RÉCAPITULATION
Nous avons examiné d’abord l’organisation, les propriétés et les manœuvres des différentes armes.
Puis nous avons vu la manière dont on les combinait entre elles, et nous sommes arrivés ainsi naturellement à l’organisation d’une armée active.
Nous avons examiné dans cette organisation comment on encadrait les diverses armes au moyen des états-majors, comment on complétuit leur action au moyen des corps hors ligne ; comment on assurait leurs besoins au moyen de divers services administrutifs, des approvisionnements et des équipages.
Enfin nous venons de terminer cet examen par celui des cantonnements dans lesquels on établit l’armée avant de la mettre en action.
Nous avons donc suivi l’organisation d’une arméc active dans tous ses détails, depuis le principe de sa rréation jusqu’à son établissement en cantonnements sur la frontière.
Des petites Opérations.
Les petites opérations, ou les opérations secondaires, sont celles qui s’accomplissent journellement autour des armées et qui ont pour but d’assurer leur sécurité, comme les avant-pustes ; d'assurer
leurs approvisionnements, comme les détachements, les convois et d les contributions ; enfin de préparer les grandes opérations, comme
les reconnaissances,
Les petites opérations appartiennent à l'instruction généraie d’une armée aussi bien que les détails de la tactique de chaque arme. On y exerce les troupes avant l’entrée en campagne, comme on les exerce aux détails de leur tactique particulière, c’est-à-dire anx différentes écoles et aux évolutions.
Des avant-postes.—Lcs avant-postes sont la conséquence des camps, cantonnements et bivouacs,
Les troupes établies de ces diverses manières l’entourent d'in réseau de gardes, de postes et de sentinelles qui forment les avant. postes.
Nous su;posons qu'une armée, division ou brigade arrive sw une position qu’elle veut occuper pour une nuit ou pour quelques jours.
Un officier reconnait les abords de la position et détermine les points sur lesquels il faut établir les grand’gardes.
Le général commandant peut ensuite visiter et rectifier ce emplacements.
Puis on désisne les troupes qui doivent former les grand’gardes. I y a deux .aanièr:s de les organiser.
Prendre tous les hommes d’une seule compagnie, ou en prendre un certain nombre dans chaque compignie d’un même régiment.
Avec le premier système, si la garde est enlevée, la compagnie disparaît; avec le deuxième, la perte se répartit sur tout le régiment.
Les troupes désignées occupent les emplacements déterminés pour les grand’gardes, formant ainsi une première ligne à peu près parallèle au front de la position, couvrant en même temps les flancs, et l’appuyant, autant que possible, à des obstacles naturels, tant sur le front que sur les ailes.
Il y a des grand’gardes d’infanterie et des grand’gardes de cavalerie.
On combine leurs emplacements de manière que les premières servent d’appuis et les autres de sentinelles avancées.
Quelquefois et accidentellement, quand la nature du pays l'exige, où que la cavalerie est très-affaiblie, on se contente d’attacher quelques cavaliers aux grand’gardes d’infanterie.
La dis
principal Cette « le premié temps de Dans 1 avant qu
Pour ui d'environ Pour u
Quand considéral appelle po d’artillerid
L’ense au Z duc
Les gra Celles verger, au routes où elles puisse Celles d. une haie, :
moyen des vue,
Les gran sorte de co Les gran servent de le terrain a un de jour de nuiten « Ces gran Elles doi temps l’arre temps de pr
on générale > de chaque 1 campagne, particulière,
séquence des
itourent d’un ent les avant:
de arrive su pour quelques
détermine les
L rectifier ces grand’gardes.
ou en prendre me régiment.
, la compagnie 1r tout le régi
ts déterminês gne à peu pis ime temps les acles naturels,
ardes de cavi-
les premières ure du pays bntente d’atta-
La distance à laquelle on tient la ligne des grand’gardes du corps principal dépend de la furce de ce corps et de la nature du terrain. Cette distance ne doit être ni trop petite ni trop grande. Dans le premier Cas, l'ennemi peut arriver sur vous avant que l’on ait le temps de se mettre en défense.
Dans le deuxième cas, les avant-postes peuvent être enlevés avant qu’on uit eu le temps de les secourir.
