‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 64 sur 113 · Poids des principales ptu^Ues des affûts de · texte numérisé non relu

Poids des principales ptu^Ues des affûts de

place et côte.

Poids du corps d^afiut Poids des deux roues .

Poids du caoon

Poids total avec la bouche à feu du calibre

AFFUTS DB PLAGE BT cdxE DB

24 poum CAMOMs

en

eu

fer.

bronze.

SSO''

Poids total ^ avec obusier de 8p , ou avec canoa en fonte du calibre inférieur.

Les châssis communs à tous leà affûts pèsent :

Le grand châssis

Les roulettes

Le petit châssis

Poids total

tmt !• eoone de l'ill&t ; d'aile poutrelle directrice &ur litpwU* B^ÛK rratreloûe de crosse de l'affût. Ces trois pîÂcw saataMmiMées, «m- le devant par un lùoir, qui repose sur le petit châssis, et par deux entretoises, YwM de derrière , Tanlre da milieu.

Le» femirçs do châssis sont : une ban^ de frottement per c ée ainsi (joe le lis«ir, pour recevoir la chcviUe-ouTnère en petit chàMis ; denx roulettes en fer coulé rt leurs cKtpftet : deux boites de chappe qni , ainsi (pie les ligM des chsppes . ont la forme pyramidale pour faciliter leur s^arulion dans la manœuvre de rarmement , enfin une bride de manœuvre, des boulons et des rivets.

Le petit chOsiis est formé de deux semelles assemblées en croLx par des entailles à mi-bois et surraonlécs» dVn ptatratt en bois et d'une plaque circulaire en fer coulé ; enfin d^lne chevUIe^uvrière traversant le châssis, et aii- Umr de laquelle se ment le grand châssis (*).

243. On voit d'après ce qui précède , qne les aSâts différent beaucoup Aire «ix suivant le service auqud Us sont destinés,. et qu'on peut même se dispenser d'en emfdoyer dans certains cas, comme avec les mortiers de c6te, qui sont toujours pointés sous l'angle invariable que leur axe fait avec la semelle, par laquelle ils re^ posent sur une plate- forme borizantale. Mais nne bouche & feu qui doit être pointée sous différentes inclinaisons , ne peut plus être disposée de la m^e maoi^ ,

(*) VoÎT y pour plm da dàaili but les propriétés et lea dimonnom dsa iDCMiu et des nouveaiu ifiùu , V Artillerie noicjelle par Tronian du Coudrar, 1773; \ea Kémoires de Scheel; le Mémorial de Fartittirk H W Aide-mémoir» ■ l'ong* da offiden d'artillerie.

AFFUTS DE PLilCE ET DE GÔTE* SOI

242. Description et nomenclature de VaffûX de place et côte. IPaSdi de place et côte se compose des pièces eu bois suivantes: Deux montons, dont la ligne milieu va du centre des tourillons à Tessieu, réunis à deux arcs-houtans sous Tencastrement des tourillons; ils sont assemblés par trois entretpises , nne de rfe^'a/ît , une du mîlieut et une de crosse , et par un corps d'essieu encastré dans la partie inférieure des montans ; un tirant posé et assemblé sur le corps d^essieu et sur Tentretoise de crosse , par laquelle FaflRlit appuie sur la poutrelle directrice du châssis; une échantignole posée sur le tirant, sert à donner à la vis de pointage une position assez élevée ; enfin un support de pointage , pour servir d'appui )ux leviers.

Les ferrures sont : un essieu en fer, deux boulons de montans et d^arcs-boutans pour relier les pièces de ce nom ; deux boulons à tenons de manœuvre , qui retiennent le montant et Tessieu ; des boulons d'assemblage (|tai traversent les entretoises ; une lunette à patte pour unir l'affût à l'avant-train ; deux anneaux de manœusfre sous les arcs-boutans; un étrier pour tenir le support de pointage à la hauteur conven^le^ l'aide d'une cheûillette ; une vis de pointage ei son ecrou en bronze,

Ij essieu en fer , commun à tous les affûts de. place et côte, est tenu par trois brides; les rondelles d^ épaule-ment sont encastrées dans le corps d'essieu ; deux rondelles de bout d^ essieu et deux esses sont semblables à celles des autres affûts.

La roue de ces affûts, d'une forme particulière, est composée d'un moyeu en fer coulé, d'un cercle en fer qui remplace les jantes , de dix rais assemblés avec le moyeu et sur lesquels le cercle est fixé par dix clous.

