ORIGINE DE L’ARITHMÉTIQUE
Quorque les besoins de la vie fussenc beaucoup moins variés dans les premiers temps qu’ils ne le sontaujourd’hui, il est certain que, dès cette époque, il y avait peu d'hommes qui pussent se suffire à eux-mêmes et trouver, dans leurs possessions particulières, tout ce qui était nécessaire à leur bien-être. Cette insuffisance fut l'origine des échanges qui, d’abord, ne purent se faire
qu'en nature, c’est-à-dire, que l’un donnait une partie des choses qu'il avait en 2!:sndance pour en recevoir d’autres dont il manquait, ei réciproquement. Cependant, les besoins s'étant multipliés, les échanges devinrent plus difficiles, surtout entre les populations éloignées les unes des autres ; ils seraient même devenus impraticables, si la nécessité de les continuer n’eût fait naître l’idée d’attacher à quelques métaux une valeur de convention, équivalant, en quelque
sorte, à celle ui était attribuée aux choses en nature ; telle fut l’origine des monnaies, qui, dès le principe, s’apprécièrent au poids, et les échanges faits de cette manière prirent le nom de ventes,
Les développements successifs du commerce rendirent de jôur en jour les ventes plus compliquées et les évaluations plus difficiles. On sentit le besoin de méthodes promptes et sûres pour les effectue: de manière à garantir les intérêts divers qui se trouvaient sans cesse Compromis. Les recherches faites à ce sujet donnèrent des résultats satisfaisants pour l’époque ; onles perfectionna dans la suite, et l’on parvint enfin à établir des règles fixes et certaines dont le résultat
produisit la science qu’on appelle Arithmétique.