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40. Les trois armes peuvent être combinées ensemble. Nous allons voir ces quatre combinaisons.
Infanterie et Artillerie.—Ces deux armes combattent de la même manière, c’est-à-dire de pied ferme ; elles agissent par leurs feux.
Il est facile de combiner leur action et de les faire combattre ensemble.
On réunit ensuite 8 ou 10 régiments d’infanterie avec une ou deux batteries d’artillerie, et l’on obtient ainsi l’unité que nous avons appelée division.
Cette unité fournit beaucoup de feux, présente une grande solidité; mais peu de légèreté.
Une armée qui serait composée de cette manière, c’est-à-dire d'infanterie et d’artillerie, sans cavalerie, ne saurait s’éclairer au oin. Elle pourrait gagner des batailles, comme l’ont fait les français en 1813 à Lutzen et à Bautzen, mais elle ne saurait profiter de ses succès.
Cavalerie et Artillerie.—L’artillerie à cheval étant devenue extrêmement mobile et pouvant suivre la cavalerie, il y a possibilité de combiner Paction de ces deux armes.
Cette combinaison réunit la mobilité, les feux et le choc. Elle est excellente pour les plaines, pour les pays faciles et découverts. Mais elle peut échouer devant le moindre obstacle. De plus elle présente peu de solidité.
Infanterie et Cavalerie.—-Cette combinaison jouit de deux propriétés ! le feu et le choc, mais ses feux sont de petite portée et ne sauraient renverser des obstacles.
Elle est bonne pour les petites opérations en pays difficile, pour les marches rapides et longues, pour les corps de partisans.
Dans le combat on ne combine que rarement l’infanterie et la cavalerie.
Leur manière d’ugir est tout à fait différente.
L’une combat de pied ferme. [L’autre agit par son choc. Par
suite il est difficile de les faire agir simultanément. 8 x
Aussi, généralement aujourd’hui, l’on forme des divisions particulières d'infanterie et de cavalerie qui combattent à côté l’une de l’autre pour le même but, mais sans se confondre, en restant séparées et en ayant une action tout à fait distincte.
Combinaison des trois armes.— Nous allons voir maintenant la combinaison des trois armes, qui forment le véritable instrument de guerre.
Cette combinaison présente à la fois les propriétés du feu, du choc, de solidité et de mobilité.
Comme nous l’avons vu, l’action de l’infanterie est tout à fait distincte de celle de la cavalerie.
L'action de lartillerie au contraire se combine avec celle des deux ’atres armes.
Alors l’infanterie combinée avec ses batteries d’artillerie forme le centre de l’ordre de bataille—en raison de sa sulidité et parce qu’elle est propre à la fois à l’offensive et à la défensive. Elle est généralement disposée sur 3 lignes : 1re ligne, 2e ligne et réserve.
L’artillerie doit contre-battre l’artillerie ennemie et tirer sur les troupes.
La cavalerie est placée aux ailes de l’ordre de bataille, elle est combinée avec l’artillerie légère.
La cavalerie agit d’une manière tout à fait distincte de l’infanterie. Son action est toute de mouvement. Celle de linfanterie a lieu de pied ferme.
Il faut bien se garder d’encad:er la cavalerie dans des lignes d’infanterie ; comme toute la force de la première arme est dans la célérité, elle se verrait paralysée par la lenteur des lignes d’infanterie, à laquelle elle serait obligée de subordonner tous ses mouvements. Comme elle ne pourrait soutenir alors ni le feu, ni le choc de l’ennemi, elle serait bientôt forcée de se retirer.
En résumé les 3 armes doivent s'appuyer mutuellement et occuper, les unes par rapport aux autres et par rapport au terrain, les positions les plus favorables à leur action.
Tels sont les principes généraux de l’emploi simultané des trois armes,
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