‹ Traité d'art et d'histoire militaires [microforme]Chapitre 146 sur 156 · LES · texte numérisé non relu

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R. Une banquette d’à peu près 18 pouces est iaissée par les sapeurs entre la rangée de gabions et le bord de la tranchée.

Q. Dans quel but se sert-on des mines dans les ouvrages offensifs et défensifs ?

t. Dans les ouvrages offensifs pour détruire les fortifications ennemies, et dans les ouvrages défensifs les mines sont pratiquées au-dessous du terrain que les assaillants doivent traverser, ou les obstacles qu'ils doivent rencontrer dans leur marche, dans le but de jeter le désordre dans leurs colonnes.

Q. Qu'est-ce qu’on entend par fougasses ?

R. Ce sonc de petites mines, où la poudre est placée dans des troncs à 9 ou 12 pieds de profondeur.

Q. Qu'est-ce qu’on entend par fougasses à bombe ?

R. Elles consistent en une ou plusieurs bombes ensevelies dans la terre de manière à crever au dessous, ou à la surface, suivant notre désir.

Défenses des villages et des maisons.

Q. Dans quelles circonstances est-il avantageux d'occuper et de défendre un village ?

R. Lorsque, comme position ou partie de position, il procure la facilité de faire une meilleure défense ; quand il est nécessaire de l’empêcher de tomber en la possession de l’ennemi, ou de le protéger contre ses incursions, où quand son occupation est nécessaire aux opérations générales d’une armée.

Q. En jugeant si un village est propre à une défense prolongée, de quoi doit-on tenir compte ?

R. Des obstacles dans le voisinage immédiat qui nuiraient aux assaillants et favoriseraient les défenseurs ; les rivières et les cours d’eau dans le voisinage pourront être d’une grande utilité ; les villages dominés par des hauteurs ou construits en matériaux combustibles tels que le bois et le chaume, ne seront point avantageux pour une défense, Il faudra aussi considérer si l'étendue du village est proportionnée aux moyens et au temps dont peuvent

disposer les défenseurs.

Q. Que doit-on d’abord faire pour mettre un village en état de défense ?

R. Eclaircir et faire disparaître tout abri qui favoriserait attaque ou nuirait à la défense, compléter l’enceinte de la place, fermer toutes les ouvertures, excepté celles nécessaires aux défenseurs, élever des ouvrages de campagne et des murs à meurtrières, de manière à tirer profit des points saillants et à obtenir une défense de flancs et créer autant d’obstacles que possible afin de retarder la marche de l’ennemi.

Q. En éclaircissant les approches d’un village, à quelle hauteur de la terre devra-t-on couper le bois ?

R. À deux pieds, de manière à entraver la marche de l’ennemi sans masquer le feu des défenseurs.

Q. Est-ce que toutes les haies doivent être coupées et les murs abattus dans le voisinage d’un village où ils ne sont pas nécessaires à la défense ?

R. Seulement ceux qui sont parallèles au front de la défense, Ceux qui sont à ses angles droits et qui sont enfilés des deux côtés par le feu des défenseurs, peuvent être laissés debout, afin de briser les colonnes d’attaque dans leur marche.

Q. Afin de compléter l’enceinte défensive d’un village, devra-ton creuser un fossé tout autour ?

R. Oui, quand on a le temps. Dans tous les cas un fossé devra être creusé au front de toutes les parties où il y a des murs et des enceintes.

Q. Donnez-nous les différentes méthodes de fermer des ouvertures et des avenues

R. C’est au moyen des palissaaes, des estacades, des barricades ou des fosses renforcés par des abattis,

Q. Comment peut-on barricader une rue ?

R. Un cadre fait de montants et de planches et rempli avec de la terre ou du fumier pourrait être construit ; des charrettes dont on a enlevé les roues et qu’on a remplies de terre ou de famier pourront être placées l’une sur l’autre ; on pourra aussi se servir de sacs de sable, de balles de coton, ete., ete.

Q. Afin que des obstacles placés dans des approches deviennent extectifs, quel arrangement doit-on faire pour leur défense ?

