VOITURES D^ARTILLERIE
des armons qui vont en divergeant, portent la sassoire et sept armées de deux éguerres à tige , pour attacher la prolouge. Le timon est arrêté entre les armons, par une pièce d^armons , une Jrette et deux boulons dWemblage ; sa partie antérieure porte deux chaînes, par lesquelles les cheyaux de derrière dirigent Tavant-train et le retiennent dans les descentes, et un grand anneau , auquel est fixée la volée de bout de timon qui sert à atteler les chevaux de devant. L^extrémité du corps dWieu est garantie de Tusure par un heurtatfuin à pattes^ et un brahan à /ourche tMintient Pessieu. en dessous. Le dessus de la sellette est revêtu à^unQ coiffe et la sassoire d'une bande de ren^ Jbrt, sur lesquelles s'^opère le frottement du dessous.de Tafiut ; une chaîne d*embrelage empêche les deux trains de se séparer. La roue est composée comme celle de TaflKil.
256. jivant'train de Vancien caisson à munitions. Les voitures de Tancien matériel de campagne, autres que IjBS . affûts , étaient construites comme les voitures ordinaires, seulement leur disposition était appropriée au chargement qu'elles devaient porter; aussi elles ne jouissaient pas de la même mobilité que les affûts. Comme le caisson, destiné à porter les munitions, devait suivre les affats dans les terrains accidentés, on dut adopter une disposition particidière , relative au second point d'appui de la sassoire sous la voiture.
Le chargement du caisson étant réparti presque également sur les deux trains , le centre de gravité était trèsrapproché de la sassoire et le tlmou ne pouvant faire soulever le devant du corps de voiture, il n'aurait eu qu'un mouvement très-limité de haut en bas ; pour diminuer la violence des chocs qui auraient fait briser fréquemment le timon, la sassoire, au lieu de s'appuyer sous le corps du caisson , agit contre une longue pièce en bois flexible
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appelée flèche , qui est màiatenue par les trains , à ses deux extrémités ; de cette manière , la jQéche cède sous la pression de la sassoire , jusqu^à ce que la pression sur le timon ait cessé , puis elle reprend sa première position ; le timon fléchit moins et résiste , dans des cas où il se serait brisé , s^il avait eu à subir seul toute la flexion et tout Peffet du choc. La flèche n^est pas destinée à relier les deux trains , comme dans d^autres voitures ; il faut au contraire, qu^elle glisse longitudinalement dans rarrièretrain , pour pouvoir prendre la flexion nécessaire.
257. ^vant'tr^ain des anciennes atoitures de campagne. Le corps des voitures de campagne , autres que le caisson , devant avoir une largeur assez grande , pour contenir les objets qVelles sont destinées à transporter , le plus grand angle du tournant eût été trop réduit, si l'on eût conservé le point de réunion des deux trains sûr Taxe de Fessieu^ pour éviter ceçt inconvénient, on plaça la chevilleouvrière en arrière de Tessieu. Parce moyen, cet abgle pourrait être augmenté indéfiniment ; mais comme le corps de voiture, prolongé au moins jiisque sur Pessiëu, pour y prendre un point d^appui , serait rencontré par la roue
' opposée au tournant , il existe une position de la chcviUeouvrière , dépendant des dimensions de la voiture , qui donne lé plus grand angle du tournant.
258. Avantrtrains du noweau nuUérieL Le remplacement des deux fliasques des anciens afiuts , par une seule flèche, augmente considérablement Tangle du tournant des avant-trains , dont les roues , rencontrent le corps. de voiture ; . il permet^ dans ce cas , < d^augmenter la hauteur des roues jusqu^à les faire égales à celles de Tarrièretrain , en conservant un tournant sufllsant pour le service , surtout lorsqu^on place le point de réunion des deux trains un peu en arrière de Fessieu. Cette disposition qui , comme on vient de le voir (257), avait ]â«u dans les an-
ffi voiTtiKES d'artillehie.
ciennes voitures <le campagne, et Temploi de grandes roDes d''av3[it-traïn très-favorables aa tirage , ont été adoptés pour le nouveau matériel de siège et tic campagne, en adaptant à la partie antérieure des corps de voitures , des flèches analogues ù celles des affûts.
