‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 128 sur 156 · L’ordre profond · texte numérisé non relu

L’ordre profond

Le premier consiste à la ranger sur deux lignes, chacune de deux rangs ; ce qui procure un feu plus vaste et expose moins les hommes aux ravages de l’artillerie.

L'ordre profond offre plus de résistance aux charges de la cavalerie et une plus forte impulsion dans l’attaque ; mais il expose d’avantage les hommes au feu de l'ennemi, tout en donnant au leur moins d’étendue.

On a élevé des discussions interminables sur la préférence qu’il faut accorder soit à l’ordre mince, soit à l’ordre profond.

Quant à la cavalerie, on la distingue en grosse, c’est-à-dire, cuirassée, et en légère.

La proportion de cette arme avec l'infanterie a varié suivant les facultés des peuples et la nature du pays.

Aunibal avait une cavalerie dans la proportion d’un quart à un cinquième de son armée.

Les Romains, ses ennemis, ne l'avaient que dans la proportion d’un dixième.

Aujourd’hui l’on admet généralement la proportion d’un cinquième.

Toutefois, avec le perfectionnement récent de l'artillerie, qui atteint les réserves de plus loin, il suflirait que la cavalerie fut d’un septième, c’est-à-dire, que pour 140,000 hommes, il n°y eut que 20,000 chevaux.

Si la cavalerie est presque inutile sans infanterie, celle devient nécessaire pour préparer la victoire, soit en portant de prompts secours, soit en enfonçant l’ennemi ébranlé.

Elle peut prendre celui-ci en flanc ou à revers, sans craindre d’être coupée ; si elle est repoussée, elle se rallie aisément à l'armée.

Enfin elle est indispensable quand il s’agit de compléter la victoire en enlevant des prisonniers, des canons et des munitions.

Elle peut charger de quatre manières :

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