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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

L’infanterie est la première et la plus importante de toutes les armes, que nous avons appelées corps de ligne, c’est-à-dire, l’infanterie, cavalerie et artilerie.

L’infanterie est la réunion des combattants à pied.

C’est l’infanterie qui fait la force des armées. C’est par elle que les nations conquérantes ont vaincu. C’est après la ruine de leur infanterie que ces mêmes nations ont été subjuguées.

La phalange macédonienne renversa l’empire des Perses,

La légion romaine conquit le monde presque entier,

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qui ne sont L’infanterie occupe donc le premier rang dans les armées

modernes.

nisation des D Elle le doit aux avantages suivants : les premiers Son recrutement est à peu près inépuisable. Son instruction

nées sur une est plus facile et plus prompte que celle de la cavalerie ou de rée en Cam l'artillerie.

Elle se noutrit facilement, et le peu qu’il lui faut n’est ni pesant ni volumineux. Un fantassin peut porter avec lui jusqu’à huit jours de vivres, ce qui, avec ses armes et ses 60 cartoucues, forme un poids de 60 livres environ.

Elle se ploie facilement à toutes les formations régulières.

Elle se suffit à elle-même, et réunit d’une manière n':5 complète que les autres armes, les propriétés de l'offensive ei de la défensive.

Elle se garde seule ; si elle ne voit pas au loin, elle peut :ccuper

Mn ct défendre des postes éloignés qui la mettent à l’abri d’une sur- j'a k prise. | FE L’armement et l’équipement du soldat d'infanterie sont simples |

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Enfin cette arme supporte mieux la fatigue que toutes les autres,

Son moral la soutient. Elle marche sur tous les terrains, et les

parties accidentées, défavorables à la cavalerie et à l’artillerie, augmentent sa force.

est par elle

la ruine de L | :

Une infanterie habituée à la march: fera douze ou quinze lieues

par jour, pendant plusieurs jours. Elle pourrait donc, dans une jmarche de quelque durée, fatiguer beaucoup une troupe de cavalerie dont elle presserait la retraite, et lui prendre une partie

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de ses chevaux, ceux-ci ayant besoin pour repaître et se reposer de bien plus de temps qu’il n’en faut aux hommes.

Telles sont les considérations générales par suite desquelies l'infanterie est regardée comme l’arme principale.

Arme de tous les temps et de tous les lieux, c’est elle qui fait la force et la base des armées.

Dans les batailles, l’artillerie prépare les succès.

La cavalerie les complète.

Mais c’est l’infanterie qui les décide.

Organisation de l’Infanterie.

Il y a deux espèces d'infanterie.

Nous l’avons vu chez les anciens, au moyen-âge et à toutes les M

époques de l’histoire n:ilitaire.

L’une qui forme les lignes de l’ordre de batailles. L’autre qui est plus spécialement destinée aux opérations de la

petite guerre, avant-garde, détachements, etc., et aux combats en M

tirailleurs.

La première est l’infanterie de ligne.

La seconde est l’infanterie légère.

Dans l’une comme dans l’autre, la première unité de l’organisa- À tion d’instruction et de manœuvres, c’est l’escouade, représentant M

une petite aggrégation facile à commander et à instruire. Puis viennent la section, subdivision et la compagnie.

La compagnie est la première unité-tactique d’une certaine im- 1 à conséquencd

portance. Elle sert de base aux manœuvres du bataillon. Elle peut être employée seule à la guerre; par exemple en tirailleurs' Elle se rompt en colonne, elle peut former le carré.

Sa force varie suivant les puissances, dans l’armée anglaise elle &

est de 50 à 100 hommes.

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La réunion de 6, 8 ou 10 compagnies forme le bataillon, unité tactique plus complète encore et d’une plus grande importance.

Le bataillon peut former à lui seul un ordre de bataille avec ses FU Ait tirailleurs devant son front, ses 8 compagnies formant la ligne de | d bataille. 41

La force du bataillon est déterminée par cette considération qu’il doit obéir à la voix d’un seul homme. Il faut qu’il soit mobile et que, déployé, il puisse entendre des deux extrémités la voix qui commande.

La portée moyenne de la voix détermine donc son étendue et par suite sa force, qui est généralement de 800 hommes.

Puis vient la brigade composée de 2 ou 3 régiments, commandée par un major-général.

Enfin l’unité tactique principale de l’infanterie est la division, | commandée par un lieutenant-général ; c’est la véritable unité de 14 combat ; c’est par divisions que lon marche, que l’on manœuvre et que l’on s’engage sur les champs de bataille.

Au-dessus de la division on trouve le corps d'armée, comprenant ÿ divisions d’infanterie, de cavalerie et d’artillerie, commandées par un général ou feld-maréchal.

Telles sont les différentes unités que présente l’organisation tactique de l’infanterie.

Propriété tactique de l'infanterie.

Le fantassin a deux espèces de propriétés, le feu et le choc ; on Cette arme était, il y a quelque temps, le fusil à percussion,

mètres; d’une force de pénétration assez considérable, puisque ces 6 +

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projectiles pouvaient tuer dans la limite de 600 mètres, blesser plus

ou moins dangereusement de 600 à 1200.

Le fantassin tire 2 ou 3 coups par minute ; par conséquent, contre un autre fantassin qui commence son attaque à 409 mètres, il peut tirer huit à douze coups de fusil.

Contre un cavalier il peut en tirer quatre ou deux, suivant l’allure.

En ce moment, les fusils de l’infanterie se transforment. Au lieu d’une portée de 250 à 300 mètres, ils auront une portée de 800 à 1,000 mètres.

Cette longue portée, à peu près inutile pour les combats en ligne, où l’on ne peut ni viser ni régler ses coups, devient extrémement dangereuse à l'ennemi dans les combats de tirailleurs. Elle donne à l’homme isolé une bien plus grande valeur, et elle augmente considérablement encore l’importance de l’infanterie.

Quoiqu'il en soit la première propriété du fantassin est donc le feu.

Sa seconde propriété est le choc, c’est-à-dire qu’il possède dans

sa baïonnette une arme blanche qui lui permet le combat corps

à Corps.

L’escrime à la baïonnette lui apprend aujourd’hui à porter et à parer les coups, soit contre l’infanterie soit contre la cavalerie. Elle lui apprend à se défendre et à attaquer.

Voilà les propriétés tactiques du soldat d'infanterie considérées isolément.

Si maintenant nous considérons les propriétés tactiques des diverses unités que nous avons indiquées, des compagnies, des bataillons, des divisions, nous trouvons les mêmes que précédemment, le few et le choc avec des effets proportionnés au nombre des hommes mis en action.

Les feux de l’infanterie se divisent en deux classes principales :

do. Les feux à commandement ;

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