Les feux à volonté
Les feux à commandements ou simultanés sont :
Les feux de compagnies, de demi-bataillon, de bataillon, de rang et de chaussée (dans les rues).
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Ils ont l’inconvénient de déterminer le moment du feu à l’instant où il se peut que nul homme ne vise. Le soldat pense à la simultanité du feu et non pas à sa justesse.
Ils sont basés sur le principe que la moitié des armes doit toujours être chargée. On règle les feux en conséquence dans les compagnies, demi-bataillons et bataillons.
Le feu de chaussée s’exécute par des troupes en colonne dans un défilé.
La première subdivision ou compagnie tire et démasque la seconde en s’écoulant par les deux ailes. Celle-ci exécute la même manœuvre, et successivement toutes les autres jusqu’à la queue de la colonne.
Les feux à volonté sont :
Les feux de 2 rangs et les feux de tirailleurs.
Le feu de 2 rangs est le véritable feu de bataille ; il commence par la droite ou par la gauche du peloton et se prolonge de proche en proche, de manière à produire un effet continuel.
Le feu de tirailleurs est le meilleur feu de l’infanterie. L'homme, libre de ses mouvements, s’embusque, appuie son arme, choisit sa belle et peut viser à son aise.
Ce feu se règle généralement de manière que sur deux tirailleurs il y en ait toujours un qui ait son arme chargée.
Tirer de loin et beaucoup, constitue le symptôme auquel on reconnait les mauvaises troupes.
Il faut réserver son feu tant que le moment n’est pas venu ; on tient les troupes hors de portée, ou on les dérobe dans les plis du terrain.
La seconde propriété de l’infanterie est celle du choc, ou l’attaque à la baïonnette. j
Chez les puissances étrangères, c’est-à-dire la France, l’Autriche, la Prusse, etc., les troupes sont formées par bataillon en colonne d’attaque, croisent la baïonnette et s’élancent sur l’ennemi.
Sous Napoléon, l'effet moral a suffi presque toujours. La troupe attaquée tournait le dos avant le choc, ou fuisait un feu tellement nourri que l’assaillant ne pouvait arriver jusqu’à elle.
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Le général Napier dit n’avoir jamais vu, ni en Egypte, ni en Espagne, ni à Waterloo, une seule véritable attaque à la baïonnette, un combat d’homme à homme à la baïonnette,
S’il était rare au temps de Napoléon, il s’est présenté fréquemment, au contraire, dans la guerre d'Orient. A Inkerman, sur la Tachernaïa, c’est la baïonnette qui a décidé du succès.
L’on peut dire la même chose de la guerre d’Italie.
Le choc est la seconde manière d’agir de l'infanterie. Employée à propos elle est aussi efficace que le feu, et beaucoup plus meurtrière.
Voilà quelles sont les propriétés tactiques de l’infanterie. Elle acquiert ces propriétés au moyen de l'instruction.
Avant tout le fantassin doit être leste, adroit, d’une santé forte et d’une constitution robuste.
Le recrutement le choisit autant que possible dans ces condi-
tions.
Il arrive sous les drapeaux.
On lui apprend alors à marcher en cadence et au pas militaire, c’est-à-dire, d’un pas moyen que tous les hommes puissent prendre aisément. On lui apprend ensuite à manier ses armes régulièrement et facilement. Voilà l’école du soldat.
En même temps, on développe les forces physiques de l’homme au moyen des exercices gymnastiques, de l’escrime, etc.; on lui apprend à tirer à la cible.
Puis on passe à l’instruction des compagnies et des bataillons ; on apprend à ces diverses unités à se mouvoir régulièrement, avec ensemble, et à se servir de leurs armes. Ensuite viennent les évolutions de bataillon.
Enfin l'instruction militaire comporte les évolutions des armes réunies, ce que l’on appelle la grande tactique.
Nous en verrons les principes plus loin.
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