Le grand châssis se icompose de deux côtés, sur les extrémités desquels sont fixés quatre taquets qui limi-

USt AFtvn.

tcnt la coarsc de l'affût ; d'une poutrelle directrice sur laquelle glisse Venlreloise de crosse de l'affût. Ces trois pièces sont asscuibléea , sur le devant par un lisoir, qui repose sur le petit châssis , et par deux entretoises, l'une de derrière , l'autre du milieu.

Les ferrures du châssis sont : une bande de frottement percée ainsi que le lisoir, pour receToir la cheviUe-ouvnère du petit châssis ; deux roulettes en fer coulé et leurs chappes; deux botten de cfiappe qaî , ainsi que les tiges des chappes , ont la forme pyramidale pour faciliter leur séparation dans la tnanœuiTe de l'arnicment, enfin une bride de manœuvre , des boulons et des rivets.

Le petit châssis est formé de deux semelles assemblées en croix par des entailles à mî-bois et surmontées» d'un plateau en bois el d'une plaque circulaire en fer coulé ; enfin d'une cheville-ouvrière traversant le châssis, et autour de laquelle se ment le grand cMssis (*)■

"iltZ, Ou voit d'aorii ce qui précède , que les aff&ts dîfi%rent beaucoup oitre %a. suivant le service auquel ils sont destinés, et qu'on peut même se dispenser d'en employer dans certains cas, comme avec les mortiers de cAte, qui sont tou)ours pointés sous l'angle invariable que leur axe fait avec la semelle, par laquelle ils reposent sur une plate- forme horizontale. Mais une bouche à feu qui doit être pointée sous différentes inclinaisons , ne peut plus être disposée de la mâme manière ,

(*) Vmr , pour plm de détails sur 1m propri^tâ et lea dimensioiu de* anciens et des nouieaiu aStOa , V Artillerie rvnwjeUe par Troiaon du Coialrar, {773 ; les Kémtàres de Scheel ; le Mémorial de Far~ tUhrie et W Aidetmémeàv ■ l'orage d«i oSdera d'artillerie.

AFFUTS. a63

Tangk qu^elle f^ix «v^ la {4ale*foi«ie devant étrevarialâe à voloDté ; il faut alors que la bo^cbeà fen wt portée par ub affût <pà f tantôt comme pour les mortiers , ne remplit que les fonctions de la semelle , et tantôt doit saiis)faire à d'autreç conditions , comme la mobilité, qai dleméme peut eid^ter à différens degrés , suivant les cir^ constances ; car cette mdbilité qui est resimnte au cas de TexécutioR des b^ndies à feo 9 dans Tartillerie de place et de côte , ou, au tra^^port sur des routes et sur deaconiH munications préparées à l*ava»ce , dans Tartillerie de si^, doit être assez grande dans d'^anlres cas» pour permettre aux afiuts de franchir tous les obstacles du terrain qnî n'arrêtent pas la cavalerie, eomme dana FaiiiUerîe de campagne , ou d'être transportée à bras dliommes on i dos d'animaux pour £raucbir les défilés , les escarpemena et les plus grands obstacles que puisse surmonter Fin* fanterie, dans VartUlerie de montagne.

En comparant les modifications apportées dans les ailuts de sii^e et dws ceux de cunpagne , on voit que dans les deui: systèmes on a obteoa une plus grande mobilité et une plus gt^ande facilité de roulage, par IV baissement des points de réunion des trains et par Tao^^ mentation des rayons des roues de devant ; mais que ces améliorations ont fait adopter, diaiis les dieux cas, des dispositions ^uyersec;,. niécisssitéc» par la nature des services*

Les affûts de si^e sont babitucAement conduits des routes, et n^ont pa^ à franchir des acddens de terrain , quef d'ailleurs on amnit toiqoucs les moyens de fatœ disparaître; on a donc pu ^ sans. inconvénient, limiter Fii^ dépendance des deux trains , en donnant à celui de imgrière un second point d^appui sur le train de devant ,. afin de rendre possil)le , dans toutes les. ciroonstancea , le transport des bouches k feu sur les affûts, et ré pa rtir

a64 AtTDTS.

le chargement sur les quatre roues , au moyen d'on eacaslrcment do route. Cette propriété des nouveaux affûts a permis de supprimer les voitures deslJnces au transport des canons, et de réduire de près de moitié, le nombre des chevaux employés précédemment à ce service. La substitution des essieux en fer, aux essieux en bois des anciens afl'ùts, a complété les avantages des nouveaux afl'ùts de siège, pour lesquels on a ainsi opéré, et avec plus de convenance encore pour le service, toutes les modifications relatives à la mobilité , que Grîbeauval avait introduites dans les affûts de Vallière, pour créer le matériel de campagne.

