I. HESURES ROIUINES
Poidt. — Li livre romaine ('ibni)sedivlEalt enl3panlea(v>uniEj,doaUB somme, considérée comme untté. s'appellalt as. Elle niait 537 grammes.
Les subdivisions de l'as étalent :
Le Ts qui s'appelait tmtia; les — '^lexlans; les -s — qna^am: les-^ = lr»M; les-jj =9U!bcih(t; les y, ^ ««mû ou sentinù (moitié de l'as) ; le* îj = ''P^""^ > les g ■= te» ou bans ; les ~ = dodrans ; les — = àexioM ou damnx; les ^ = demx.
Les inultiplea de l'as étalent :
Le dupondius (duo pondo) =- 2 as; le datertitis = 2 -^ as; le treâsis <=3 as; l'oclunii = 8 «s; \» decntsis » 10 as; le cesfiwrif =« 100 as.
Longueur: — Le pied {pes) équivalant à 396 millimètres (d'après les mesures conservées au musée de Naplesi. Le pied se dlvisall en 12 Docei lunda] ou en 16 doigts <digitia). Le palme (palmus) était -^ de pied ou i diffUi ou la largeur de la main et plus tard les -^ du pied. Parmi les multiples on avait le palmipes =< l -^ pied : la coudée (cuMIms) » 1 y pied : le pas ipatmi — 5 pieds et l'aclui = 120 pieds -^ 35,548 mètres.
Sur les routes romaines se trouvaient des liorues milllalres (lapidei) à des distances de 1000 pas ; elles marquaient ainsi des milles roaunns de 5000 pieds, ou de 8 stades, ou de U8l,S0 mètres. Une levca (lieue gauloise) ^ 1 y mille romain.
Surfaces. — Le jagerum était une mesure agraire de 28,800 pieds romains carrés, ou de 240 pieds de longueur et 130 pieds de lai*g«ir, et équivalant à -^ d'hectare à peu près ^25,37454 aresj.
Volumes. — 1" Pour les liquides, Famphore ou le quadraalal d'un pied romain cube contenant 3 urnes (m-nœ) => 8 congés {congii] = 48 seliers {sextarit) = 66 bémlues <}iemaœi = 192 quartarii = 376 cyatbes [cyatin) ou bien 35,89 litres. Le seter {texlariitê\ la mesure la plus usitée, équivalait à peu près à un demi-litre, et contenait 12 cyalkei. Les parties du setier avalent les m&mes noms que les onces ou parties de l'as-, ainsi un sextans, quadrans, trlens vlni = ~^-, -^ , -^ <''>"> b^^'^'' = ^-^< ^ cyatbes.
3* Pour les matières sèches, il y avait le modius ou boisseau romain, qui était le tiers de l'amphore, et contenait par conséquent 16 setiers = 8,63 litres.
V G oo»^ le
Monnaiei. — Le bétail servait primitivement à estimer la valeur des choses ; de là le nam de pecunia qui vient de pecun (bétail). Il y eut ensuite une monnaie de cuivre ; c'étaient d'abord des morceaux de cuivre sans empreinte lœs.nide); plus tard, sous la république, on y mil la Ogured'uR bneuf, d'un mouton, etc., (œs ^natum). L'as, comme monnaie, pesail â peu près une livre romaine ; de là tu libralis ou œs grave. Pour exprimer plusieurs milliers d'as, on supprimait le mot foae» et l'on ajoutait aii» : caitum mittia leris îcent mille as ou cent mille livres de cuivrei. Quand la livre romaine devint une monnaie avec empreinte, son poids fui réduit à 10 onces : ce poids s'abaissa graduellement jusqu'à 8 y onces, et à la fin, vers le commencement de l'empire, il fut réduit à ~ d'once -
En fait de monnaies d'argent, on eut, peu avant la première guerre punique, le denier (ijeiuintu), valant d'abord 10 as. et ensuite 16 as, après la rédaction de l'as. Un demi-denier s'appelait qaiaariia, un quart de denier, «uterlitM, c'est-à-dire â-^as au commeni^ement (de là représenté par HS ou H-S = 2 -^), mais valant ^ as, lorsque le denier valait 16 as. Il y avait des monnaies d'argent plus petites : libeOa = -j^ de denier ; ttmbeUa = „ de denier ; Uruntitu = ^ , de denier ou 5 onces de vieille monnaie de cuivre, et i onces de la monnaie réduite.
Le denier el le sesterce, comparés à notre monnaie, avaient des valeurs différentes selon les époques. Le plus ancien denier valait 1 fr. 25, et le sesterce 0.25 fr. ; au commencement de l'empire le denier ne valait plus que 87 centimes à peu prés et le sesl«rce environ 21 cenUmes. (V. Hultsch Qritclâtche und Tôimche Métrologie.)