IV. — POIDS
Les multiples du fçramine sont : le déeagramme (10 grammes), l'Aecfo- Uromme (100 gr.) et le kilogramme {i, 000 gr.);quand les objets à peser sODt très lourds on les pèse au moyen du quintal mélriqne (100 kllogr.), du millier màtriqae ou tonneau de mer ou simplement lome (1000 kg.j; la tonne a le poids d'un mètre cube d'eau distillée.
Les sous-multiples sont le décigramme (0.1 de g.), le centigramme (0.01 de g.) et le milligramme (0 OOL de g.): ce dernier est le poids d'un millimètre cube d'eau distillée.
On construit dans notre pays, en fonte de fer : des poids d'un deini-hg , d'un hg., d'un double hg , d'un demi-hg . d'un kg., d'un double kg., de 5 kg., de 10 kg., de 20 kg., et de 50 kg. On leur donne la forme de pyramides he:(agonales tronquées surmontées d'un anneau pour les soulever.
On construit en cuivre les poids de un gramme. 3 g., 5 g , 10 g , 30 g., 50 g., 100 g., ou un hg-, 3 hg , 5 hg., et un kg.; ces poids ont la forme d'un cylindre surmonté d'un bouton pour les saisir. Pour les objets très légers, comme les matières d'or et d'argent, dans les manipulations chimiques, dans les recherches de la physique et dans les pharmacies, on emploie les subdivisions du gramme que l'on construit en iaiion avec leurs doubles et leurs moitiés ; on leur donne la Forme de petites plaques carrées etminces, dont l'un des angles est recourbé pour pouvoir les saisir à la pincette.
Les multiples du franc ne sont pas décimaux et portent le nom de leur valeur; les sou S- multiples décimaux sont : le décime (0.1 du fr.) et le cenUme fO.Oi du fr.i.
Pour diminuer le frai ou usure des monnaies par le frottement (1} et pour rendre plus facile la préparation de la monnaie d'or, on allie le métal fln d'un peu de cuivre.
(1) Pour les pièces de vingt francs, en or, le frai atleint presque un miliigrammi
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Od distingue les monnaies en prinâpaks ou couranleii et auxiliaiivt, divitioniuiires, ou d'appoint.
Les monnaies principales ont ta valeur du métal, or ou argent, qu'elles contiennent. En les monnayant on pèse et on litre le métal sous le contrôle de l'Eut (1), mais on n'ajoute ni ne retranche rien à leur valeur propre : aussi la frappe de ce» ntoanaie» est libre dans la plupart des pays, c'est-à-dire que toute personne a le droit de porter 3.m\ hôtels des monnaies des lingots pour en obtenir des monnaies principales, soit gratuitement, comme en Angleterre (3), soit moyennant une taxe légère.
Les monnaies auxiliaires ont une valeur intrinsèque inférieure à leur valeur nominale et ne peuvent pas ëire livrées à la labricaUon libre ; c'est l'État qui s'en réserve le monopole.
On appelle étalon monétaire le métal, or ou aident aVec lequel sont fabriquées les monnaies principales.
L'Angleterre, le Portugal, le Brésil, l'Allemagne, les Étals Scandinaves, les Pays-Bas, le Japon, etc , ont l'étalon unique d'or. La Russie et l'Empire indien ont l'étalon unique d'argent. La France, la Belgique, l'Italie, la Suisse, la Grèce, l'Espagne, l'Autriche, la Itoumanle, la Serbie, les Ëtals-Uois d'Amérique la Colombie, le Venezuela, le Pérou, etc., ont le régime du double étalon.
On appelle monométallisme le système de l'étalon unique, or ou argent, et bimélallhme le système du double étalon. Il est certain qu'il arrivera un temps où l'on adoptera partout, comme seul étalon, l'or qui se recommande par des qualités physiques et chimiques.