Pour une division d’infanterie, les grand’gardes seront éloignées d'environ 2,000 mètres en pays ordinaire.
Pour une armée, elles seront éloignées de 3,000 mètres.
Quand la distance entre le corps principal et les grand’gardes est considérable, on établit alors des postes intermédiaires que l’on appelle postes de soutien, qui sont composés d’infanterie et souvent d'artillerie.
L'ensemble des troupes composant les avant-postes varie du + au À, du corps principal.
Les grand’gardes s’établissent d’après les règles suivantes :
Celles d’infanterie se placent à l’entrée d’un village, duns un verger, au débouché d’un pont, au point d’intersection de plusieurs routes où chemins, autant que possible sur un point élevé, d’où elles puissent voir sans que l’ennemi puisse juger de leur force.
Celles de cavalerie se placent derrière un pli de terrain, un mur, une haie, un chemin creux, de manière à découvrir l’ennemi au moyen des sentinelles et des petits postes, sans cependant être en vue.
Les grand’gardes se relient les unes aux autres et forment une sorte de cordon qui enveloppe l’armée.
Les grand’gardes de cavalerie ne sont qu’un accessoire. Elles servent de postes avancés. Elles donnent le moyen de surveiller le terrain au loin. Elles ont généralement deux emplacements : un de jour en avant de la ligne des grand’gurdes d’infanterie ; une de nuit en dedans de cette même ligne,
Ces grand’gardes atteignent un double but :
Elles doivent avertir de l'approche de l’ennemi et en même temps l’arrêter assez longtemps pour donner au corps principal le temps de prendre les armes et de préparer la résistance.
d’une pa terrain q Les ro
Pour remplir ce double objet, elles doivent s’établir sur lesempla. cements qui leur ont été désignés, assez solidement pour pouvoir s’y défendre quelque temps. ;
.En même temps pour ne pas être surprises elles-mêmes et pour où: CB pare surveiller l’ennemi, elles s’entourent de petits postes, de sentinelles vedettes, et de vedettes. Elles o
Ilyad
qui dépas naître la |
Des petits postes. —Le commandant de ia grand’garde, une fois établi, reconnaît le terrain qui l’environne et détermine les empla.
cements de ses petits postes. Les pat
L’ensemble des petits postes forment, à 4 ou 500 mètres en avant SUN
if des grand’gardes, une nouvelle chaîne qui les couvrent du côté de quentes p ts Pennemi. D
Les petits postes sont commandés par des sous-officiers, des capo- es Le
raux, quelquefois même par des officiers, quand ils sont très-impor- Tone
tants. L’ensemble des petits postes présente un effectif égal environ au } de celui de la grand’garde.
armes réul
Us ont P sive ou dé l'armée ;
Sentinelles,.—Chaque petit poste détache en avant de lui un certain nombre de sentinelles, se reliant les unes aux autres et fur.
mant une troisième ligne de surveillance. point impo Les sentinelles sont placées à 2 ou 300 mètres en moyenne de Autant « ligne des petits postes. Elles sont en vue les unes des autres. constituées Elles doivent deviner l’ennemi sans que celui-ci puisse les aper- Avant le cevoir. Souvent on place des sentinelles doubles, de manière à leur l'armemen Li inspirer plus de confiance et parce que deux hommes voient mieux ferrure et s , pr qu’un seul. Quant di . : la com Vedettes. — Comme l’infanterie, les grand’gardes détachent des modi petits postes ; ils doivent toujours être prêts à monter à cheval ; ces Près de vedettes sont toujours situées au-delà de l’infanterie. entoure les Comprenant Patrouilles et rondes,—Les patrouilles et les rondes sont desti- L’ensemt
nées à compléter un système d’avant-postes. du tiers de |
La distan varie suivan la force de 1
Les patrouilles sont de petits détachements, généralement tirés re des grand’gardes, commandés par un officier, un sous-officier ou un caporal, destinées à visiter les postes, les sentinelles et vedettes
d’une partie du cordon. Les patrouilles fouillent en même temps le terrain qui se trouve dans les intervalles,
Les rondes sont des tournées faites par un officier, sous-officier ou caporal le long de la chaîne des pustes, des sentinelles et des vedettes.
