LE ET
sr LE Te rpm ar
= ef ep mr 0
ss ges
maintenant la partie stratégique du rôle que joue le terrain à le guerre. Nous y reviendrons.
Sur un théâtre d’opérations, les troupes conservent entre elles des relations que l’on appelle relations stratégiques, et dont on tronve l'application dans les marches,dans les cantonnements, dans certains bivouacs, chaque fois enfin que l’on est à portée de l’ennemi sans être à sa vue.
Ces relations doivent être telles que les différentes fractions d’une même armée s’appuient mutuellement, couvrent leurs lignes de retraite, qu’à toute heure «1 tous les jours ils soient prêts à combattre, et qu’enfin ils puissent se concentrer avant l’ennemi, sans que celui-ci trouve le moyen de se glisser entre eux pour accabler une fraction isolée.
Les différents corps s’appuient alors par la position relative qu'ils occupent les uns par rapport aux autres.
Ainsi pour une armée un peu considérable, et dans des conditions moyennes, les différentes divisions seront à deux ou trois heures de marche, c’est-à-dire à deux ou trois lieues les unes des autres. Nous supposons des conditions moyennes parce que, évidemment, ces distances varieront suivant le terrain et suivant l’éloignement de l’ennemi.
Les combi raisons stratégiques sont celles qu’un général conçoit et applique sur un théâtre d’opérations.
Les manœuvres stratégiques sont les moyens d’exécution de com-
binaisons.
Ainsi, comme nous l’avons dit, les combinaisons stratégiques s’établissent d’après des cartes générales :
# J’ai pondu sur la carte ” écrit Napoléon, dans un langage trivial mais pittoresque.
Ces combinaisons son’ basées sur un calcul de temps, de vitesse et de distance, ainsi que sur l’appréciation des manœuvres probables de l’ennemi.
C’est une sorte de calcul de probabilités, où l’on ne laisse at hasard que la part la plus petite possible, et au moyen duquel on estime les chances de succès ou de revers.
Nous prenons comme exemple de combinaisons stratégiques, celle de l’empéreur Napoléon, contre l’armée de Silésie en Février 1814.
Après l'armée Bohême ;
Le9F manière :
Le ler
Le 2e c
Le 3e c Les 4e L’armé
de rayon € armée pot résolution, L’empe:
quence ; il lo, Il ce arriver à C divers corp 20. Iles chir les dis 30. Il ca difficultés « diverses nat 40. Enfir ordres de ca le commenc donnés tard
Voilà les
E Silésie.
Il lexécut Il part le Le 10 au:
3e corps enn Le 11,il dans l’aprèsteau-Thierr
orrain à la
entre elles nt on trouve lans certains ennemi sans
es fractions | leurs lignes ient prêts à nt l’ennemi, re eux pour
elative qu'ils les conditions ois heures de s des autres.
évidemment, l'éloignement
ral conçoit et
tion de com-
stratégiques langage tri-
ps, de vitesse res probables
ne laisse at en duquel on
égiques, celle
Février 1814.
Après la bataille de la Rothière, l'Empereur est à Nogent, l'armée de Silésie descend la vallée de la Marne, l’armée de Bohème est encore à Brienne.
Le 9 Février, les corps de l’armée de Silésie sont répartis de la manière suivante :
Le ler corps, Sacken, est à la Ferté ;
Le 2e corps, York, est à Château-Thierry ;
Le 3e corps, Alsuvief, est à Champ-Aubert ;
Les 4e et 5e, sont à Châlons.
L'armée de Silésie se trouve dispersée sur un espace de 50 milles de rayon en présence de l’empéreur, et concentrée à Nagent. Cette armée pouvait se réunir, mais il fallait de la promptitude et de la résolution. Jusqu’alors elle n’en avait pas beaucoup montré.
L'empereur établit alors sa combinaison stratégique en conséquence ; il la base sur les éléments dont nous avons parlé :
10. Il calcule la distance que les troupes auront à parcourir pour arriver à Champ-Aubert, et en même temps les distances que les divers corps ennemis devront parcourir pour se concentrer ;
20. Il estime le temps nécessaire aux diverses colonnes pour franchir les distances indiquées précédemment ;
30. Il calcule la vitesse de chacune d’elle, en tenant compte des difficultés du terrain et des allures ordinaires aux troupes de diverses nations ;
40. Enfin, il suppose que Blücher, à son approche, donnera des ordres de concentration ; mais se fondant sur ce qui a eu lieu depuis le commencement de la campagne, il pense que ces ordres seront donnés tardivement et qu’ils seront exécutés mollement.
Voilà les bases de sa combinaison stratégique contre l’armée de
L Silésie.
Il exécute de la manière suivante :
Il part le 9 dans l’après-midi.
Le 10 au matin, il débouche de Pont-Saint-Prix, et accable le 3e corps ennemi à Champ-Aubert.
Le 11,il bat Sacken à Montmirail, dans la matinée, et York dans l’après-midi, Sacken revenant de la Ferté et York de Chà-
teau-Thierry.
194 TRAIÎTÉ D'ART
Le 12, il les pousse tous deux sur Château-Thierry et leur livre plusieurs combats heureux.
Le 13, il les rejette au-delà de la Marne.
Le 14, revenant sur ses pas, il accable à Vauchamps les deux derniers corps de Blücher, qui se sont avancés pour soutenir le reste de l’armée, mais qui ont marché lentement.
Ainsi, en cinq jours, les cinq corps de l’armée de Silésie, placés dans de mauvaises relations stratégiques, ont été accablés par suite d’une bonne combinaison et de bonnes manœuvres stratégiques.
Introduction à la grande tactique.
La tactique, en général, est la science des manœuvres.
Elle se divise en deux parties :