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R. On devra les fianquer en pratiquant des meurtrières dans les

maisons avoisinantes, Q. Comment doit-on défendre les ouvertures qu’on doit laisser dans l'enceinte défensive d’un village pour servir de sorties ? R. Au moyen de tambours, de barrières, de chevaux de frise, ete, Q. Qu'entend-on par uu tanibour ?

R. C’est une barricade externe d’une porte ou d’une ouverture généralement dans la forme d’une petite flèche et qui pourra être une estacade où un mur avec meurtrières.

Q. Quand on place un village en état de défense, quelle usage peut-on faire des grandes bâtisses qu’il cont'ent ?

R. Elles devront être converties en tourelles.

Q. Comment peut-on tirer profit, pour la défense, d’une rivière ou d’un cours d’eau qui se trouve dans le voisinage d’un village ?

R. En inondant les parties du terrain qui entraveront l’attaque et couvriront la défense.

Q. En plaçant un village en état de défense, quel arrangement interne devra-t-on faire pour faciliter la communication entre les différentes parties des ouvrages ?

R. Un passage ou une ouverture devrait être pratiqué immédiatement autour et en arrière des ouvrages.

Q. Si les troupes ne peuvent défendre qu’une partie d’un village, quel arrangement doit-on faire ?

R. Une partie seulement devrait être mise en tranchée et l’autre protégée par les barricades et autres défenses.

Q. Comment une haie peut-elle être rapidement convertie en un abri commode pour les troupes ?

R. En la coupant à environ 64 pieds de la terre et en creusant un fossé vis-à-vis, la terre étant jetée sur la haie de manière à former un parapet de 15 ou 18 pouces d'épaisseur sur son couronnement, avec nne banquette en arrière, ou en creusant une tranchée en urrière, ou un fossé au front et une tranchée en arrière, la terre étant jetée au-dessus, comme dans le premier cas, pour former un parapet,

Q. Quand on pratique des meurtrières dans un mur pour une défense, quelles précautions doit-on prendre afin d’empêcher l’ensq

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nemi de se inettre sous les meurtrières, et en retirer ainsi autant d'avantages que les défenseurs ?

R. Les meurtrières devraient être à 8 pieds au moins de la terre au dehors, une banquette étant construite à l’intérieure pour les défenseurs, où bien, un fossé peut être creusé à l’extérieur de 3 ou + pieds de profondeur, la terre étant jetée près du mur.

Q. Comment peut-on construire rapidement une banquette à l’intérieur d’un mur ?

R. Au moyen de barriques, de planches et de meubles de ménage.

Q, Comment l’oflicier auquel on a confié la défense d’un village dcit-il disposer de ses forces ?

R. Il devra les diviser en trois parties : la première pour occuper les parties des ouvrages qui pourront être attaqués, la seconde pour supporter et relever la première, et la troisième pour agir comme réserve, Sil ya de l’urtilierie, il devra en disposer pour tirer sur l'ennemi quand il avancera et protéger les points les plus exposés à l’attaque.

Q. Donnez-nous la méthode de mettre en état de défense une maison détachée ou une simple bâtisse.

R. Les ouveiitres inutiles devront être fermées, les entrées et la partie non flanquée des murs couvertes au moyen de tambours et de fossés, tracés comme des redans avec leurs flancs reposant sur la bâtisse. Chaque étage de la maison devra avoir des meurtrières, et tous les eflorts devront être faits pour avoir une défense de flanc. Quand il y a un toit plat, on pourra y placer tout autour une double rangée de sacs de sable par dessus lesquels on fera feu ; on pourra utiliser les balcons des fenêtres en y plaçant tout autour des sacs de sable, et en pratiquant des meurtrières dans leurs planchers.

Attaque des villages et des ouvrages de campagne.

Q. Quelles espèces d’accidents de terrain sont les plus propices

à l'attaque d’un village fortifié ou d’un ouvrage de campagne ? R. Les ondulations du terrain, les chemins creux, etc. etc., qui laissent les assaillants s'approcher de la place à Pabri du feu, et

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