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R. En les mettant en pièces, en les incendiant ou en les faisant sauter par la poudre.
Q. Quelle est la manière la plus facile d’incendier un pont de bois ?
R. En le couvrant de goudron et en l’entourant de broussailles,
Q, Comment fait-on sauter un pont de bois ?
R. Deux cent cinquante livres de poudre peuvent être suspendues ‘dans un baril au-dessous du pont, et enflammée par une lance à feu.
Batteries.
Q. Combien y a-t-il d'espèces de batteries ?
R, Quatre, les batteries cavalières, élevées, calées ou mi-calées.
Q. Décrivez les différentes espèces de batteries ?
R. La batterie cavalière a le plateau des canons élevé audessus du niveau de la terre ; la batterie élevée a son plateau au niveau de la terre avec un fossé et un parapet ordinaire ; la batterie calée a son plateau au-dessous du niveau de la terre de manière que ses canons puissent balayer près de la surface, le parapet ayant été fait de la terre retirée d’une tranchée en arrière d'elle ; la batterie m-calée a son plateau légèrement au-dessus du niveau de la terre, le parapet étant formée de la terre d’une tranchée en arrière d’elle et dans un fossé vis-à-vis d’elle,
Q. Qu'est-ce qu’une embrasure ?
R. C’est une ouverture pratiquée dans le parapet à travers de laquelle un canon peut faire feu.
Q. Nommez les parties d’une embrasure et décrivez-les ?
R. Le col est la partie étroite dans la partie intérierwe, les joues en sont les côtés, le sol en est le fond et le seuit le front du sol.
Q. Comment sont ordinairement revêtues les joues d’une embrasure ?
R, Avec des gabions recouvert de peaux vertes.
Q. Quelle méthode adopte-t-on généralement pour protéger les hommes d’une batterie quand ils sont exposés à un feu meurtrier ?
R. Des traverses à l’épreuve d’éclats sont posées entre les ca-
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Q. Peut-on faire une batterie avec des sacs de sable seulement ?
R. Oui ; sur un terruin nu et rocailleux rebel à toute autre espèce de construction.
Q. De quels matériaux fait-on les plateaux des canons dans les fortifications de campagne ?
R. De bois,
Q. Quand dit-on qu’un canon est placé en barbette ?
R. Quand son plateau a une élévation assez grande pour lui permettre de pointer dans n’importe quelle direction au-dessus du parapet.
Q. Quand ne doit-on pas mettre une pièce en barbette ?
R. Quand le canon et les canonniers sont grandement exposés au feu de l’ennemi.
Q. Quelles sont les meilleures positions pour les magasins des batteries de campagne ?
R. Sur les flancs, parce qu’ils sont mieux protégés contre le feu ennemi que s'ils étaient placés dans le centre de la batterie, et les hommes qui portent les munitions sont protégés par le parapet.
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Ouvrages offensifs, sapes, mines, etc.
Q. Quelle est la construction usuelle des ouvrages offensifs ?
R. Ils consistent ordinairement dans l’élevation de parapets, les matériaux étant généralement pris d’une tranr’ ‘e creusée en arrière.
Q. Quand on ne peut extraire la terre suflisinte de Ja tranchée en arrière, comment obvie-t-on à ce défaut ?
R. En creusant un petit fossé au front de l’ouvrage.
Q. Est-il nécessaire dans les opérations uffensives que les profils soient tracés pour guider les ouvriers dans la construction des parapets ?
R. Quand on veut un abri hâtif, on pout se dispenser des profils, mais il sera convenable d'indiquer les dimensions de l’ouvrage au moyen de pieux.
Den 27e PR
Q Dans la construction d'ouvrages, à quelle distance les uns autres doit-on placer les travailleurs ?
à. À environ 4 ou 43 pieds pendant le jour et à 6 pieds pendant l'obscurité.
Q. Combien d’excavation un homme (quoique novice) devraitil faire en une heure sur un terrain facile ? R. Un mètre cube.
Q. Pendant combien de tempsles ouvriers doivent-ils travailler ? R. On a coutume de relever les partis de travailleurs toutes les huit heures, mais il vaut mieux demander l’exécution d’une quantité fixe d'ouvrage.
Q. Qu'entend-on par le mot sape ?
R. C’est l’art d’approcher dun ouvrage ennemi sous un abri artificiellement construit.
Q. De quelle expression technique se sert-on pour appeler l’abri construit afin de protéger l’approche d’un ouvrage ennemi ?
R. Une tranchée.
Q. Par qui fait-on exécuter l'ouvrage d’une sape et l’achèvement d’une tranchée ?
R. La première partie est exécutée par les sapeurs qui placent des gabions sur la ligne indiquée, les emplissant de la terre qu’ils prennent du creusement de la tranchée, qmi doit avoir 4 pieds de large et 3 pieds de profondeur. Les sapeu:+ ‘ravaillent à genoux dans la tranchée, étant protégés contre le feu ennemi par la ligne de gabions, et par un gabion farci placé à la tête de la tranchée, qu’ils font avancer au moyen d’une longue fourche à mesure que l’ouvrage progresse. Un parti de travailleurs suit les sapeurs et complètent la tranchée dans n’importe quelle proportion nécessaire.
Q. Qu'est-ce qu’un gabion farci ?
R. C’est un gabion formé de deux gabions l’un dans l’autre, le plus crand ayant 4 pieds de diamètre, le plus petit 2 pieds 8 pouces. OC s'itroduit entre eux des piquets de bois dur afin de les mettre à l’épreuve des bulles,
Q. Attendu que des hommes debout dans une tranchée, creusée à une profondeur de 8 pieds, peuvent à peine voir au-dessus du parapet, quei moyen doit-on prendre afin de leur permettre de faire feu on-iersus dn parapet ?