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Des états-majors et divers services.
Les brigades sont commandées par des majors-généraux et les divisions par des lieutenants-généraux. Les unset les autres doivent avoir surtout de la bravoure, de la santé, du coup d’æil tactique, qualités naturelles que l’on trouvait au plus haut degré chez les premiers généraux de la République Française.
Enfin l’armée est commandée par un général ou feld-maréchal.
Les fonctions d’un général en chef sont à la fois politiques, militaires, et administratives.
Politiques, car il peut être appelé à négocier un armistice, à
entamer même des négociations plus sérieuses, comme Napoléon en
Administratives, parce qu’il peut être appelé à organiser les pays conquis, à y surveiller les rouages de l'administration, de la justice, des finances, du culte, etc.
Militaires enfin, puisque c’est lui qui règle les mouvements de l’armée, et c’est là la partie principale de son rôle.
Dans une grande armée, l’action militaire du général en chef se fait sentir à distance. C’est surtout une action stratégique, un travail du cabinet, qui demande d’une manière toute particulière du coup d’æil, non plus le coup d'œil tactique qui saisit les accidents du champ de bataille, mais le coup d’æil stratégique qui embrasse l’ensemble d’un théâtre d'opérations. Il faut alors percer Pobscurité qui enveloppe les positions et les mouvements de l’ennemi et deviner la route que l’on doit suivre pour arriver à son but.
Puis, quand le général en chef arrête ses projets, il doit les exécuter avec résolution.
Coup d’æil stratégique et résolution, voilà les deux principales qualités nécessaires dans le commandement d’une armée.
Personne dans les temps modernes ne les a possédées au même degré que Napoléon.
Son coup d’œil embrassait facilement l’ensemble d’un théâtre d’opérations. Il perçait à travers les avant-postes et les lignes de l'ennemi. Il reconnaissait immédiatement le point décisif et la route à suivre pour y arriver.
Les généraux ont auprès d’eux un certain nombre d'officiers aides-de-camp, destinés à les seconder dans l’exercice de leurs commandements.
Le chef d’état-major a des fonctions très-importantes et des pouvoirs très-étendus. Il entre dans le secret de toutes les opérations. J1 en assure l’exécution.
À l'état-major général se trouve ordinairement attachée une section topographique, comprenant cinq ou six officiers d’étatmajor.
L’artillerie et le génie ont ensuite leurs états-major particuliers.
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Puis viennent les services administratifs. (Voir Guide Théorique et Pratique pour détails.) Puis le service de santé.
Chaque division a son ambulance divisionnaire, comprenant un personnel d'officiers de santé et d’infirmiers, avec un certain nombre de caissons d’ambulances, ordinairement 5 caissons, chacun d’eux contenant 2,000 pansements.
Chaque corps d’armée a le personnel et le matériel nécessaires pour créer un hôpital temporaire.
Le service du trésor est organisé dans chaque division, et pour toute l’armée.
Ce service est fait par des agents du commissariat, chargés de solder les troupes et de percevoir les contributions.
Ces agents vnt à leur disposition un certain nombre de fourgons qui portent de l’or ou de l'argent ; de l’or pour l’armée, de l’urgent pour les divisions ; car il faut payer les troupes en monnaie courante.
Un fourgon peut porter £150,000 en or, ou £25,000 en argeut. Le service des postes a aussi des représentants duns l’armée. En France, on a aussi le service des télégraphes.
Enfin chez les Français à l’état-major général, il y a ordinairement une imprimerie.
Il y a de même le quartier général de chaque division et enfin le quartier général de l’armée, ou le grand quartier général. Chaque quartier général a son commandant et vaguemestre
chargé de la police des voitures. Il y a aussi à chacun d’eux un détachement de cavalcrie.
Une troupe pour les divisions.
Escadron pour le grand quartier-général.
Puis des compagnies de sauvegardes, quand elles sont jugées nécessaires.
Et enfin des détachements de gendarmerie dont les commandants remplissent les fonctions de prévôt. Les quartiers généfaux, ou du moins leur matériel, marchent avec les bagages.
Rassemblement des armées actives.
Nous avons vu les principes d’organisation des armées actives.