Dans les affûts de campagne qui doivent pouvoir francliir avec facilité tous les obstacles qu'on rencontre dans les terrains les plus accidentés que les chevaux puissent parcourir, on a donné aux deux trains la plus grande indépendance possible, a6n qu'ils puissent se placer sans inconvénient dans des plans très-différens ; pour cela , on a supprimé le second point d'appui de Tarrière-train sur Tavant-train , et on n'a réuni ces deux parties de la voiture, que par une articulation, d'un jeu presque indéâni. La position abaissée de ce point de réunion, a permis de laisser constamment les bouches à fea dans Tcncastiement de tir et de supprimer celui de route. On a fait ainsi , pour les nouveaux affûts de campagne, tout le contraire de ce qu^on a fait pour ceux siège, en donnant aux premiers une indépendance des trains , qu'on ôtait aux derniers , et en supprimant, dans le système de campagne, l'encastrement de route qu'un introduisait dans celui de siège. Les chevaux ont il est vrai à soutenir constamment la partie antérieure de l'avant-train , comme cela avait lieu avec les anciens affûts , lorsqu'ils étaient à la prolonge ; mais le poids beaucoup plus petit qu'ils ont à supporter, n'offre , avec le mode d^atlelage actuel , qu'un faible incon-

AFFUTS. ft65

véniénl , . i^^il serait d^ailleurs facile de faire disparaître eDtièremeat* .

Du rçst^y on a conservé ^ dans les nouveaux ftfl&t^ de siège et ^ana ceux die: campagne y la. plus grande paràe^ des dispositions relatives au service des bouches à feu; Ie$ affûts ont la> même koigueur en batterie; ils élèvent les canops h la même hauteur^ jau-âessus: du scîl^ et lesfont , entrer des mânes quantités dans, les embrasures!»^ Lqi voie n^a pa^ cbangé et les: diamètres des roues 4m<} peu varié ; mais les nouveaux essiçux. sont sensiblemettC V plus courts que les anciens et permettent aux affûts Àe passer dans des chemins beaucoup plus étroits ; sous ce rapport , tt sous tous ceux qui sont relatif à la mobilité, à la promptitude des manœuvres et à la facilité du transport y les nouveaux affûts ont une supériorité bien marquée sur les anciens.

Le nouvel aff(it destiné à la défense des places et des côtes , a , comme les deux anciens affiits spécialement employés à chacun de ces services , la propriété d'élever suffisamment les boudies à feu au-dessus de la plate-forme ^ pour mettre les servans à Tabri des coups directs de Tennemi et pour permettre de tirer par-dessus les parapets , ou en n^ pratiquant que des embrasures peu profondes ; il n^exige également qu'un petit nombre d'hommes pour la manœuvre et procure un champ de tir encore plus étendu et presque indéfini. H joint la fixité de tir de Tancien affût de place , à la célérité du pointage de Pancien afiût de côte, et il l'emporte sur ces deux systèmes, par la facilité et par la promptitude qu'il présente, dans Tcxécution des bouches à feu et dans l'armement et le désarmement des batteries. Il Temporte également par la propriété qu'il a de transporter facilement la bouche à feu , dans l'intérieur et sur les remparts des places , et de passer par les poternes et les commu-

iiiisitioDB des ouvrages , a cause de ses faibles dimensions en hauteur el en largeur; ces dimensions lui permettent aussi d'être employé dans les batteries caseniatées, et ne loi font occuper qu'un espace peu étendu, sur la largeur des remparts.

Eu résumé , le nouvel affût de place et côte oflre la combinaison de toutes les dispositions avantageuses que les audens afluts présentaient, et il y joint plusieurs propriétés qui en rendent l'emploi avantageux , dans toutes les circonstances des difierens services auxquels tl est destiné.

TOITURES dVrullerie. 267

DESCRIPTION ET EBIPLOI DES VOITUEES D'ARTILLERIE.

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