Elles ont pour but particulier de s’assurer de leur vigilance.
11 ya de plus des reconnaissances, dont nous parlerons plus tard, arde, une fois À qui dépassent la chaîne des avant-postes, et qui s’effurcent de reconnaître la position et les mouvements de l’ennemi.
Les patrouilles, les rondes et les reconnaissances marchent lentement, avec précaution, sans bruit. Elles font des haltes fré-
ètres en avan! tes pour écouter DU quen * nt du côté de qe L ke
ur les emplapour pouvoir
èmes et pour le sentinelles
ne les empla-
Des détachements,—Les détachements ont une force variable depuis 50 hommes jusqu’à une division. FE UNE Ils sont composés d’infanterie ou de cavalerie ; souvent des deux an dE armes réunies. Souvent aussi, on leur donne de l’artillerie. dit
iers, des capont très-imhpioreffectif égal
Us ont pour but d’exécuter quelque opération secondaire, offensive ou défensive, en avant, sur les flancs, ou sur les derrières de An Le l'armée ; par exemple, de lever des contributions, d’occuper un à “HE point important, de détruire un magasin dé l’ennemi, etc. Le ‘1
de lui un cerautres et for:
Autant que possible, les détachements sont formés de fractions
oyenne de l ï constituées, bataillons cu compagnies.
les autres.
risse les aper- Avant le départ, le chef du détachement doit inspecter avec soin RAR anière à leur l'armement, habillement, le petit équipement, la chaussure, la ! Ë } voient mieux ferrure et surtout les vivres et les cartouches. a (LRO) à
Quant à l’ordre de marche loin de l’ennemi, on ne consulte que
la commodité des hommes et leur bien-être.
détachent des
à cheval 108 Près de l’ennemi,on prend des précautions particulières ; on
entoure les gros du détachement d’un cordon mobile d’avant-postes, comprenant une avant-garde, une arrière-garde et des flanqueurs.
les sont desti: BN L'ensemble des troupes employées de cette manière est au plus à du tiers de l’effectif, à : 4 : Re Line) alement tirés La distance à laquelle ces troupes se tiennent du corps principal 2: officier on un varie suivant le terrain, la force du détachement, l’éloignement et
la force de l'ennemi. De jour, par un beau temps, et dans un pays
s et vedettes 1
ordinaire, l’avant-garde d’un détachement de 800 à 1000 hommes le précèdera d’une demi-heure environ.
L’arrière-garde suit à la même distance.
Les éclaireurs marchent sur les flancs par groupes de 2 ou 3, avec une petite réserve.
Dans une marche en avant, la conduite de l’avant-garde exige de l’expérience, une bonne vue et la connais :ance de la langue du pays, si cela est possible.
Quand on rencontre un défilé, l’avant-garde le reconnaît avant que le gros du détachement ne s’y engage.
Elle fait de même tourner les villages avant d’y entrer.
Dans une marche rétrograde, c’est la conduite de l’arrière-garde qui devient l’affaire la plus importante.
Les bagages marchent à la queue de la colonne avec une petite escorte.
Les journées de marche sont en moyenne de 6 à 8 lieues.
Au milieu du jour, on fait une grande halte, pour permettre aux hommes de manger et de se reposer.
Quand on doit se procurer des vivres, on s’étabiit auprès d’un village, et on en fait alors demander en menaçant d’une exécution militaire.
On déguise quelquefois sa force et on demande des vivres pour un effectif supérieur.
Dans tous les cas, on s’entoure de vedettes et on se tient sur ses gardes pendant l’opération.
Les détachements peuvent rencontrer l’ennemi. Par suite, ils peuvent avoir à livrer des combats particuliers. Leurs chef doivent alors faire agir les différentes armes d’après leurs propriétés tactiques.
Fréquemment, pendant la route, il doivent se demander : “ Si l'ennemi venait à paraître, quel parti prendrais-je ? ” Bien ou mal, il faut pouvoir répondre immédiatement à cette question.
L’hésitation devant l’ennemi est la plus grande de toutes les fautes, et les meilleures dispositions perdent tout leur mérite si elles ne sont pas prises à propos.
