‹ Traité d'arithmétique, a l'usage de la marine et de l'artillerieChapitre 1 sur 163 · QUAI DES AUGUSTINS, N · texte numérisé non relu

QUAI DES AUGUSTINS, N

♦ Paris. — Imprimkrip. dp. IlAnin!LiER ,

nip du .lardiiiet, n“ j2.

PRÉFACE DE BEZOÜT.

Liç CoUBS DE Mathématiques dont nous donnons aujourd’hui la première partie , doit rassembler les connaissances cicnientaires necessaires aux Gardes du Pavillon et de la Marine pour cire admis au rati(; il’officier de vaisseau.

Quelque utile qu’il soit d’instruire de bonne heure ces jeunes Élèves dans la pratique d’un art aussi étendu que celui de la Navigation , on ne peut douter que la connaissance préliminaire des principes sur lesquels portent les règles de Part,' ne doive contribuer beaucoup à faire fructifier les leçons qu’ils recevront ensuite de l’expérience, ne les dispose à y être plus attentifs, et par conséquent n’accélère beaucoup leurs progrès.

D’ailleurs, il est si i-are qu’un esprit accoutumé à obéir seiv vilcnient aux seules règles de la pratique se replie ensuite assez sur lui-même , pour revenir avec succès à l’étude de la théorie, qu’on ne peut trop tôt le disposer à profiter des avantages qu’il jieut retirer de celle-ci.

Presque toutes les méthodes de la navigation-pratique scutt fondées sur des connaissances mathématiques; comment iwurrait-on diftercr d’instruire des principes de cette sdencr, ceux qui sont destinés à en diriger un jour l’application?

Pour me conformer, autant qu’il est en moi, aux vpes-des personnes qui ont bien voulu me confier l’examen des études des Gardes du Pavillon et de la Marine , ainsi que la composition d’un Cours de Mathématiques à leur usage, j’ai cru devoir iii’atiacber à concilier ces cUsux points: la nécessité d’instriûrc ces Élèves sur les connaissances mathématiques relatives à leur objet , et celle de les en instruire dans un intervalle de temps qui ne leur fit rien perdre de l’avantage qu’il doit y avoir à aller de bonne heure à la mer.

Pour satisfaire à ces deux objets, je me suis proposé , i*. de borner le cours des études d’obligation aux propositions directement utiles de la Navigation , et ù celles qui seraient indispensables pour l’intelligence de celles-là; 3°. de faciliter cette étude , en la rendant plus intéressante |iar de fréquentes applications à la pratique , prises piincipalemcut dans la Marine ; ce qui réunit encore ravantage de disposer l’esprit des Coin-

iv PRftFACK.

iiuiuçans à saisir de bonne lieurc les liens qui unissent la the'oric à la pratique*

Mais dans la vue de concourir, autant qu’il est possible, aux progrès d’un art aussi important , j'ai cru devoir ne pas perdre de vue ceux de ces jeunes Élèves qui, joignant à une noble èinulnlioii des dispositions plus marquées i[uc les autres, auraient le désir de s’instruire plus parfaitement. C’est dans cette vue f|uc j’aurai soin de répandre dans ce Cours des contiaissanci» plus étendues, et spécialeuienl celles qui peuvent faciliter l’iittclligence des ouvrages de feu M. Hotigucr, et de qucl- <|ites autres ouvrages non moins utiles â la Marine, dont on n’a pas encore retiré, S beaucoup près, tout le fruit qu’on peut en «s|)érer, parce que tes études des Gard es u’y étaient pas dirigées aussi pleineuient cju’on se propose de le faire.

Ces coiinnissanccs qu'il est louable d’acquérir, et aux(|uellcs on ne peut trop inviter les Gardes du Pavillon et de la Marine des’appliqiter.cescontiaissanccs, dis-je, ne seront point d’obligation , et nous aurons soin de les distinguer de celles-ci par un caraclJere dont nous avertirons.

Le Cours de MalMmaliqucs dont il s’agit ici, sera divisé en quatres parties :

J^a première traitera de l’Ariibuictique;

La seconde traitera de la Géométrie, dans laquelle on comprendra la Trigonométrie rectiligne cl la Trigouoiuétrie sphérique ;

La troisième aura ]K>ur objet l’Algèbre et l’application de l'A Igèbre la Géométrie ;

quatrième compretnir.a laSlaliquc et le Mouvement, avec quelques propositiotisd’Hydrostati()ue et d’ilydraulique.

Nous avons préféré de faire succéder l’Alj;èbre à la Géomé- ^ tiie plutôt qu’à l’Aritlnnéti(|Uc , parce que , outre que l’Algèbre nous eût été d’une utilité très-tuédiucre ilans la Géométrie éléluàitaire, les Commençaits ne sont d’ailleurs pas encore assez exerces dans les raisonnemens malliémaliqucs pour setilir la force des démonstratipns algébriques, quou|UC celles-ci soient souvent plus simples «juc les démonstrations synlbéliques; au lieu que dans la disposition (|ue nous avons dioisie, un a lieu de croire que les Contmençans, déjà forlitiés par l’élude des (leux premièies Parties, en auront d’autant plus de facilité à généraliser leurs idées, et saisiront mieux les usages nombreux <|u’un peut faire de l’Algèbre; d’ailleurs , ayant plus de connaissances acquises , iis seront plus à portée de se fainiliaiiscr iivccceitu science par un plus grand uoiubie d'objets auxquels ils pouii'oiii l’appliquer.

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