‹ Traité d'arithmétiqueChapitre 154 sur 174 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

multiplicateur ou comme diviseur. Les difficultés de l’adapter aux horloges et aux montres, et d’autres raisons qu’il est inutile de détailler, ont fait suspendre indéfiniment son usage.

Tel est le nouveau système des poids et mesures que les savans ont offert h la Convention nationale qui s’est empressée de le sanctionner. Ce système fondé sur la mesure des méridiens terrestres , convient également îi tous les peuples. Il n’a de rapport avec la France que par l’arc du méridien qui la traverse; mais la position de l’arc est si avantageuse, que les savans de toutes les nations , réunis pour fixer la mesure universelle , n’eussent pas fait un autre choix. Pour multiplier les avantages de ce système, et pour le rendre utile aux autres nations, le gouvernement français a invité les puissances étrangères à prendre part à une entreprise d’un intérêt aussi général. Plusieurs ont envoyé à Paris des savans distingués qui, réunis aux commissaires de l'Institut national de France , ont déterminé par la discussion des observations et des expériences , les unités fondamentales de poids et de longueur ; en sorte que la fixation de ces unités doit être regardée comme un ouvrage commun aux savans qui y ont concouru, et aux peuples qu’ils ont représentés. II est donc permis d’espérer qu’un jour ce système qui réduit toutes les mesures et leurs calculs à l’échelle et aux opérations les plus simples de l’arithmétique décimale , sera aussi généralement adopté que le système de numération dont il est le complément, et qui, sans doute, eut à surmonter les mêmes obstacles que la force de l’habitude oppose aujourd’hui à l’introduction des nouvelles mesures. Mais, une fois introduites , ces mesures seront maintenues comme notre arithmétique, par ce même pouvoir qui, joint à celui de la raison, assure aux institutions humaines toute la durée dont elles sont suceptibles.

Les tableaux suivans présentent la double nomenclature de ces mesures, de leurs divisions et de leurs multiples.

Page 1