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Ce geure de combat était évidemment basé sur les mêmes principes que nos batailles modernes, où l’on présente à l’ennemi deux lignr- “* une réserve.
Quan. a. système de guerre des Romains, il consistait à camper près de l’ennemi, sans rechercher les positions, parce que leurs camps fortifiés leur en tenait lieu.
Lorsqu'il s'agissait de combattre, l’armée sortait de son camp, situé à peine à quelques arpents de l’ennemi.
Le général romain haranguait ses troupes pour les animer au combat, et l’action s’engageait comme nous l’avons dit plus haut.
Dans les marches, les armées consulaires marchaient ordinairement sur dix hommes de front et assez serrées pour n’occuper que 15 ou 16,000 mètres de profondeur.
La journée moyenne de marche était de sept lieues. On partait à trois heures du matin, on arrivait à dix. Il restait alors le temps d'établir et de fortifier le camp.
Tel est le tableau abrégé des institutions militaires du peuple romain ; depuis Camille jusqu’à Marius, c’est-à-dire pendant les beaux temps de la république. On en trouve les principaux traits dans Polybe, César, Tacite et Végèce.
Nous entrons maintenant dans la troisième période, celle du moyen-âge, période d’anarchie, de ténèbres et de décadence, du Ve siècle au XIVe.
L'art militaire est tombé avec l'empire romain. Les barbares, et parmi eux les Francs, ne doivent leurs succès qu’à leur courage, à leur impétuosité, et surtout à la lâcheté des Romains de la décadence.
Les conquêtes des barbares amènent le système féodal, où les armées, composées principalement de cavaliers bardés de fer, se d's'inguent surtout par la prouesse, la force corporelle, et les actions individuelles.
Cependant l’on trouve aussi dans les armées de cette époque des éléments d’organisation, tant il est vrai que l’art militaire est indispensable, et qu’il est impossible de remuer des masses d’hommes, sans principes, sans théorie, en un mot sans une science de la guerre.
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Une armée du moyen-âge est ordinairement divisée en plusieurs batailles, trois, quatre ou cinq, représentant les différentes lignes de nos armées modernes, ou bien les diverses parties de nos ordres de bataille, ailes, centre ou réserve.
Chaque bataille est composée d’un certain nombre de bannières, 15, 20 ou 30, comprenant un certain nombre de lances et correspondant à nos escadrons.
L’infanterie est organisée en bandes, routes ou enseignes. Elle ne joue qu’un rôle secondaire.
Charlemagne, peut-être, eut,au commencement de cette période, des armées mieux organisées, mais l’histoire ne nous a rien laissé à ce sujet.
Voilà les principaux traits que présente l’histoire de l’art militaire pendant cette période. ù
Joinville et Froissard sont les principaux historiens de cette période.
Les événements de guerre les plus remarquables sont : Les guerres de Charlemagne, les invasions des Normands, les croisades et les guerres des Anglais. Malg-:* leur importance historique, ces événements offrent peu d’intérê, sous le rapport de l’art.
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