Des co les apprt tions, effé
Elles e
Mais et més, et tr tances, les dépôt on 1
Il faut 4 niers sur 1
On for sionnemei ou sur des
malades q que l’on ré escorte que
Ces con
que des mé convoi des
On form: ment d’inf lerie, quanc
Lu caval convoi.
La propo rail à parce
Dans Par rendent le c; in convoi d voitures cha 20 voitures.
On luisser 20 mètres ei
On placer.
tres les plu
000 hommes
> 2 ou 3, avec
-garde exige la langue du
onnaît avant
itrer.
’arrière-garde rec une petite
lieues.
permettre aux
t auprès d’un une exécution
es vivres pour
e ‘ient sur ses
Par suite, ils Leurs chef eurs propriétés
mander : “ St Bien ou mal, ion.
de toutes les eur mérite Si
Des convois. —Les troupes ne peuvent pas porter avec elles tous les approVisionnements qui leur sont nécessaires : vivres, munitions, effets, etc.
Elles en ont ordinairement pour quelques jours et une bataille.
Mais ensuite il faut remplacer les approvisionnements consommés, et transporter, vers les points occupés par l’armée, les subsistances, les munitions et les effets rassemblés dans les places de dépôt on requis sur le théâtre des opéi :‘ions.
I] faut encore évacuer les blessés sur les hôpitaux, et les prisonniers sur les dépôts de l’intérieur.
On forme alors des convois qui comprennent les divers approvisionnements, transportés sur des bêtes de somme, dans des voitures ou sur des bateaux, qui comprennent encore les blessés et les malades que lon évacue sur les derrières; enfin les prisonniers, que l’on réunit en nombre assez considérable, à qui l’on donne une escorte que l’on dirige sur quelque place forte de l’intérieur.
Ces convois, loin de l’ennemi, ne demandent, pour leur conduite, que des mesures d’ordre. A portée de l’ennemi, il faut donner au convoi des moyens de défense.
On forme pour chaque convoi une escorte composée généralement d'infanterie et de cavalerie, quelquefois on y met de l’artillerie, quand le convoi est considérable.
La cavalerie a pour mission d'éclairer au loin la marche du convoi.
La proportion des différentes armes dépend de la nature du terralh à parcourir.
Dans l’organisation du convoi, on établit des divisions qui rendent le commandement et les mouvements faciles. Par exemple in convoi de 500 voitures, on le partagera en 5 divisions de 100 voitures chacune. Chaque division se subdivisera en 5 sections de 20 voitures.
On luissera des intervalles de 50 mètres entre les divisions, et de 20 mèires entre les sections.
On placera en tête du convoi les bêtes de somme, puis les voi-
tures les plus importantes, par exemple, celles qui portent de lar- 10 * |
gent, ensuite celles qui portent des munitions, et enfin les voitures de vivres et celles d'effets.
On garde toujours un certain nombre de voitures vides, pour remplacer celles qui viendraient à se briser. La propurtion ordi. naire est de 5 pour 100.
Chaque voiture occupe 12 mètres dans la file, qu'ele soit à 4 roues et à #4 chevaux, ou bien à 2 roues et à 2 chevaux attelés à limonière.
Autant que le comporte la largeur de la route, les voitures marchent sur deux files.
Après avoir organisé le convoi, on réparti l’escorte. On la divise en quatre fractions :
Une avant-garde ;
Une arrière-garde ;
Un corps d’escorte proprement dit ;
Une réserve.
L’avant-garde et l’arrière-garde, auxquelles il faut joindre quelques éclaireurs, forment environ le 4 de l’escorte totale, et marchent à des distances variables, suivant le terrain et la force du convoi.
Le corps d’escorte se divise en plusieurs fractions, attachées à chacune des divisions de voitures, autant que possible à raison d’un homme pour deux voitures. La force du corps d’escorte est aussi du ? du corps total.
Enfin la réserve, qui comprend le dernier tiers de l’escorte, quelquefois la moitié, marche réunie à hauteur du centre du convoi et sur le flanc le plus menacé. Elle se porte en tête ou e queue, si ce sont ces points qui sont le plus exposés.
C’est avec elle que l’on maintient l’ennemi et que l’on repousse ses attaques,
Tele est l’organisation générale du convoi et de son escorte.