La France, la Belgique, l'Italie, la Suisse et la Grèce ont conclu, le 23 décembre 1863, une convention monétaire, dite de VUnion latine, renouvelée le 5 novembre 1S78, puis le 6 novembre 188S, sur les bases suivantes :
1" L'utilté principale de monnaie est le franc, monnaie d'argent du poids de cinq gramjnes, au titre de neuf dixièmes (5) ;
{ [) L'Etal prélève, pour couvrir gi>s Trais de ruhricatioii. un Jrullile 6 TU fr. par kg. d'or «t (le l,SO Tr. par kg il'argeiit au liire de U OOO qu'il Iraiisforme en moiinale. (In trouve ainii que un k^. il'argeiil pur vaut 220.56 fr. ; que la valeur intriDièque d'un kg. de monnnie il'or esl Je 3003,30 Tr., euriii que le kg. d'or pur vBui 3437 h:
[i) A la Banque d'Angleterre, ni quelqu'un présejile un souverain d'or qui -'i plus le poids requis, un coupe la piùce eu deux e( on lui en l'end les
S) Cette délinitioii esl celle des luis décréta* en France en 1799 el 1803.
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3° L'or luoitiiayé vaut, k poids égal el à titre égal, quinze fols et iteinle (1) autant que l'argent;
Z' Les monnaies principales sont les pièces d'argent de 3 It au titre de 0.9 et les pièces d'or de 5 fr. de 10 fr , de 20 fr., de bO fr., et de 100 Tr. aussi au titre de 0.9.
La frappe de ces monnaies est libre, sauf une retenue del.TSfr. pour frais de faliricalion par kgr. d'argent au titre de 0.9 el de 6,70 fr par ligr. d'or au même tllre. Toutefois, par suite de la dépréciation de l'argent, l'union a dû limiter en 1873, et même suspendre entièrement en 1876, la fra|ipe des pièces d'argent de 5 fr. ;
4" Les monnaies divisionnaires sont les pièces d'argent de 0.20 fr., de KO fi-. , (ie 1 fr. et de â fr. au titre de 0.835 (2) ;
5" Quant à la monnaie de cuivre ou de billon, chaque État conserve son système particulier.
En Belgique. 11 y a des pièces de nickel de 10 centimes et de 5 cent, renfermant 3 parties de cuivre et 1 de nickel, et des pièces de cuivre de 2 cent, et de I cent, renfermant soit du cuivre pur, soit l partie (le cuivre et 2 d'alliage. D'après la loi du 20 décembre 1860, ces pièces qui ont une valeur nominale de 2 à 3 fois supérieure à leur valeur intrinsèque, n'ont cours obligatoire, entre les particuliers, que jusqu'à concurrence de cinq fr. en nickel ou de deux fr. en cuivre pour chaque payement.
En France, il y a des pièces de bronze de 10 centimes, de 5 centimes, de 2 centimes et de un centime. Ces pièces pèsent autant de grammes qu'elles valent de centimes; elles renferment 95 parties de cuivre. 4 d'élaln et 1 de ilnc. Ces monnaies, qui ont une valeur nominale euviron qtialre fois supérieure à leur valeur intrinsèque, n'ont cours obliiiatoire, entre les particuliers, que pour l'appoint de la pièce de cinq francs. (Décret du 18 août 1810.)
Le ubieau suivant indique les poids, titres et diamètres des moimales d'or et d'argent de l'union latine.
(1) Ce rapport résutte d'une lai promulguée curieux de Mmanjuer qu'on a pu ïéiilicr qu'il e ... •Dliquilé, UD rapport constant entre la vuleur des deux métaux ; c'est ainsi que le rapport de l'or et de l'aigenl était d'un à douîB et demie en lîgyple, comme l'a établi le IK li]ii.'Gsi:B ; d'un i treiie et un tiers i Uabylone el dans tous les pays qui avaient adopté le système babylonien, ainsi que l'a montré le D'' BainnÊ».
(2) La pièce d'argent d'un franc n'est donc pas le franc unité lie monnaie; iM;lui-ci D eii&te que dans la pièce de 5 fr.
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