AFFUTS DE PLACE ET DE CÔTE
ment en Lois ; on a évité Temploi des ferrures qui se détériorent avec une grande facilité sur les bords de la mer. Il est très-massif et n^est pas disposé pour le transport ; cela a moins d inconvénient que pour les autres affûts^ parce que Tarmement s^'effectue d^avance et hors de la présence de rennemi. Uafiut de côte est de même forme que Faffîit marin, mais les essieux et les roues ont été remplacées par des rouleaux qui roulent sur un châssis élevé , et tournent au-^dessous de Taffiit, dans des encastremens qui fixent leur position sous les flasques ; le frottement de première espèce qui en résulte , contribue à diminuer le recul. Pour faire avancer ou reculer Taffiit, on agit avec des leviers quV)n passe dans les mortaises des rouleaux. .
Le corps de TafEit est formé comme celui de place, de deux flasques élevés , composés de plusieurs plateaux de bois , mis de champ , assemblés à entaille et serrés par des chevilles en fer ; Técartement des flasques est maintenu par de^ entretoises et par des boulons. Le châssis de Faffùt est un peu incliné du derrière au devant pour diminuer rétendue du recul et par suite la longueur nécessaire au châssis , et pour faciliter la rentrée de la bouche à feu en batterie ; mais la plate-forme est horizontale afin que les tourillons restent horizontaux dans toutes les limites du champ de tir. Le châssis tourne* autour d^une cheville qui le traverse à la partie antérieure , et qui est fixée à un petit châssis ; il s^appuie à la partie postérieure sur deux roulettes , afin de pouvoir changer de position d^une manière rapide et continue, pour suivre la marche des vaisseaux. Ces roulettes reposent sur des madriers disposés circulâJrement sur le sol.
237. Affût de place et côte. Dans Fafiut de place et côte (Fig. 7 1 ); le devant repose sur les côtés d^un châssis incliné, par les gros bouts des moyeux de deux roues , et le derrière sur une poutrelle qui se prolonge en arrière du
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rliâssis- L'essieu étant eu fer, cl !c uioyeu en fonte, le frottement est très-faîLle ; mais , d'une autre part , comme la roue repose sur le châssis pai* le moyeu dout le rayon est beaucoup plus petit que celui du cercle, la résistance au roulage est uugniCQléc et par suite compense raugmentalion de recul , que produit l'emploi d'uu essieu en fer; de plus, la masse répartie sur la circonférence de la roue, ne pouvant prendre instantanément la vitesse de rotation nécessaire , pour que le moyeu ne fasse que rouler sur les côtés du châssis, il y a, sur une certaine longueur, uu frottcmeut de première espèce qui contribue à diminuer Tétendue du recul; dans les derniers inslaus, la roue faisant fonction de valant, entraîne l'affût; de cette manitlre son mouvemeut de recul est rendu plus uniforme que dans les autres afl'ùls. La partie postérieure de Taffùt de place et côt« reposant et glissant sur une poutrelle, produit uu frottement qui diminue l'étendue du recul.
La roue n'ayant pas une grande hauteur, on a pu supprimer les jautes en renforçant le bandage tormé d'uu seul cercle. Le cercle et les raïs pourraient être supprimés dans le service de côte.
Les flasques sont farmét de deux piècfG obliques et assemblées à leur base sur uoe troisième pièce, ce qui donne à l'affût de place et côte la forme de deux triangles réunis par deux entretoises et par le corps d'essieu. Il offne ainsi une moins grande surface latérale quo l'aâut de place , et par conséquent moins de prise aux coups de l'ennemi , surtout dans le tir d'enfilade. Les surfaces de jonction des pièces de bois étant moins étendues <|uc daas les affûts de place et que dans ceux de côte , ces pièces soot moins susceptibles de se pournr.
L'aflut de place et côte porte à sa partie postérienre vue lunette, par laquelle ou l'unit à un avant-
AFFUTS DE PLACE ET DE gÔtE. sS^
train de campagne; II forme alors une voiture à deux trains, convenable pour le transport sur un rempart ou dans les mes d^une ville.
Le châssis de FaSut de place et côte est sur roulettes , comme celui de côte , et sa partie antérieure repose aussi siir un petit châssis portant une cheville-ouvrière \ mais les roulettes étant plus rapprodiées de ce point de rotation 9 les longueurs des côtés du châssis et de la plateforme sont moins grandes.
Les roulettes sont montées sur deux chappes qui entrent dans deux boites pyramidales y de sorte <pie quand on lève le châssis elles se détachent > et si Ton pose le ehàssis sur la plate-fbrmc par son extrémité postérieure, il fait plan incliné; si alors on recule raffut, les roues rencontrent la plate-forme et sont dégagées de dessus le châssis ; en y appliquant un avant-train attelé , on emmène la bouche à feu montée sur Taffùt , et Ton désarme ainsi avec facilité et sans employer d^agrèsé On arme aussi facilement par des manœuvres inverses ; la facilité de ces opérations est importante , surtout parce qu^elIes doivent être faites avec des bouches à feu très-lourdes et souvent en présence de Tennemi.
La mobilité des roulettes n^empèche pas le châssis d^avoir la fixité convenable pour le tir de nuit ; on Tobtiendrait d^ailleurs complètement, en calant ces roulettes qui reposent sur des madriers disposés circulairement sur le sol.
238. Plusieurs parties des afiuts sont communes aux différens calibres : comme le grand et le petit châssis, la roVie, Tessieu et la vis de pointage qui est la même que pour les afiuts de siège ; mais Fécartement des flasques et la longueur de Taffut varient avec les calibres, comme Fécartement des embases et la distance des tou** brillons à la plate-bande de culasse.
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lie diamètre des lourilloos et récartement des embases étant plus grands dans les bouches à feu eu foute.
que
dans les bouches à feu eu brouzc de même calibre ,
les canons de la sont placés sur les affûts de i6, ceux de i6 sur les affûts de ^4^ eu changeant l'emplacement de la -vis de pointage, et celui de q^ ^^^ celui de même calibre modifié; Taflut de 36 sert aussi pour l'obusier de céte.
239. Avec les affûts de place et cÊte, ou peut tirer sous l'angle de 6° environ au-dessous de Tboriion , eu se servant de la vis de pointage , mais les aCTùts permettent de tirer à i o° , en plaçant un bout de madrier sur la vis.
Le tir au-dessus de l'horizon peut avoir lieu sous l'augle de io°, en conservant la vis de pointage, sous celui de i3 à 14°, enTâlant, et sous celui de t6à 18°, en 6(ant l'écrou ; ces angles ^a tir suiTisent dans les cas ordinaires du service. Le champ de tir est de 5o° ou de 90*, suivant que la plate- forme est disposée pour lei batteries de place ou pour celles de côte.
Les dimensions de l'alTût de place et côte lui permettent de passer facilement par les communications établies dans les ouvrages de fortification ; sa hauteur totale an-dessus du sol est de i",^"], etla longueur de son essiei^ est de l'jSa ; l'afiut de place , beaucoup moins mobile , avait l'iSo de hauteur et un essieu de 3*° de Ipogueur.
AFFUTS DE PLACE ET DE GÔTE.
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