Quand il s’agit de créer une de ces armées, on applique ces principes dans les bureaux du ministère de la guerre ; on y faitun premier travail d'organisation ; on y crée l’armée sur le papier.
Il faut passer ensuite à la réalité et arriver au rassemblement de cette armée.
Le ministère prévient alors les officiers isolés et les corps qui sont destinés à en faire partie.
Les officiers isolés, c’est-à-dire, les généraux, les officiers d’étatmajor, les intendants, etc., se rendent au lieu de rassemblement qui leur est indiqué.
Pour les troupes, on pourvoit chaque homme des effets d’habillement et de campagne qui lui sont nécessaires, c’est-à-dire, de 2 ou 3 paires de souliers, de 2 pantalons, 2 chemises, d’un petit bidon, d’une tente-abri, etc.
On donne à chaque section : une gamelle, une marmite, un grand bidon, ue serpe, etc.
Les escadrons de guerre reçoivent toujours les hommes et les chevaux valides : ceux dont l’instruction est complète.
Dans lartillerie, les régiments désignés mettent également sur pied de guerre le nombre de batteries qui leur est demandé.
Ces batteries voyagent à vide, quand on sait d’avance qu’elles trouveront au point d’arrivée des arsenaux pour s’approvisionner.
Quelquefois même, elles n’emmèneront pas de matériel, si ces mêmes arsenaux peuvent leur en fournir.
Les compagnies du génie, les détachements d’ouvriers d’administration, du train des équipages, de gendarmerie, etc., sont organisés de la même manière et pourvus de tous les objets nécessaires.
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Puis, quand les bataillons, escadrons, batteries et détachements, sont sur le pied de guerre pourvus de tous les effets de campagne, ils reçoivent des feuilles de route et se dirigent sur les points qui leur sont désignés.
Quelques jours plus tard, les dépôts se mettent en route à leur tour et sont envoyés à portée du théâtre des opérations, de manière a correspondre plus facilement avec la partie active de leurs régiments et à pouvoir lui envoyer des hommes et des effets au fur et à mesure des besoins.
Pendant que les troupes sont en marche, les généraux avec leur état-mujor et leur personnel administratif reconnaissent le terrain sur lequel les corps vent se réunir.
Les officiers d'état-major préparent les cantonnements sous le rapport militaire.
Le commissariat les prépare sous le rapport administratif, c’est-
Ni i-dire, sous le rapport des vivres, du chauffage, des fourrages, etc.
Ù Enfin les troupes arrivent,
Généralement, les détachements du génie, des ouvriers d’administration, du train des équipages, de gendarmerie, etc., précèdent les régiments de manière à assurer à l’avauce les différents services.
Il y a deux méthuies d’arrivée pour les troupes:
lo. Elles peuvent arriver simultanément, si elles ont toutes été placées à l’avance à portée de la base d’opération ;
20. Elles peuvent arriver successivement, et c’est le cas le plus ordinaire, c’est ce qui aura lieu aujourd’hui, où l’on emploiera cer-
tainement les chemins de fer pour le transport :!‘3 troupes.
Quelle que soit la méthode d'arrivée, les troupes prennent immédiatement leur place de bataille. Elles se forment en brigades et divisions, conformément au tableau d’organisation dont nous avons déjà indiqué les principes.
Elles constituent l’ordre de bataille primitif de l’armée.
Ordre de bataille primitif.
Cet ordre de bataille est basé sur les règles suivantes ;
Dans chaque brigade, le régiment qui a le premier numéro prend la droite.
Dans chaque division, le major-général le plus ancien prend h première brigade.
Le moins ancien prend la seconde.
On les désigne par leurs numéros, 1re, 2e, 3e, division de telle armée.
On désigne encore les divisions par les noms des généranx.
C’est ainsi que se forme l’ordre de bataille primitif de chaque armée.
Cet ordre de bataille sert d'ordre de départ, au début de la cam-
pagne.
Des Approvisionnements.
On donne le nom d’approvisionnements à l’ensemble des objets matériels de consommation nécessaires à l'existence des armées.
Les approvisionnements jouent un grand rôle à la guerre.
