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CANONS CA&ABINSS.
On voit ainsi que Tavautage de la carabine rayée sur le fusil , est d'hantant plus grand que le but est plus éloigné ou qu^il a moins d^étcndue , c^est donc dans ce cas qu^^elle pourra être employée avantageusement : tel est celui du tir sur des hommes isolée et if^de grandes distances ; mais le fusil a presque autant de justesse , lorsque le but est rap-^ proche et très-étendu, cas qui se présente le plus souvei^t dans les feux d^înfanteric contre les troupes qui ofirent un but d^une grande étendue , et contre lesquelles Tefficadté j dépendant alors de ia rapidité du tir , est d'hantant plus nécessaire qu^elles sont plus rapprochées.
Le temps nécessaire au chargement de ces armes est donc d^une haute importance pour décider de leur emploi, aussi dès qu'ion a fait usage d^une cartouche pour charger le fusil , tandis qu^avant on introduisait la poudre et la balle séparément, la carabine n^a plus eu autant d^avantage et elle cessa d^ètre employée dans plusieurs corps de troupes.
U serait donc très-important de diminuer la durée du diargement de la carabine pour pouvoir en faire un usage plus général , on a cherché à le faire par plusieurs moyens, dont un des principaux est le chargement par la culasse , qui fait éviter la longue et di£Scile opération d^introduire la balle et de la chasser de force avec un maillet, jusque sur la charge.
100. Chargement par la culasse» Les modes de char* gement par la culasse peuvent se diviser en trois groupes , dVprès la position de Fouverture par laquelle on intro* duit la diaige dans le tonnerre.
Le premier comprend les mécanismes dans lesquels cette ouverïiire se présente sur la partie supérieure dn canon.
Le second , ceux qui découvrent la tranche postérieure du tonnerre.
86 AftMES PORTATIVES.
Le troisième , ceux dans lesquels le tonnerre se sépare du canon et découvre sa tranche antérieure.
Dans le premier , est compris celui qui est attribué au maréchal de Saxe; le canon est d^une seule pièce, une vis multiple ab (Fig. 3i), fe traverse perpendiculairement à sa longueur ] on la retire en faisant tourner la sousgarde b c dj elle découvre une ouverture a au tonnerre ^ par laquelle on introduit la balle et la charge ; on tourne la vis dans le sens opposé pour fermer le tonnerre.
Dans le deuxième groupe, la culasse se sépare du canon , dont elle laisse à découvert la partie postérieure , pour qu^on y puisse introduire la charge ; on referme ensuite le canon à Faide d^'un mécanisme particulier. Cette opération: peut avoir lieu par un mouvement de rotation autour d^un axe parallèle au canon, comme dans le fusil de Julien Leroi , ou perpendiculaire au canon , comme dans les fusils Robert et Lefaulcheux , dont on parlera plus loin.
Le troisième mode, qui date du premier emploi delà poudre , consiste à renfermer la charge dans une boite b^ (Fig. a4) qui s^engagc dans le canon a , comme cela a lieu dans le fusil de rempart actuel , et qu'ion fixe dans cette position à Faide d^un coin ou dW autre mécanisme.
Ces différens mécanismes présentent tous Finconvénient d'^avoir dans la partie du canon où les gaz ont le plus de tension , des assemblages mobiles qui offrent des issues à ces gaz , ou exigent des ajustages trop précis pour pouvoir jouer lorsqu'ils ont été encrassés par le tir des premiers coups. Ces ajustages, par leur mobilité, peuvent mène, dans certains cas, nuire à la régularité des effets comme cela a été remarqué dans quelques expériences particulières.
Le chargement par la culasse procure plus de promp> titude dans le tir ordinaire , et sa durée n'^augmente pas
CAlïONS CAHABINÉS. 8^
dans le lîr à balle forcée, il permet de charger facilement dans des positions gênées , ou en restant couché et sans danger de se découvrir , conmie cela peut.se présenter pour des sentinelles avancées , dans Tattaquedes places.
Ce mode dispense de Temploi de la baguette et ne laisse pas craindre que le soldat se blesse contre la baïonnette en chargeant Parme, ou que le coup parte si le chien s^abat pendant cette opération. Enfin, la longueur du canon n^est plus limitée par la taille du soldat.
1 01. Depuis quelques années, il a été essayé un grand nombre de modes de chargement par la culasse , parmi lesqueb ceux des fusils Lefaulcheux et Robert ont attiré Fattention des tireurs et ont été soumis à des expériences récentes. Dans ces fusils, le canon est ouvert aux deux bouts et fermé pour le tir, par une pièce qui s^applique contre la tranche du tonnerre et remplace la culasse. A cette extrémité , le canon est fraisé intérieurement pour recevoir la balle et la cartouche, de telle sorte que, lors* que la balle arrive dans Tautre partie du canon , elle est naturellement forcée.
Ce qui distingue le fusil Lefaulcheux des autres armes de cette espèce , c^est qu on est parveni» à parer aux fuites de gaz , tout en conservant de la simplicité à Tassemblage de la culasse et du canon, par Temploi d^une calotte de cuivre emboutie et qui, s^appuyant sur le fond de la culasse , remplit ici le même o£Sce que les pièces de cuir qu^on adapte aux pistons des pompes. Dans ce fusil, Fensemble de la crosse et de la culasse tourne autour d^nn axe horizontal a (Fig. 82) perpendiculaire aucanon^ et le ferme par un mouvement de bascule de bas en haut ; un mécanisme inférieure c, par une demi-révolution, fixe la crosse d au canon. Uamorce fulminante est une capsule adaptée à la cartouche, et dont on coiffe \gi cheminée ; la platine est une platine à percussion ordinaire.
