‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 140 sur 156 · NI · texte numérisé non relu

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Pour passer de linfanterie d’une rive à l’autre, il suffit d’un radeau fait avec des poutres de 12 pouces de diamètre, espacées de 4 à 5 pieds, et sur lesquelles on cloue des planches.

Ces radeaux pourraient encore être soutenus par des tonneaux vides, placés également aux quatre angles.

chés par une de leurs extrémités. On attache à l’autre extrémité

Ces radeaux se construisent le long du rivage ; ils y sont atta-

une forte corde qui s’appuie contre un gros pieu bien fixé en terre. Quand on veut jeter son radeau, on détache cette dernière extrémité et on l’abandonne au courant.

Le radeau décrit alors un quart de cercle qui le porte en travers de la rivière, alors on le fixe solidement en amarrant la corde au pieu dont on a parlé, et on achève de le consolider par d’autres cordes fixées en amont du radeau.

Il serait encore plus simple de placer sur le radeau, quand on Pabandonne au ccürant, quatre à cinq hommes qui sauteraient à terre quand le quart de conversion s’achèverait, et qui retiendraient le radeau par des cordes attachées d'avance à son extrémité. On les fixerait à un onu plusieurs arbres, où à une grosse pierre, etc., ete. Le bois qu’on emploie doit être très-léger, comme le sapin, le peuplier, orme, le tilleul, ete. ; le chène, qui est plus lourd que l’eau, ne convient pas.

On peut encore former des espèces de bacs avec des radeaux ou bateaux qui glissent le long d’une corde fixée à chaque r're ; ce moyen est très expéditif,

Manière de retrancher les maisons, les églises, les moulins, etc. — Les constructions des maisons, des églises, des châteaux diffèrent entr’elles par leur étendue, leur emplacement et ieur configuration ; on indiquera des règles générales pour les retrancher, attendu qwi] est impossible d’en donner de particulières.

La première chose à considérer quand on doit retrancher un de

ces postes, c’est la force du détachement destiné à le défendre, et le temps dont on peut disposer sans avoir à craindre une surprise.

Nous nous occuperons d’abord de la manière de mettre en état de

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i U LÉ A 4 défense une maison (fig. 19), les moyens étant les mêmes pour

fortifier une église, un château. En avant du poste, comme en

avant des retranchements, il faut accumuler les obstacles sur tous

les chemins et sentiers environnants.

Pour être préférée à toutes les autres, une maison doit commander tout ce qui l’environne, fournir les matériaux utiles à sa défense, être d’un accès difficile, mais offrir une retraite sûre ; enfin être

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