Quand on veut créer une armée, dit Frédéric, 1l faut s’occuper avant tout des moyens de la faire subsister.
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des généraux, tous les mouvements des troupes sont subordonnés à la question des approvisionnements.
Faire autrement, c’est s’exposer à de grandes pertes.
Le mépris de l’administration n’est autre chose que le mépris des hommes. Telle est l’épigraphe du livre du général Roguet sur l'approvisionnement des armées.
Ÿ Iya trois espèces d’approvisionnements: AE A t lo. Les objets de consommation journalière, c’est-à-dire les A0 HR es ; EM CENTER #: E vivres et les fourrages ; Rata Les numéro prend NT OR 20. Les objets de consommation périodique, comine les effets Pur Au , d'habillement et d’équippement que l’on remplace à certaines "4 NUE icien prend la +. EUR époques déterminées ; 1 ‘ 4 . . br s A0) 30. Enfin les objets de consommation éventuelle, comme les À de nu ALL munitions de guerre. [WA
vision de telle On établit une seconde division dans les approvisionnements, en ES 1 \ les considérant relativement à la nature des services qui les four- ‘ généranx. nissent.
tif de chaque La première classe comprend les approvisionnements fournis par les services alministratifs, vivres et effets. ut dela cam. BR La deuxième classe comprend ceux qui sont fournis par l'artillerie, munitions.
La troisième comprend ceux qui sont fournis par le génie, outils
pour les travaux.
Dans tous les cas, ces divers approvisionnements sont réunis à S4: a l'avance sur les points où l’on concentre l’armée et furment des Ed magasins qui fournissent à ses divers besoins. .
Quand l’armée se porte en avant, elle traîne avec elle des vivres 15 EAUAS pour un certain nombre de jours, 8 ou 15 jours ;—de plus, pendant N un certain temps, elle continue à tirer ses approvisionnements des FH
y magasins de sa base, et on les lui amène au moyen des transports Me
guerre. “Ÿ que nous verrons plus tard. He © aut s’occuper “hi Quand l’armée est loin de sa première base, alors on en forme AE une seconde, et l’on y crée de nouveaux magasins avec jes res-
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combinaisons L: F ; 4 Dans tous les cas, les apvorovisionnements de l’armée doivent
ble des objets des armées.
être distincts des approvisionnements des places fortes, auxquek on ne doit pas toucher.
Ils doivent être réunis à l’avance et en assez grande quantité pour que les distributions soient toujours assurées.
Nous allons voir maintenant comment on calcule les quantités nécessaires :
lo. Les approvisionnements des objets de consommation jour. nalière comprenant les subsistances, c’est-à-dire, le pain ou le biscuit, le riz, la viande, les légumes secs, le café et l’eau-de-vie, enfin les fourrages.
Pour calculer l’approvisionnement nécessaire, il faut établir, d’une part, ce que l’armée consomme en un jour et de plus le nombre de jours pour lesquels on veut assurer l’approvisionnement,
Pour la consommation journalière, on prend l’effectif de l’armée, auquel on ajoute ? en plus pour les hommes et 4 pour les chevaux,
Quant au nombre de jours pour lesquels on veut assurer l’appro. visionnement, il dépend de la nature de la guerre et des ressources du théâtre sur lequel on doit opérer.
Dans une guerre offensive, on réunit ordinairement 50 jours d’approvisionnement ;—dans la guerre défensive, on en réunit % jours.
Evidemment on en réunira d'autant moins que le pays sera plus riche. Ces approvisiunnements sont réunis dans les places fortes ou dans les places du moment.
Les magasins que l’on organise forment ordinairement 3 lignes.
En première ligne, on m£t un approvisionnement de 15 jours de vivres confectionnés, pair ou biscuit.
En deuxième ligne, un second approvisionnement de 15 ou 2 jours de vivres en train de confection ;—par exemple, des farines.
En troisième ligne, un troisième approvisionnement de 15 ou 20 jours de vivres non confectionnés,—grains et blés.
Quant aux magasins, il y a deux systèmes :
Le premier consiste à en avoir peu, et alors ils sont considérables. On les met plus facilement en sûreté, mais il faut beaucoup de moyens de transport.
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