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K6. ^et du tir à balles comparé à celui dutir à boulet. D'aprëa les résnitats des expériences citées précédenunMit, oa peut estimer poor toutes les distanœs, les avantages du tir à balles sur le tir à boulet ; ainsi, avec un canon de I2 et à la distance de Soo", on met la balles environ dans un but de i'jQO de hauteur sur i6™ de loitgueur, on de même étendue (jue le front d^ine troupe d^infitnterie de 3a files ; comme les hommes couvreut la moitié de la surface totale, on atteindra au luoins six hommes, tandis qu^avec un boulet , on nie peut atteindre au plus quVnc file ; le tir à halles mettra donc hors de combat à cette distance, au moins deux fois plus d'hommes que le tir à boulet sur une troupe déplf^éc sur trois rangs.
0Busi£Rs. I Sg
Le tir à baUes étant moitié moins efficace à ^So^y le boulet ne produira le même effet que dans le cas le plus favorable, où il emporterait une file entière^ et le tir à boulet ne sera supérieur au tir à balles, qu^à des distances plus grandes.
Les balles ne doivent pas être employées à des distances telles qu^elles ne conservent plus assez d^effiet pour mettre sûrement hors de combat les hommes qu^elles frappent; celles qui sont employées actuellement pour le tir de campagne, et dont le diamètre est le tiers de celui du boulet, conservent un effet suffisant jusqu^à 800™ pour le canon de 12, et jusqu^à 700"" pour celui de 8.
OBUSIBRS.
157* Projectiles creux. L^emploi de boites à balles en remplacement de boulets, dans le cas où Teffet des gros projectiles est plus que suffisant pour Fobjet quW se propose, procure, comme on Ta vu, Favantage de frapper en un grand nombre de points ; on peut obtenir le même avantage, non-seulement eu employant plusieurs projectiles réunis, qui se séparent à la sortie de la bouche à feu par le fait même de la projection , mais encore en faisant briser un projectile unique quand il est arrivé près du but; on y parvient en conservant une cavité intérieure^ lors de la &brication des projectiles, et en y renfermait une certaine quantité dépendre, dont Fexplosion, au mp^ ment opportun , brise les parois ; les éclats du projectile et les balles qui peuvent y être renfermées sont lancés dans différentes directions, blessent ou tuent les honmies et les chevaux quHls rencontrent, et brisent les objets matériels qu^ils atteignent.
158. Les anciens artilleurs avaient reconnu les avantages qu^on pourrait retirer de Temploi des projectiles
k6ô BODCH» A fEV.
éteûoLi ioé» S etâttalt de gittflâât diffictileâr ï samïoiitèr oan là inntiijitcy ponor icOr lairc pitiuuira dci eirots ocsi^ brùldtetM| ÈÊCàt 1^ iiMcEte amn âMgeteiuc pour m bflffëiié ffoù lié pirudént , ^^é pmxr PetnicttDi contre ieqoé . on les lançait. Il &llait d^abord (jue le projectSe résMtt ï Tèiitloffeir itt iâ cBai^ dârla bottdie à fea, et ne iikt hiÎÊttàpéïÏBAâeâa giût'èêhi^ ni par des batumeûitailfxéM^^^ Hme, et cpi4 n'édatât paa, ^snitié dTiÀW UJiftUiftUî àjMèttr tn>f> phtaiipte Ar fèa &né léfit'ilitériéilf î^ fl fiJndï éni(nftë attelé ' prtojecfflii'étnporIM àWc; lài fértcMi iffâéfftmiè Mieéchdùt lon^b'if arri- Tait à sa dëitfaiatiba. Oïl^esMya à $fliSreilte^ époqnéit de remplir tontes ces conditions ; mais Ton échoua pendant long-temps, et Ton n^y àÊtpêttienn complètement quVprès de long[S tàtonnemens. Les premiers essais ne paraisifilif^^ «iffijdiete ktt à%i^ dc^ Sàint'BdMtifteé en Corse, Miéit,'qÀdqtië dfieflTAtttèiAyftttdéQsdcfift^dtéPefiU gbtM ëèf^fàé TkàMÈà idVèntbb! <^ édbtà m Bàné^ lÈtBxAjixi ïiôiy ét'Pettpldi'dé projectffédi cteùx contre niitisbôMiè, en i388.
héi prétnéti projectiles crenx furent ftbriqués en bois , étt pierM et en cniVre; on les formait de detix hémîspbëMs ïéaûk par un ceide et par des davetteà (Fig. 53), àUtiremént 11 eût été difficile dé creuser leur vide interléui'; tels étaient les projectiles créU^ qui furent en îiitege éU Italie, vers le milieu du i S" siède (*). On dit Mé beattcdup de céS projéctilôs furent lancés aux sièges de Heîlsberg, en iS^o, de Méûères, en i5âi, de RhodjÉ», en iSl!!, et dé Boulogne^ en i54^. Vers la même êpôdjTiïe y on Coulait déjà les projectiles creux en métaux lisibles et Cas&ans , comme la fonte de fer et comme le
(*y Vàlttidus. i)e Re MiUlarù ref^ncè U7^ et Parisiù 1534, lib. x, tàb. 4(7«
OBUSIERS. f6l
broirze formé de trois parties de cuivre et d^une d^étain(*).
