‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 24 sur 113 · NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMBRE

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UnONS CUBABIKBS.

98 Tabi-sav de la justesse du tir des canons carabinés, relativement au calibre et à la longueur.

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De la comparaison de œs divers résultats, on peut conclure, que les canons rayes en hélice ont sur les canons lisses un avantage constant , sous le rapport de la justesse du tir j et qu^ils remportent d^autant plus que la distance du but est plus grande ; cet avantage parait plus sensible iivec les canons de petite longueur.

96. Llnclinaison qu^on donne aux hélices des armes Irayéès est dTune grande importance pour la justesse du tir ; |V>h a vu que quand les rayures ont une inclinaison mille ^ |c^est-à-dire quand elles sont droites y leur effet peut être jbuisibic ^ si , au contraire , Tinclinaison des hélices est très- |;ranâe, la balle, fortement pressée contre les rayures let ne pouvant prendre brusquement le knouveinent de irotation nécessaire pour en suivre la direction , se découpe Isur les saillies et parcoilrt le canon sans prendre le mouvement de rotation relatif à Finclinaison ; de plus elle éprouve une déformation nuisible à la justesse du tir.

Eiître ces deux limites, il existe une inclinaison la |)Ius favorable à la justesse de tir; cette inclinaison doit varier en sens inverse de la vitesise communiquée aux l>àlles , et lorsqu^oh veut obtenir les vitesses nécessaires pour Tefficacité du tir des armes à feu de guerre, qui lancent des projectiles d^un métal aussi mou que le plomb, rinclinaison la plus favorable est assez faible, ainsi qu^on |)eut le voir par les résultats suivans obtenus dans des expériences qui donnent en même temps Pinfluence du nombre des hélices.

Tjbib^v de la justesse du tir des armes cartAùiées , relativement au nombre et au pas des hélices.

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8o ARMES PORTATIYES.

Diaprés ces expériences , on voit que , pour les charges employées dans le tîr y il n^ a pas de différence bien sensible, relativement à la justesse du tir; le pas de 6°", hauteur moyenne, donne à la balle, à sa sortie, une vitesse de rotation de 55 a 60 tours par seconde. Ce n'^est pas à une si faible inclinaison qu^on s^était borné jus-* quHci *y les hélices des anciennes armes rayées avaient généxâlement un pas plus petit, qu'ion fixait ordinairement aux deux tiers de la longueur du canon ; cette règle a pu convenir pour de très-faibles vitesses, comme dans les anciens tirs à Tarquebuse.

97. Influence des rayures sw* la vitesse des balles* Les hélices tracées dans Pintérieur dW canon, produisent dVutres effets que la justesse du tir , la résistance que les balles forcées éprouvent dans Tintérieur des canons , par suite du frottement contre les parois de Tamc sur lesquelles elles se moulent, en retarde le mouvement, et cela , doutant plus que les impressions sont plus profondes; la poudre, dont Tinflammation est loin d'hêtre instantanée , se combure en plus grande partie avant que le projectile se soit beaucoup déplacé, et Ton peut obtenir le même effet en employant une moindre charge ; on doit même le faire dans les armes rayées en hélice, afin que la tension des gaz , qui devient plus considérable, ne puisse faire déchirer le canon.

Mais, dW autre côté, la résistance due au frollement de la balle contre les parois , diminue la vitesse dans Pâme , aussi doit -on, avec les armes rayées, et surtout avec celles qui le sont en hélice, tirer sous de plus grands angles de projection comme le montrent les résultats suivans du tir.

CAitons CAMBlirës.

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8a ARHES PORTATIVES.

98. Comparaison du tir des canons carabinés avec celui des canons qrdinaires. Pour charger les carabines, on ne peut pas faire glisser la balle comme pour les fusils, il faut la chasser de force avec une baguette plus solide et à coups de maillet, ce qui exige un temps plus considérable i la lenteur du tir qui en résulte peut , dans beaucoup de circonstances, annuler les avantages de la justesse et restreint Temploi de cette esp^e d^arme.

Pour atteindre aux grandes distances, une grande justesse de tir est nécessaire; dans ce cas, comme on Ta "VU, remploi des armes carabinées est avantageux, îl en est de même pour des buts de peu d^étendue ; mais , dans le cas de petites distances ou de buts de grande étendue, comme le front d^unc troupe, Tiàfériorité de la justesse du tir des armes ordinaires peut être compensée par le plus grand nombre de coups qu^on tire dans le même temps ; cette compensation a lieu lorsque le rapport du temps nécessaire pour charger et tirer la carabine et le fusil, est égal au rapport inverse de la justesse du tir de ces .deux armes sur un but dotmé et pour la distance à laquelle il est placé. Alors , dans le même temps , le but sera touché un même nombre de fois par chaque arme, c^est-à-dire, qucf Fefficacité du tir sera la même, et il n^ aura de différence que dans la consommation des munitions ; mais , quand Fétendue du but ou les distances sont telles, que le rapport de la justesse de tir de la carabine à celle du fusil est plus grand , il sera avantageux d^employer la première de ces armes ; dans le cas contraire, on devra préférer le fusil. Ce rapport est donc indispensable à connaître pour déterminer la valeur respective de ces deux armes.

CANONS CAKABIHÉS. 83

ï9- Tableau de la justesse de tir des canons ordinaires , lisses et rayés, relativement à l'étendue du but.

Suite (lu T^aieji/ do la justesse de tir, etc-

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Tableau du rapport de justesse du tir de canons rayés et de canons lisses.

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