Quant à la marche du convoi, elle est analogue à celle d’une troupe d'infanterie. Toutes les heures on fuit une halte de quelques minutes, et au milieu du jour une grande halte, quand le trajet est long et quand on trouve un endroit favurable à la défense.
Tous les soirs on parque à portée d’un village et autant que possible dans un endroit clos.
Il ya lo. Ot des inter chevaux à craindt 20, On attaque.
une redoi Quand rieures à lants ave Si l’on Pon conti:
quelques les attelu L'on se lequel on lennemi « Si le tet forme le p convoi, on Pour les suivre par Pour les taque. On et on empl l'ennemi.
S'il s’ag
défenilre,
La prem La secon La troisid La quutr A la tête en deux, Le meill
quand il pa
les voitures
vides, pour portion ordi-
ele soit à4 iux attelés à
les voitures
joindre quel- , et marchent e du convoi.
s, attachées à » à raison d’un orte est aussi
de lescorte, entre du conn tête ou eï
l’on repousse
n escorte.
à celle d’une ne halte de alte, quand le > à la défense.
t'autant que
Il y a deux manières de parquer:
lo. On parque en écurie, sur plusieurs lignes parallèles, avec des intervulles suffisants pour les mouvements des hommes et des chevaux. On emploie cette première manière quand on n’a rien à craindre de l’ennerni ;
20. On parque en carré ou en cercle quand on craint une attaque. Ou peut alors se défendre dans son parc comme dans une redoute.
Quand un convoi est attaqué, si les forces de l’ennemi sont inférieures à l’escorte, le commandant du convoi contient les assaillants avec sa réserve, pendant que les voitures forcent de marche.
Si l’on a affaire à des forces supérieures on fuit serrer les files et l’on continue à marcher, en abandonnant successivement à l’ennemi quelques vuitures qui le retardent et qui permettent de renforcer les atteluges.
L'on s’effurce ensuite de gagner une ferme ou un village dans lequel on s’enferme. On continue à s’y défendre pour lasser l'ennemi et puur attendre du secours.
Si le terrain ne présente pas de village ou de ferme à portée, on forme le pure. Si enfin on reconnaît l’impossibilité de sauver son convoi, on s’efforce de le détruire.
Pour les convois de bateaux, l’escorte peut être embarquée ou suivre par terre.
Pour les convois de prisonniers on les fait coucher en cas d’attaque. On ne laisse pour les garder qu’un petit nombre d’hommes, et on emploie la plus grande partie du détachement à repousser l'ennemi. |
S'il s’agit maintenant d’attaquer un convoi, au lieu de le défendre, on divise le corps d’attaque en quatre fractions.
La première attaque la tête.
La seconde la queue.
La troisième le centre.
La quutrième sert de réserve.
A la tête on s’efforce d’arrêter le convoi ; au centre de le couper en deux,
Le meilleur moment pour attaquer le convoi est le matin, quand il part, et qu’il se met en ordre ; ou bien à la grand’halte,
ne z:
quand les troupes se reposent et que les chevaux sont à l’abreu. voir ; ou bien encore au ;:assage d’un défilé ; enfin le soir vers ln fin de la journée.
Des embuscades et des surprises, —Ce sont des attaques subites et imprévues, dans lesquelles on supplée au nombre par la ruse.
Le secret est la première condition de ces opérations.
Dans les embuscades, on attend l’ennemi ; dans les surprises on va le chercher.
On tend des embuscades pour arrêter un courrier, pour enlever une patrouille, un officier voyageant isolément, etc., etc.
On cherche à surprendre un noste, un village, une troupe, un cantonnement, etc.
Les terrains coupés d’accidents sont les plus propres à ce genre d'opérations.
Où marche ordinairement de nuit, avec précaution, avec défense de fumer. On dirige la marche par les chemins les moins fréquentés. On cherche à ne pas être aperçu des habitants.
Pour les embuscades, l’infanterie, qui peut être cachée facilement, est la meilleure arme à employer.
On choisit pour une embuscade un point où la route présente quelques difficultés, un gué, les auords d’un village, un défilé, ete.
Il faut que le lieu choisi soit assez spacieux pour contenir les troupes, assez écarté des communications pour ne pas être éventé, assez couvert pour que la troupe n’y soit pas uperçue de loin.
