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La clurté et la simplicité de la rédaction

40, Enfin l’exactitude scrupuleuse des faits, en distinguant ce que l’on a vu soi-même de ce que l’on a appris par les autres.

On copie toujours, en tète d’un rapport, l’ordre que l’on a reçu pour l’exécution de la reconnaissance, et qui en indique le but. Ce rapport est généralement très-succint, ure ou deux pages.

Ce mémoire se divise en plusieurs parties, que nous allons passer successivement en revue.

La première purtie est relative à la description de l’ensemble du terrain. On indique ensr1te quelles sont les limites. Et enfin son aspect général. On dit aussi quelques mots sur la nature du sol, sur le climat, les habitants, etc.

Un autre paragraphe relatif aux voies de communications,

Un troisième paragraphe est consacré aux cours d’eau; un quatrième est consacré aux centres de population, villes, bourgs, villages, hameaux, fermes, châteaux, moulins, muisons isolées, etc.

Enfin on examine les rôles qu’ils peuvent jouer dans les opératiuns.

Ils peuvent appuyer les opérations stratégiques comme place du moment.

Un cinquième article est consacré aux positions militaires. On appelle positions des espaces de terrain où les troupes s’établissent en y trouvant certains avantages pour leurs opérations ultérieures.

D’autres articles sont relatifs aux bois et aux défilés, sur lesquels on donne tous les renseignements possibles.

Reconnaissances journalières, —Les reconnaissances journa. lières s’appellent aussi pitrouilles on découvertes : patrouilles qui peuvent être offensives ou défensives.

L’objet des reconnaissances journalières est de s’assurer si, à la faveur des terrains couverts, montueux, ou d’autres circonstances de localité, l'ennemi ne prépare pas un mouvement offensif, une surprise ou une embuscade ; si ses avant-postes n’ont pas été mis en mouvement; s’il ne se passe rien dans ses camps ou bivouacs qui annonce quelques préparatifs de marche ou d’action.

Le service de ces reconnaissances se compose d’infanterie ou de cavalerie, suivant la nature du terrain; quelquefois des deux armes, mais agissant alors isolément et à distance. La cavalerie pousse au loin, l'infanterie sert de réserve et assure la retraite, en occupant un point important.

Les reconnaissances journalières observent les précautions suivantes :

10. Elles marchent avec une avant-garde et des éclaireurs. Ceuxci sont toujours par deux, de manière que l’un puisse aller reconnaître, et l’autre, au contraire, reste en arrière pour avertir ;

20. On marche lentement, en silence. On s’arrête souvent pour écouter. On évite soi-même toute espèce de bruit qui pourrait servir à avertir l’ennemi ;

30. Quand on duit revenir par le même chemin, on échelonne en arrière des postes ou des ordonnances, pour transmettre les nouvelles et pour se relier au système d’avant-postes. Quand on ne vient pas par le même chemin on ne laisse personne ;

40. Si l’on rencontre l’ennemi, il faut tâcher de l’observer et ne combattre que si l’on y est forcé ;

5o. Les reconnaissances ne s’engagent dans les vallées, villages, gorges ou bois qu'après les avoir fait fouiller par les éclaireurs et après avoir pris tous les renseignements nécessaires.

Généralement ces reconnaissances ont lieu avant le point du Jour. Toutes les troupes sont sous les armes en attendant leur rentrée,

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Il ne faut pas les prodiguer ni les recommencer aux mêmes heures et par les mêmes routes.

Il existe pour ces reconnaissances certains indices, par exemple, la poussière, l'éclat des armes, le nombre des feux de bivouacs, leur étendue, la couleur des uniformes, etc. L’habitude de la guerre apprend à tirer parti de ces indices. La théorie pourrait conduire à de graves erreurs.

Des reconnaissances offensives. —Elles ont pour but de reconnaître la position de l’ennemi, d’apprécier le nombre de ses troupes, leurs emplacements, leurs moyens matériels de défense, etc.

Pour cela on replie brusquement ses avant postes, et on menace sa position assez sérieusement pour le forcer à démasquer ses troupes, en les déployant en bataille.

Ces reconnaissances sont souvent des démonstrations, mais souvent aussi elles préludent à des attaques réelles et même à des batailles. On y emploie des quantités de troupes assez considérables, et toute l’armée est sous les armes pendant la durée de l'opération.

Des reconnaissances Spéciales, —Les reconnaissances spéciales sont celles qui sont faites dans un but déterminé.

Elles se divisent en reconnaissances topographiques et en reconnaissances statistiques.

Les reconnaissances topographiques s’appliquent aux formes du sol, à la description des lieux.

Une armée en position fait reconnaître autour d’elle toutes les voies de communications qui peuvent lui être utiles.

Au point de vue militaire, les communications sont de la plus grande importance. Elles servent aux mouvements des armées, au transport des approvisionnements. Elles deviennent des lignes l’opérations ou des lignes de communications, suivant qu’elles

sont perpendiculaires ou parallèles à la base d’où l’on purt.

C’est toujours d’après la distribution des routes sur le terrain que se combinent les mouvements stratégiques. Leur tracé, par suite de leur importance, doit être étudié avec soin.

2e seovae

Les voies de communication se classent généralement de la manière suivante. On distingue :

lo. Les routes ;

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