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L’attente d’un secours étranger ou d’une jonction

4o. Le poste avantageux de l’ennemi;

50. L'espoir de miner l’armée de celui-ci par la temporisation.

Mais un général ne peut refuser la bataille quand l'ennemi veut à tout prix l’y contraindre.

Philippe, attaqué par les Romains, ayant résolu de l’éviter, campa avec toute son armée au sommet d’une montage, et s’y fortifia, croyant qu’ils n’oseraient l’y attaquer; mais ils j’osèrent et le contraignirent à prendre la fuite avec le peu de troupes qui lui resta.

Napoléon eut aussi désiré éviter la bataille de Leipzig, pressentant qu’il serait battu ; mais les désastres eussent été les mêmes, et il n’eut pas eu la chance de la gagner.

En effet, les armées se détruisent ou se dissipent même sans combuts; et il y a plus de gloire à céder à la force qu’à succomber par peur.

Aunibal le comprit parfaitement en acceptant une bataille décisive à Zama ; car s’il avait pu ruiner son adversaire par la temporisation, il l’eut employée, comme Fabius en Italie.

Ce dernier ne s’en trouva bien que par un concours de circonstances extraordinaires, notamment par la nat:re des urmgs de son adversaire, dont la force consistait surtout en cavalerie, qui devenait inutile dans les montagnes où les Romains se retranchuient,

Le résultat d’une bataille dépend des causes morales, politiques, physiques et militaires.

Un grand capitaine les aperçoit d’un coup d’æil et les combine à son profit, en usant des favorables et paralysant les autres.

Les causes morales sont par excuple, lindiscipline ou la démoralisation de l’armée par les revers; en ce cas, un général prudent commencera par rétablir la discipline au moyen de récompenses et de peines exemplaires. 11 ranimera le moral des troupes par des escarmouches où il paraîtra triompher, afin de les familiariser avec le feu.

Les Cimbres menaçaient d’inonder l'Italie entière pour Ja livrer au pillage ; leur nombre et leur férocité répandaient partout la terreur, car ils avaient déjà taillé en pièce une armée romaine.

Marius, avant de leur livrer bataille, jugeant nécessaire de rassurer ses soldats, les fit camper plusieurs fois sur le passage de l'ennemi, afin de les accoutumer à l’zspect de cette muititude sans ordre, embarrassée par ses bagages, couverte d'armes inutiles. Les Romains, ayant enfiu compris la faiblesse réelle de l'ennemi, demundèrent cuix-mêmes la bataille où ils l’exterminèrent.

Les causes politiques sont notamment les motifs de la guerre,

la fidélité, l'intelligence et le courage des principaux chefs de

l’armée.

Les causes physiques sont, par exemple, la faim du soldat, |

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Nous citerons comme exemple de causes militaires un général qui, inférieur en cavalerie, se laisserait attaquer dans une plaine rase et pelée où lu cavalerie ennemie manœuvrerait facilement.

Il vaut mieux en ce cas choisir un pays coujé d’hubitations, de bosquets et de coteatx, qui paralyse l’action de celle-ci.

La seule faute que commit Annibal fut à la bataille de Zama, où il ne prévit pas que ses mauvaises troupes qu’il plaça en première ligne, afin de fatiguer les Romains, viendraient se ruer sur sa réserve et l’'empêchceraient de combattre. Ainsi dans toutes les choses importantes, le mal est tellement voisin du bien, qu’il semble impossible de jouir de Pan sans subir les inconvénients de l'autre.

L'armée qui s'attend à être attaquée prend position et forme sa ligne de bataille, c’est-à-dire se déploie.

Ainsi le terrain occupé par Parmée est la ligne de bataille, qu’il ne faut pas confondre avec l’ordre de bataille, qui est la forme ou figure des troupes.

Les deux principes fondamentaux de la tactique sont les mêmes que ceux de la stritégie ; ils consistent d’une purt à porter le gros des forces sur une partie seulement de l’urmée ennemie au point décisif; et d’aut'e part à conserver la mobilité qui les met toutes en œuvre ; par conséquent, il ne faut chercher à accabler qu'une seule aile à la fuis, ou le centre, à moins que l’on ait des forces très supérieures.*

Le point décisif d’un champ de bataille se détermine :

lo. Par la configuration du terrain ;

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