Quand on se retire sur des renforts
30, Quand, dans une guerre défensive, on veut éviter de compromettre ses troupes, et que l’on ne veut tenter le sort d’une bataille que sur une position étudiée à avance et couverte de travaux de défense.
Par exemple, Wellington en 1810, se retirant devant Masséna, lu livrant bataille à Musaco, et s’établissant ensuite duns ses lignes de Torres-Vedras.
Les retraites forcées ont lieu dans quatre cas principaux :
10. Quand on se trouve dans un pays stérile où il est difficile de fire vivre l’armée ;
20. Dans le cas de l’apparition d’un corps respectable en arriére de l’armée et sur le flane de sa ligne d’opérations ;
30. Pur suite du changement d’attitude d’un pays jusqu'alors neutre, et qui peut menacer les derrières de l'armée ;
40. Enfin une retraite est forcée après une bataille perdue, et c’est là le cs qui se préseute le plus fréquemment, Les retraites présentent des difficultés tuutes particulières.
Les retraites volontuires sont encore assez faciles, l’urmée est intacte, son moral n’est pas ébranlé.
Mais les retraites forcées, surtout après une bataille perdue, présentent de grandes difficultés.
Le moral de l’armée est alors affaibli. Celui de l’enremi est exalté.
Le soldat, décourogé par sa défaite, est tenté d'accuser son général.
L’indiscipline se répand. Quelquefois les troupes démoralisées se débandent ; on voit les hommes suivre isolément les routes qui leur piraissent les plus sûres, et presque toujours dans des directious divergentes.
L'armée tend à se désorganiser, à se disloquer. II faut beaucoup de tulent et d’é:ergie pour lutter contre ces difficultés et pour
bieu conduire une retraite.
Si l’on considère Îles retraites relativement à la manière de les exécuter, on distingue six méthodes principales
On peut exécuter une retraite :
lo. Sur une seule route, avec toute l’armée réunie ;