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L. nent gépriries

de marche. Cette distance est, du reste, proportionnée à la pro. fondeur de la colonne ; elle est généralement égale à cette profon. deur, muis elle varie pourtant en raison de la nature du pays et des opérations. On rapproche l’avant-garde quand on s’attend à com. battre, quand le pays est couvert, quand il fait du brouillard; or s'éloigne dans le cas contraire.

Il n’y a pas de règle absolue.

Quant à sa composition, cette avant-garde comprend générale. ment les trois armes ; elle comprend de la cavalerie légère, qui est destinée à éclairer au loin ; de l’infanterie, pour lui servir d'appui et pour occuper les accidents naturels, destinés à couvrir les déploiements ; enfin de lartillerie, pour renverser les obstacles tenir l’ennemi éloigné et donner à la résistance de l'avant-garde des chances favorables.

On y attache aussi des sapeurs, qui réparent les routes, percent les haies, jettent des ponts sur les ruisseaux, etc.

Les troupes que l’on emploie à l’avant-garde doivent être relevées fréquemment, parce que ce service aguerrit les hommes, mais les fatigue beaucoup.

La force de l’avant-garde varie du ;: au 4, de la colonne et dépend encore de la nature du pays et de celle des opérations.

Pour un corps de 30,000 hommes, l’avant-garde pourra être composée d’une brigade de cavalerie légère, d’un régiment d’infanterie, d’une batterie d’artillerie et d’une ou deux compagnies de sapeurs ; elle marchera à sept ou huit milles de la tête dela colonne.

Le rôle de l’avant-garde est d’éclairer la marche de la colonne, de préparer et de couvrir ses mouvements ; elle nettoie la route, s'empare des défilés importauts, fuit des prisonniers, recueille des renseignements, répare les mauvais pas, où tout au moins €L donne avis, enfin permet par sa résistance aux troupes qui suivent d'occuper une position favorable et de faire leurs dispositions pour combattre.

L’avant-garde détache devant elle une pointe d'avant-garde, qui fait fouiller le terrain tout autour d’elle par de petites patrouilles de trois ou quatre hommes.

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Elle s’entoure d’un réseau d’éclaireurs, qui se rejoignent à ceux du corps ile bataille, de sorte que tout le corps d’urmée marche comrie environné d’une atmosphère de sûreté.

La colonne marche dans lordre suivant : en tête, l’infanterie, deux batteries d’urtillerie sont placées entre le premier et le deuxième régiment de la tête de la colonne. Cette disposition permet à l'artillerie de déployer rapidement, de prendre position, de repousser une attaque soudaine, et en même temps de couvrir le déploiement du corps d’armée.

Chaque batterie n’a qu’un caisson par pièce ; les autres voitures marchent avec les bagages. Ceux-ci siivent ordinairement Pinfanterie, ou bien sont rejetés'à deux on trois miles en arrière, avec une escorte particulière.

La cavalerie suit les bagages de l’armée quand ils sont placés directement derrière l’infanterie.

Dans tous les cus, cette partie de la cavalerie qui n’est pas employée à éclairer, suit toujours l’infanterie et ne la précède pas. Elle est ainsi moins exposée à une attaque soudaine, et à entraîner l'infanterie avec elle, si elle se trouvait renversée, ce qui est arrivé en maintes occasions.

À la suite du corps de bataille, vient l’arrière-garde. Dans une marche en avant, elle a peu d’importance ; elle est particulièrement chargée de la police sur les derrières de Ja marche, elle ramasse les traînards, les déserteurs ; elle protége les bagages, elle se compose ordinairement de quelques pelotons de cavalerie légère et de gendarmrrie.

Puis viennent les flanqueurs qui marchent à dr‘it et à gauche du corps de bataille ; ce sont des troupes légè:es d'infanterie et de cavalerie, formant une sorte de chaîne, à quelque distance de la colonne. Quelquefuis on leur donne une ou deux pièces d'artillerie, quand ils doivent occuper un pont ou un défilé ; ils se relient aux éclaireurs de l’uvant-garde, de manière à compléter une chuîne autour de la colonne,

L’infanterie, placée en flanqueurs, sert généralement d’appui, la cavalerie se porte au loin,

. , °\ NEA Les flanqueurs suivent des chemins, des sentiers, etc.; parfois ils

marchent à travers champs, au milieu d'obstacles de tous: genres ; ils explorent le terrain et donnent avis de la présence de l'ennemi ; ils doivent tout voir, tout examiner ; ils fouillent les ravins, les bois, visitent les maisons, etc.; ils gagnent les sommités pour voir au loin, sans toutefois se montrer eux-mêmes.

Pendant la nuit, ils se rapprochent de la colonne, et les oreilles, dit Xénophon, doivent alors remplacer les yeux.

Le nombre des flanqueurs dépend de la nature du pays. Peu nombreux en plaine, ils le deviennent d’avantage daus les pays accidentés et couverts. Leur service étant très pénible, il faut en employer aussi peu que possible et les relever fréquemment.

Tel est l’ensemble de la marche d’une armée.

Des marches stratégiques de flanc.—Les marches stratégiques de flanc s’exécutent sur le théâtre d’opérations à portée de l'ennemi.

Elles ont pour caractère principal de présenter à l’ennemi le

tianc des colonnes.

Leurs inconvénients sont :

lo. De découvrir les lignes de retraite de l’armée ;

20. De s’exécuter généralement par des chemins de traverse plus difficiles que les routes ;

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