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Dès qu’on prévoit un choc prochain, on prend une position, c’està-dire qu’on choisit wne ligne de défense, telle qu’une frontière fortifiée, ou une rivière, ou un défilé.
Cette ligne doit être aussi peu étendue que possible, afin que l’armée soit bien couverte duns le cas où elle serait rejetée sur la défensive.
Il importe aussi que le front stratégique ait une étendue assez ornée, pour qu’on puisse réunir promptement sur {e point opportun les masses dont il est composé.
Il faut surtout qu’il ait, ainsi que la ligue de défense, une communication assurée avec la ligne d'opérations.
Pour y parvenir, on leur donne des points d’appui qui sont des obstacles naturels, tels qu’une forteresse ; ou artificiels, tels qu’un corps d’armée.
On nomme les premiers pivots d'opérations, et les autres pivots de manœuvres.
Des marches et des ordres.—Depuis le moyen-âge jusque vers 1795, on fit généralement la guerre en campant sous la tente, et s'épiant pour assiéger une place ou la découvrir.
La France, en 1793, n’ayant pour ses soldats, ni tentes, ni solde, ni magasins, ceux-ci étaient obligés de marcher vite ou de cantonner. Ce qui les habitua à une grande mobilité.
Napoléon surtout effectua des marches dont la rapidité déconcerta longtemps les ennemis.
Mais pour avoir persisté dans le système qui d’abord avait fait ses succès, il perdit ses armées dans les campagnes de 1812 et
Les colonnes d’une armée ayant des espaces différents à parcourir, il faut nettement combiner le moment de leur départ et leurs instructions avec :