86 ARMES POBTATIYES.
Bans le fusil Robert, le canon reste fixé à la crosse^ la culasse est mobile, elle se prolonge par un levier a b quW lève pour ouvrir le canon, et dont Textrémité antérieure presse un ressort k et arme la platine. On introduit la cartouche df (Fig. 33) qui porte à sa partie postérieure un petit cylindre d renfermant la poudre Âdminante ; on> abat la culasse a b pour fermer le canon. Pour faire feu, on presse sur une détente g qui laisse partir le ressort, dont Pextrémité A&it fonction de mar^ teau, frappe le petit cylindre et enflamme la charge.
Les dispositions adoptées pour ces deux fusils permettent de tirer rapidement. Le fusil Lefaulcheux à deux coups et les fusils Robert à un et à deux coups , tirent respectivement 5 coups 4 , 6 coups f et 1 3 coups par mi* imte. Ces vitesses très-grandes ont été obtenues dans un tir de peu de durée , sans viser ni ajuster ; mais quand on prend lé temps d^ajuster, elles se réduisent à moitié pour les deux premières armes , ou à une fois et demie celle du tir du fusil d^infanteiie. Cet avantage ne rachète pas les inconvéniens graves , pour des armes de guerre , de la complication et du peu de solidité de ces deux systèmes.
102. Chargement à balle aplatie, M. d'El vigne , officier d'infanterie, remarquant que quand on refoule une balle de plomb avec la baguette ordinaire , les diamètres perpendiculaires à Taxe du canon augmentaient , mit à profit cette propriété pour n'agir sur la balle que lorsqu'après avoir été introduite par la bouche, elle était arrivée à remplacement qu'elle devait occuper. De cette manière , en employant des balles offrant peu de vent , la baguette élargit assez la balle , pour qu'elle s'imprime dans les rayures ; alors le chargement de l'arme et le temps qu'il exige , restent à peu près les mêmes qu'avec le fu»l tH^linaire.
Pour que la balle puisse prendre facilement l'augmen^
CarOlfS GABAjBIllÉS. 8g
tatia» de diamètre fxit^ax^ie^ il ifs|t nfcemiye de la; soutenir «en* dessous ,fme npi appoji ■ moins compressible <{w U «Ittffgei doQtrkftgii^ semant d*«^lleurs écrasés par la pM^cilssm)L:eEi;ffp^ llpil JaiJi^llevi Bopr cfla, oo rétrécit la pattîd du fond.de IVnttie dieslioée à la ehaige, de manière qu^elle puisse arrêter .la balle.
La balle nVngmentant sensiblement de diamètre qu^aotant qn^âle est internent aplatie dans le sens du canon , on n'obtient qn^ui ftiUe effet par ce procédé, parce que la balle nV pas d^appui sous la partie inférieure corres- ' pondante à ^ cha^; d^un autre côté, le diamètre des' canons, et par suite le Tent, augmentant par Tusage,. bientôt la ÎMe n'Wt plus assez engagée dans les bélices , < pour les suiim , à inoins' qn^oil n^emploie des balles de plus ' en plus grosses* Cç procédé ne procurerait donc les aTanta^' ges du tir à bafle forcée qu^avec des armes ayant peu servi. ' M. de Poncharra a employé dans ce chargement, une petite rondelle en bois, dans laquelle la partie inférieure de la* balle est logée , pour lui servir d^appui lorsqu^on la refoule^ elq^i avait âié proposée4K>ur porter une capsule daùlea oaMoiiclftes .di^r/usils peroutpms. X^ap](atissemeQt produit alors est plus .cousidérable^Ja balle s^gage davantage daps Jeftfrayi^ içt rame remplit plus Ipngrtenips IVifiSLced^aimCià baUë forcées >
tfTne.strme clurabtnée a^ jdiaf^apt par œ pnn^içdév aussi napidefucHl. qn^râ ;fiisfl evdii^rev 1^ rem[4accirait avcq aTsntàga^^ sons Je.rappprjtdela j|istefl^e4e tir, tant que les rai^ijcs ne- seraient pas usées. par le service; mais sons le rapport dèirintensilé des effets, cette atrme lui est i^fé-r iriàm; icar«5 jusquVprésent^. la vitesse qu^elle .^ pv. com-r niuiiiqèer>i k* ibaUe nV$i:^ asse» Iprwde pour f^^ spn effica^téisioit suflSsanieidabs toutes les circonstances qui se piésentenfàb:la!giierEeoi:' . y^ >■> >,,
•' Cet iduirgoBiei^ à balle aplaliû dcnme autant ,4e jMStesse
la
90 ARHBS PORTATIVES.
que celui à balle forcée'dàns les carabines, pour les petites distances , et comme il déforme moins la balle , il a sur Tautre une supériorité marquée aux grande^ distances , ainsi qu^on le voit par le résultat du tir au chevalet d^unc carabine anglaise à balle forcée et dWe carabine k balle aplatie, sur un but carré de a" de côté.
Carabine à balle foro^.
Carabine à balle aplatie.
NOICBRE DES BALLES
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