‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 2 sur 113 · IV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

IV AVANT-PROPOS

D^un autre côté , les tentatives que les plus illustres savans n'ont pas dédaigné de faire, pour parvenir à la solution de diverses questions relatives à Tartillerie , n"ont encore conduit qu'à des résultats peu applicables ou que Texpérience est loin de justifier.

Si Ton analyse tout ce qui nous a été transmis sur les motifs qui ont guidé les constructeurs les plus habiles , on voit que malgré les tçavaux et les mémoires de Vallière et de Gribeauval , malgré les expériences de Robins , de D'arcy et d'Antonj et les écrits de S*-Auban , de Ducoudrai , de Schéel , de Morla , de Scharnhorst et autres , les connaissances de Tartilleur ne forment point un ensemble , dont toutes les parties soient liées entre elles d'une manière rationnelle. Quoique ces auteurs aient discuté les avantages et les inconvéniens que présentent divers genres de construction , et qu'ils aient cherché à déterminer les conditions générales auxquelles tout système de bouche à feu et d'affût doit satisfaire, on manque cependant d'un traité raisonné qui donne des règles sûres, pour la construction des différentes parties du matériel de l'artillerie et pour son emploi le plus avantageux à la guerre.

Le besoin d'un semblable travail s'est surtout fait sentir en France, lorsqu'on a voulu améliorer les parties du matériel existant, que l'expérience de 25 années de guerre continue avait fait reconnaître défectueuses , ou qui ne remplissaient qu'imparfaitement leur objet. Aussi après i8i5, il y eut une longue hésitation sur la marche qu'on devait choisir

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