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Le second système consiste à en avoir beaucoup. Ils sont moins sûrs, mais plus rapprochés des troupes,
Quant à la nature de ces approvisionnements, nous avons d'abord, comme je l’ai dit tout à l'heure, le pain. On le fabrique dans les fours locaux et dans les fours de campagne. Le pain présente un grand inconvénient, c’est la difficulté de son transport. On préfère le biscuit, le soldat pouvant en porter 4, 6 ou même 8 jours.
Ensuite vient la viande. On fuit usage de viandes salées et fumées, mais surtout de viande fraîche, que l’on obtient au moyen de troupeaux qui suivent les troupes.
Après la viande viennent les légumes ; les légumes secs dont le transport est plus facile, ou bien encore du riz; il est à la fois très-sain et très-facile à transporter ou à conserver.
Enfin on distribue aux troupes du sucre et du café, dont elles se trouvent très-bien.
Tels sont les approvisionnements de subsistances. On les obtient au moyen de murchés passés par le commissariat, ou bien par l'intermédiaire d’entrepreneurs ou enfin par réquisition. Ce dernier système n’est guère applicable qu’en pays ennemi.
20. Les approvisionnements de la 2e espèce sont les effets d’habillement et d'équipement.
On en calcule la quantité sur l’effectif de l’armée et sur la durée probable des opérations. Un approvisionnement complet est celui qui est égal à l'effectif de l’armée.
On réunit généralement un approvisionnement complet pour les effets du petit équipement. On réunit un double approvisionnement pour les chaussures.
Un demi pour la coiffure et les habits.
Un entier pour les capotes, qui forment le véritable vêtement de guerre ;
30. Enfin la troisième espèce d’approvisionnements comprend les cartouches, les gargousses et toutes les munitions de guerre.
Un approvisionnement complet est de 100 cartouches par homme et d’environ 200 coups par pièce.
On prépare ordinairement 4 ou 5 approvisionnements complets le munitions de guerre.
Le premier est porté par les troupes.—Des 100 cartouches d’infanterie, 60 sont avec l’homme et 40 avec les batteries division. naires.
Le deuxième approvisionnement est dans les parcs de réserve qui suivent l’armée.
Le troisième est dans les places fortes de la base d’opération, prêt à être envoyé à l’armée suivant les besoins.
Les quatrième et cinquième sont également dans les places, mais sans être confectionnés.
Tels sont les divers approvisionnements d’une armée active.
Moyens d'approvisionner les armées en marche,
Les approvisionnements de la 1re base nourrissent l’armée pendant la 1re période des opérations, tant qu’elle n’est pas à plus de 8 ou 10 jours de marche.
Quand elle s’éloigne, on crée de nouvelles bases, sur lesquelles on rassemble de nouveaux approvisionnements :