‹ Traité d'architecture dans son application aux monuments de BruxellesChapitre 76 sur 143 · LA FENÊTRE · texte numérisé non relu

LA FENÊTRE

Grâce aux progrès réalisés par Tart de la construction, la fenêtre à simple baie, sans meneaux, du style gothique primaire, s'est considérablement élargie. En même temps, elle s'est subdivisée en une série de compartiments, séparés par des montants de pierre ou meneaux.

Le collatéral droit de l’église de Sainte-Gudule compte sept fenêtres, dont trois seulement se rattachent au style rayonnant, tandis que les quatre autres ont une fenestration déjà flamboyante (fig. 124).

La fig. 152 reproduit la deuxième fenêtre vers le transept. Elle est divisée en trois parties principales par des meneaux; chacune de ces parties est partagée à son tour en deux parties par un meneau plus mince.

Nous y retrouvons les deux caractéristiques de la fenêtre rayonnante :

1° Le remplage, composé de dessins géométriquement tracés, dans l'espèce des quadrilobes et des cercles;

2° Le meneau formé par une colonnette comme dans le style gothique primaire, mais par une colonnette plus svelte, surmontée d'un chapiteau à feuillage et d'un socle dont les moulures n'ont plus la forme du tore qui contournait le socle de la colonnette gothique primaire. La présence du chapiteau dans les meneaux est de règle dans le style de la deuxième période; il disparaîtra dans la suite, et même déjà on ne le retrouve plus dans la fenêtre de style gothique rayonnant

LE STYLE GOTHIQUE SECONDAIRE

évoluant vers le flamboyant. C’est ainsi qu’une fenêtre, en tout semblable à celle que nous venons d’analyser, ne le connaît déjà plus. Lafig. 153 nous montre, en effet, des meneaux sans chapiteaux, comme s’il s’agissait d’une fenêtre de style gothique flamboyant. Par contre, le remplage reste gothique rayonnant. Les formes rayonnantes et flamboyantes se touchent ici et s’interpénétrent.

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