‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 53 sur 113 · TIR A BALLES DES OBUSIERS · texte numérisé non relu

TIR A BALLES DES OBUSIERS

174. Les boites à balles sont tirées avec les obusiers^ comme avec les Ibanons ; elles sont surtout employées aux petites distances pour lesquelles Fobus ne ferait que Pefiet d\in projectile plein. Elles ne peuvent pas être réglées comme celles des canons , relativement au nombre et au diamètre des baUes; car si on employait une boite à balles du canon de i^ avec Tobusier de montagne , elle serait d^un poids trop considérable par rapport à celui de la bouche à feu , et des balles d^un diamètre égal au tiers de celui des obus de & et de a^, seraient d^un poids plus considérable qu^il n^est nécessaire, et leur nombre trop petit pour le service de campagne. Pour rester dans l^s limites des grosseurs des balles qui produisent un bon effet, on a du, dans le premier cas, diminuer le nombre des couches, et dans le deuxième cas, augmenter le nombre des balles par couche.

Pour obtenir ce résultat, sans multiplier inutilement le nombre des numéros des balles , on compose la boite à balles de Tobusier de montagne de trois couches de sept balles , du canon de 12. Le nombre des couches n^est ainsi que moitié de celles des boites pour canons, leur poids n^est qu^unpeu plus fort que celui de Pobus et la boite pèse &". Pour les obusiers de campagne, on emploie les mêmes balles que celles des canons correspondans , c^est-à-dire , celles du canon dé 1 2 pour les obusiers de 6', et celles du canon de 8 , pour les obusiers de 24* Les boites à balles d^obusiers de 6^ sont formées de cinq couches de

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doute balleir chacuiiç ^ pelles des obilsiers de 24 le sont do cinq couches de quatorze balles chacune ; touleà les couches étant semblables dans chacun des deux calibres > il y entre soixante balles dans la boite à balles de 6^, et soixante-dix dans celle de a4« Ces boites pèsent respectivement iS'^^iS et 1 1^}949 ou environ une fois et demie le poids de Tobus. La boite est en fer-blanc, clouée sur un sabot terminé par une partie tronc- conique , comme le ' sabot de Tobus. On place sous les balles 4in culot épais en fier , comme dans les boites à balles des canons; elles ont aussi un' couvercle avec un anneau pour les saisir ^ et une corde fixée au sabot pour les retirer du coffre à munitions. On n^a pas déterminé de boites à balles pour Tobusier de 8>^ de siège y ni pour celui de côte.

Dans Fartillerie de campagne, on tire les boites à balles ^yec la forte charge des obusiers ; dans Tartillerie de montagne, la charge, de même poids que pour le tir à obus , est liée au sabot delà boite à balles , comme dans les cartouches à boulet;

175. L^effet des balles tirées avec les obusiers, est moins étendu qu'avec les canons ; elles cessent d'avoir une vitesse suffisante à la distance de 700" avec les obusiers de 6^, à celle de 600° avec Tobusier de 24, et à celle de 200~ avec Tobusier de 12.

Les balles tirées dans les obusiers de campagne ont un écarteraentun peu plus grand, que lorsqu'elles sont tirées avec des canons , ainsi qu'on le voit par les expériences faites avec les obusiers de 6** et de 24. Le nombre des balles qui atteignent le but^ est plus considérable sur un terrain uni, que sur un terrain accidenté, parce qu^une partie des balles qui ricoche sur le sol et frappe le but dans le premier cas , est arrêtée dans le deuxième ; il y a également diminution d'effet, lorsque le terrain, en avant du but , est très-abaissé.

TtB A lALLES DES OBUSIEHS. 167

TdBiXAU de l'effet du tir à balles des ohusiers, déduit des expériences de Lafère en 1826 , et de Metz en <834.

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