce les superbes portails du style gothique tertiaire.