On s’éclaire au moyen de quelques sentinelles placées dans des maisons, des greniers, sur des arbres touffus, etc.
Pour l’action, la troupe se divise en trois sections, l’une attaque en tête, l’autre en queue, la troisième sert de réserve.
Des contributions. —On lève des contributions en pays ennemi. On emploie alors un détachement comprenant les trois armes.
L’artillerie produit par sa seule préseuce un grand effet moral.
Quelquefois on emploie seulement de la cavalerie et de l’artillerie.
Il y a deux manières de procéder pour lever des contributions: lo. On visite successivement chaque centre de population, e Penveloppant pendant l’opération ;
. 20. On ment da réserve.
Quelqt de march dant lesq détachem Quand avant du les habita influents,
Si l’on maintenir
Des fou Les fourra la nourrit
de chauffa Ilya de Les four Les four
Pour les On l’expér on fait fau nissent.
On établ ger, puis < rendent sut
On les « se joignent
Pour le f vail prélin fourrage.
est utile à |
On ne fo
moindre à «
nt à l’abreu- » soir vers la
jues subites ar la ruse.
surprises on
our enlever tc.
troupe, un
| à ce genre
avec défense es moins fréints,
achée facile-
pute présente
n défilé, ete.
contenir les s être éventé, de loin.
ées dans des
’une attaque
pays ennemi.
S armes.
ffet moral.
e l’artillerie.
ontributions:
opulation, €’
. 20. On divise son détachement en fractions, qui vont simultanément dans chaque bourg ou village. On reste au centre avec une réserve.
Quelquefois on lève des contributions à quatre ou cinq journées de marche de l’armée. Ce sont alors de petites expéditions pendant lesquelles on marche d’après les règles prescrites pour les détachements.
Quand il s’agit de faire contribuer un village, on se porte en avant du village, du côté de l’ennemi, on l’enveloppe pour empêcher les habitants d’en sortir. On enlève le maire et quelques habitants influents, et, par leur intermédiaire, on fait fournir la contribution.
Si l’on est obligé d’employer les moyens de rigueur, on doit maintenir sévèrement la discipline.
Des fourrages.—Les contributions servent à obtenir de l’argent. Les fourrages ont pour but de se procurer les denrées nécessaires à la nourriture des hommes et des chevaux, ainsi que la paille, le bois de chauffage, etc,
Il y a deux espèces de fourrages :
Les fourrages au vert ; Les fourrages au sec.
Pour les premiers on reconnait d’avance le terrain à fourrager. On l’expérimente pour en connaître le rendement. Et pour cela on fait faucher de petites portions, afin de voir ce qu’elles fournissent.
On établit donc d’abord ce que doit produire le terrain à fourrager, puis on commande le nombre voulu de fourrageurs qui se rendent sur le terrain avec leurs sabres seulement.
On les couvre par une escorte. En cas d’attaque les fourrageurs se joignent à l’escorte.
Pour le fourrage au sec, on fait, comme précédemment, un travail préliminaire, afin de connaître le produit approximatif du fourrage. Il ne faut pas affamer le pays, et en prenant ce qui est utile à l’armée, on doit laisser le nécessaire aux habitants.
On ne fourrage qu’un village à la fois, pour avoir un espace moindre à couvrir.
On maintient sévèrement la discipline. On emmène un détachement de gendarmerie pour arrêter les maraudeurs.
Des reconnaissances.
Les reconnaissances appartiennent aux petites opérations, c’està-dire aux opérations journalières qu’accomplissent, autour d’une armée, des détachements ayant pour but d’assurer sa sûreté ou ses approvisionnements.
Elle rentrent, comme les petites opérations, dans l’instruction militaire que doit posséder une armée avant d’entrer en campagne.
On entend par reconnaissance l’appréciation des positions et des mouvements de l’ennemi, ou bien encore, l’exploration d’une localité dont on veut connaître les accidents naturels, les produits et les ressources.
Il y a par suite deux sortes de reconnaissances.
Les unes qui sont relatives à la connaissance de l’ennemi.
Les autres qui s’appliquent au terrain.
Le service en campagne distingue trois espèces de reconnaissances :
lo. Les reconnaissances journalières ;