Les reconnaissances spéciales
Les deux premières classes ayant rapport aux positions et aux mouvements de l’ennemi.
La troisième se hpliquant spécialement à la reconnaissance du terrain.
Les réconnaissances de la 1re espèce, c’est-à-dire les reconnais. sances journalières sont des tournées faites par de petits détachements en avant et dans l’intérieur d’un système d’avant-postes,
On les appelle encore patrouilles et découvertes.
Les patrouilles sont offensives, quand elles dépassent la ligne des
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Pu coup aaissances Le coup l'on aperço Le coup distances, « tions que l l’on ne voi:
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‘un détache- vedettes. Elle sont défensives, quand elles parcourent seulement le terrain des avant-postes, pour relier les grand’gurdes entre elles. Elles concourent avec les rondes à assurer la tranquillité des corps ue. en position. | 4 il ; Les reconnaissances de la dernière espèce, c’est-à-dire les recon- LAVE naissances ofensires sont des mouvemeiits offensifs exécutés par des | à masses de troupes plus ou moins considérables. Ai lé
Elles ont pour but de tâter l’ennemi et de le forcer à se démas- 1: 4 quer. \h Elles servent très-souvent de préludes à des engagements partiels, D souvent même à des batailles.
On les appelle aussi reconnaissances à main armée, Ces deux espèces de reconnaissances ont donc pour but, l’appréciation des positions et des mouvements.
ations, c’estautour d’une sûreté ou ses
l'instruction
n campagne. d ‘ ; Pè8 La troisième classe de reconnaissances comprend les reconnais
sances spéciules, c’est-à-dire celles qui sont faites dans un but déter- HIGH miné, et qui ont pour vbjet l’exploration des localités. MRRRRS à
sitions et des n d’une loca-
»s produits et : ve Ces reconnaissances se subdivisent eu deux classes : EH,
lo. Les recounaissances topographiques, ayant pour but d’appré-
, cier les formes et les accidents du terrain. be % nnemi. AVE : LATE NTS ÉD
20. Les reconnaissances statistiques, qui ont pour but d’en appré- LIST PERS
cier les produits, les ressources, ainsi que les moyens de les utiliser. e reconnais-
Pu coup d’œil militaire. — Le 1er élément d'exécution des reconnaissances est le coup d’œil militaire. Fo Le coup d’œil en général est la faculté d'apprécier les objets que Te l’on aperçoit. Ro
tions et aux Le coup d'œil rulitaire s’applique à l’appréciation du terrain, des jte distances, des hauteurs, des formes particulières du sol, et des déduc- ÿ aissance du tions que l’on peut tirer de ce que l’on voit, pour deviner ce que
l'on ne voit pas. % dd a Il s'applique encore à la connaissance des propriétés militaires ‘Es its détache- du terrain aux formes de résistance ou d’attaque qu’il présente ea. it-postes, pour telle ou telle arme. Il permet d’apprécier la bonté de telle LL. ou telle position que l’on aperçoit, de reconnaître la meilleure AS
manière de l’occuper ou d’en distinguer le point d'attaque.
la ligne des
Enfin le coup d’œil militaire s’étend jusqu’à apprécier les avan. tages ou les défauts d’une manœuvre que l’on voit exécuter.
Ces différentes propriétés du coup d’œil militaire sont données par la nature. Cependant on peut les perfectionner par le travuil.
“ Un officier, dit Folard, qui veut former son coup d’œil et s ins. “ truire sur les reconnaissances, peut se dispenser de consulter “ beaucoup d'ouvrages ; qu’il observe la nature, qu’il utilise ses # promenades, ses parties de chasse, et s’il a quelques notiois d’art “ militaire, il découvrira promptement les propriétés des divers terrains, relativement à telle ou telle arme ; il se fera des idée: “ justes sur leur défense et sur leur attaque ; il leur appliquera les ‘“ manœuvres qu’il a lues dans ses règlements et qu’on ne fait pra- “ tiquer ordinairement que sur des esplanades bien nivelées. Cet “ officier apprendra enfin à évaluer les distances à la simple ‘“ vue, par quelques points mesurés d’abord ; il se formera le coup d'œil, si la nature le lui a refusé ; il le perfectionnera, si elle a ‘ été lihérale envers lui.”
Ces conseils ne sont pas difficiles à suivre. Et soit à la chasse, soit en promenade, il faut, à chaque accident de terrain que l’on rencontre se demander quels sont les avantages ou les défauts qui présente, et comment on devrait s’y prendre pour l’attaquer ou le défendre.
On se forme ainsi le coup d’æil.
Eléments que comporte l'exécution d’une rencontre.—Les reconnaissances comportent deux éléments; un croquis et un rapport.
Le croquis est généralement fait au crayon, à une échelle assez considérable, le il, ;55 ou le 5,555.
Il doit être exécuté rapidement, la première condition est de le donner à temps.
L’exactitude est importante; mais dans un travail de cette espèce, elle passe après la rapidité, et est subordonnée au temps dont on dispose.
Ces croquis doivent être établis avec autant de soin que possible, car les reconnaissances servent de bases à toutes les upérations de la guerre, et c’est d’après elles que les généraux prennent leurs
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