159. Pour établir la communication du feu, de Textérienr à Fintérieur des projectiles , oji employait soit une mèche, soit une fusée composée d^un cylindre creux en tôle, rempli d^une composition lente, amorcée avec du pul- \erin. Ce cylindre était percé de deux ou trois petits trous vers le centre du projectile , pour communiquer le feu à rintérieur» Tantôt la fusée métallique traversait le projectile de part en part ( Fig. 54 ) et était rivée à chaque extrémité sur la surface extérieure; tantôt le projectile n^avait qu^une ouverture ou œil, et la fusée, après y avoir été introduite, était vissée sur la paroi opposée, appelée culot (Fig. 55) ; de cette manière, la composition , tournée du côté de la charge , pour en recevoir Finilammatjloa n^éjtait pas chassée à Tintérieur par Teffet de Texplosion. Malgré ces dispositions et plusieurs autres es- ,sayées , comme les sabots cannelés ou percés de trous obUques (^^)^ les projectiles éclataient souvent dans Pâme de» bouches à feu , et Ton fut obligé d^adopter la méthode do placer la fusée du côté opposé à la charge.
160- Les projectiles creux prennent le nom de bombe, obus ou grenade, suivant les circonstances dans les-r quelles on les tire et suivant la manière dont on les emploie ordinairement ; les projectiles creux actuellement en usage , sont des sphères creuses en fonte de fer, percées dW œil ou lumière légèrement conique^ par lequel jon introduit la quantité de poudre nécessaire à TefFet qu'on veut produire^ et qu'on bouche avec une fusée tronc-conique en bois (Fig. 56 ) ; cette fusée sert à transmettre le feu à la charge renfermée dans le projectile , après un temps
(♦) Bîringuccio. Pirotechijia, Veneùa, 1340 et 1550, lib. x, cap. Yi , cart. 160.
(**) Simienowicz. Grand art d'artillerie. Francfort 1676, paç. 204.
l6a BOUCHES A FEU.
(lélcrminé, au irtoycn d^unb composition qui est contenue daus le canal cylindrique ou vide intérieur de la (usée , et qui prebd feu par Fexplosiôn des gas de la charge de la bouche à feu ; la combustion continue pëhdbtit le trajet dn projectile, et lorsquVlle est arrivée à Fautre extrémité, le fbu se communique à la chargé intériétit^. Les éelats dK^ prdjectiieiS erèux allant eit toa!i Sens et même en arrière , péuvetit atteindre Tennemi plftcé deririém des épaulémens ou dés replis de terraiit , où il ne pouirrait l*ètre par des coups directs.
» Ces projectiles peuvent encore séirvir à incendier, et pour cela, on y rcnfeniié, out^e lia poudre, des aftifices •destinés à <^t effet.
161 • Obus. Les projectiles creux qu*on lance à la manière des boulets se nomment obus (Fig. 5^). On fait usage d^'obttîB de di^rens calibres, suivant les circonstances pour lesquelles ils sont destinés. On désijghéle calibre des èbti^ de plusieurs manières; les plus gros le sont par leur diamètre , exprimé en mesures linéaires (anciennes) ; les autres plus petits, par le poids du boulet de fi>hte de même diamètre. En Allemagne, les projectiles creux Sont désignés par le poids du boulet de pierre de même calibre , et ce poids du boulet (stem) cotresj)ond au tiers environ du projectile plein en font^, de mente diamètre. Oh emploie dans le service de campagne, deux obus, Tun du calibre de 6*^, Taulre du calibre de 24, c'est-à-dire d'^un diamètre égal à celui du boulet de fônté de ce dernier calibre.
Dans la guerre de siège , où Ton peut fajre usage d'un matériel plus pesant qu'en campagne , et où l'on a besoin d'agir contre des obstacles plus résistans , on emploie un calibre plus fort , celui de 8^ ; il en est de même daus la défense des côtes, pour faire dans la muraille des vaisseaux ennemis l'effet des boulets de gros calibre et y produire
OBUSl£^. i63
des déehîrorUens p^r l^-explosion de la grande quantité de poudre qu^îU çoptiemaent , ind^peodamxpent des effets désastireux causée par les éclats et les matières incendiaires.
;P^ les p^ys trè^-8(ccîdeQtés et^d^ns ceux où il a'^exîste pas de ebemîus frayés , le matériel de guerre qu^on emplpie a bftsoiu d*étre]||rèSTléger, pour qu'oïl puisse être porté àl>ras et à. dos de mulets. L^expérieuce a montré que les jj«$ gros boulets dpnt on peut faire usfige dans ce cas, pré^nte^t trop peu de çbance d^att^indre ; les effets à produire noyant pas besoin d^Uiue grande intensité , on a jadiOpté , pour le matériel de.m^tit^Ae^ un obus du calibre de 13 , qui ipeut être tiré avec uue faible charge dans une bpudb^ à feu très-légère , et dont ]e^ éclats mvHtrient les effets et atteignéQt Tennemi caché par des replis de tcj?rain.