‹ Traité d'arithmétique [microforme] (volume 2)Chapitre 4 sur 115 · ORIGINE DE L’ARITHMÉTIQUE · texte numérisé non relu

ORIGINE DE L’ARITHMÉTIQUE

Quoique les besoins de la vie fussent beaucoup moins variés dans les premiers temps qu’ils ne le sont aujourd’hui, il est certain que, dès cette époque, il y avait peu d'hommes qui pussent se suffire à eux-mêmes et trouver, dans leurs possessions particulières, tout ce qui était nécessaire à leur bien-être. (Cette insuffisance fut l’origine des échanges qui, d’abord, ne purent se faire qu’en nature, c’est-à-dire que l’un donnait une partie des choses qu’il avait en abondance pour en recevoir d’autres dont il manquait et réciproquement.

Cependant, les besoins s’étant multipliés, les échanges devinrent plus difficiles, surtout entre les populations éloignées les unes des autres; ils seraient même devenus impraffcables, si la nécessité de les continuer n’eût fait naître l’idée d’attucher à quelques métaux une

valeur de convention, équivalente, en quelque sorte, à

celle qui était attribuée aux choses en nature; telle fut l’origine des monnaies, qui, dès le principe, s’apprécièrent au poids, et les échanges faits de cette manière prirent

le nom de ventes.

Les développemens successifs du commerce rendirent de jour en jour les ventes plus compliquées et les évaluations plus difficiles. On sentit le besoin de méthodes promptes et sûres pour les effectuer de manière à garantir les intérêts divers qui se trouvaient sans cesse

compromis. Les recherches faites à ce sujet donnèrent des résultats satisfaisans pour l’époque ; on les perfectionna dans la suite, et l’on parvint enfin à établir des règles fixes et certaines dont le résultat produisit la science qu’on appelle Arithmétique.

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