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légions alliées. Une légion en bataille présentait un front d'environ 240 mètres et une profondeur de 60.
Les armes défensives du légionnaire était le grand bouclier demi-bombé et en forme de tuile, le casque, la cuirasse et l’ocrea.
Les armes offensives étaient l’épée espagnole à la lume courte, droite, tranchante des deux côtés, et le pilum, servant à la fois de nvelot et de pique.
Voi:, quelle était la tactique romaine. Nous avons dit plus haut que l'ordre de bataille présentait trois lignes de manipules.
Dans chaque ligne, les manipules étaient séparées par des intervalles égaux à leur front, et leur ensemble présentait une disposition en échiquier (Fig. 1, pl. 1.)
Fie, 1, P, 1, 7 5 3 1
En avant des lignes se trouvent les velites.
Ceux-ci couraient en avant en tirailleurs, harcelaient l’ennemi à coups de traits et entamaient le combat. Puis quand les lignes opposées s’approchaient et en venaient aux mains, ils se retiraient en arrière.
Les hastaires couraient ensuite sur la ligne ennemie, lançuient leurs javelots à douze ou quinze pas, mettaient aussitôt l’épée à la main et engagaient le combat corps à corps.
Les derniers rangs soutenaient les premiers et remplaçaient successivement les hommes blessés, tués ou fatigués.
Les princes combattaient de la même manière et succédaient aux hastaires quand ceux-ci étaient épuisés.
Les triaires se tenaient en réserve un genou en terre et couver!s de leurs boucliers.
“’ils voyaient que les princes lâchaient pieds, ils se relevaient aussitôt, ralliaient les princes et les hastaires, les recevaient dans leurs rangs, formaient une espèce de phalange serrée et marchaient en avant. L’ennemi, épuisé par deux combats successifs, tenait rarement contre cette troisième attaque.
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