259. jtvant-train des nou\>eatix aff'ûts de siège. L'élévation de Tessieu dans les nouveaux avaiit-traiusde sîége, résoltant de la graudcur du rayon de In roue , et Tabandon de la condition d'avoir des roues d'avatit-train passant sous le corps de voiture, ont permis de diminuer beaucoup la hauteur du point de réunion des trains au-dessus de l'essieu , et par là d'annuler l'action de l'a rri ère-tram ; cette action qui, suivant les accidens du terrain , faisait soulever et abaisser la partie antérieure de l'avant-train , tendait , tantôt à enlever , tantôt à écraser le limonier, qu'il était indispensable d'y lier; par la nouvelle disposition , au contraire , les chevaux ont été rendus entièrement indépendans des mouvemeus accidentels de la voiture , et l'on a pu substituer le timon à la liinonière, et l'attelage sur deux chevaux de fi-ont à l'attelage sur une seule file. De plus , il a été possible , en profitant des grandes roues de l'avaut-traîn, de lui faire porter une partie du chai^cment de la voiture, eu employant, comme l'avait fait Gribeauval pour l'artillerie de campagne, un encastrement particulier pour le transport; mais avec pins d'avantages encore , à cause de la moindre élévation du point de réunion au-dessus de l'essieu; cela permit de suppléer, -avec économie de force, à l'emploi d'une voiture particulière, destinée seulement au transport des canons de siège en route. La facilité du roulage fut encore augmentée par l'adoption de boites de roues en bronze , et par la substitution , aux anciens essieux en bois , d'essieux en fer de dimensions moindres , fpii diminuèrent les frottemens.
260. Description et^ nomenclature. Les dispositions précédentes , ont permis d^adopter, pour le afiuts de siège, un avant-train d'une construction très-simple (Fig, 69),
Une sellette-fourchette , appuyée sur le milieu de Vessieu , porte , à son extrémité postérieure , la cheville-ourvrière, point de réunion des deux trains, et à l'autre extrémité , la volée fixe et le timon*. Les extrémités de la volée fixe sont reliées avec Tessieu au moyen de deux tirons en bois , dont les extrémités postérieures soutien-nent, ainsi que la fourchette, une bande circulaire de frottement-, sur laquelle porte toujours la partie antérieure de la flèche du corps de voiture, dans toutes les positions que l'angle du tournant leur permet de prendre. Le timon porte , à son extrémité antérieure , des chaînes de timon pour diriger la voiture et la retenir dans les descentes , et une volée de devant pour atteler les chevaux de devant , comme le sont ceux de derrière , à l'aide de lamettesj d^ anneaux et de crochets d^attelagè. La sellette est revêtue en dessus d'une coiffe et reliée en dessous à l'essieu, par une double bande d* essieu dont l'extrémité postérieure est terminée par un piton, auquel est fixée la chaîne d^embrelage ; elle est reliée au timon par deux brides et par deux boulons.
261. Avant-train des nouveaux ciffûts de campagne. Le point de réunion des deux trains des nouveaux affûts de campagne , est pris un peu en arrière et à hauteur de l'axe de l'essieu, au lieu de l'être en dessus, comme dans les anciens^ afin d'éviter les balottemens verticaux du timon , provenant des efforts horizontaux de l'arrière-vtraîn^ la cheville-ouvrière, remplacée par un fort crochet , auquel l'affîit est uni par une lunette fixée à l'extrémité de la flèche, contrebalance une partie du poids du timon \ la crosse étant moins élevée, lors de la réunion des trains, la bouche à feu peut toujours rester dans
a8o VOITURES I
l'encastrement de lir; mais aloss, l'avaDt-traîn n^ vant plus au transport, Je dessus de son essieu resté libre, pent recevoir un coffre contenant une grande quanlilé de munitions et porter, au besoin, une partie des canonniers employi^s au service de la piùce.
Les deux Iraîiis étant rendus tri^s-indépendans", puisqu'il n'jr a plus qu'un seul point de réunion , il faut faire soutenir le timon par les cbevaux , comme cela avait lieii pour Pavant-train des anciens affûts, lorsqu'ils élaieut à la prolonge ; les inconvéoiens en sont réduits , autant que possible, par les dispositions indiquées précédemment, qui allègent le timoD et diminuent les baloltemens dus à l'action de l'arrière-traîn. Pour rendre les . chevaux plus indépcndans de l'avanl-train , ou adopta un système de support à restrcmité du timon , relié au collier par un anneau qui glisse, de telle sorte que le cheTBl reste maître do tous ses mouvcmens. La partie antérieure des voilures de campagne portant une flècbe comme l'affiit , l'avant-train de colui-ci (Fig. 70J a pu être donné au caisson, au cbariot de batterie et à la forge.
L'angle du plus grand tournant de cet avant-train est de (fg° avec l'afFiit de 12, de 5o° avec celui do 8 et de Sa", avec tes eaissons et les autres voitures de. batterie. Daus l'ancien matériel , cet angle était respectivement de 38" et de 3g* pour les aOïitsde 1 a et d'oïnisiers de 6^, de ^0° pour l'aflut île 8 et pour le caisson à munitions , et Se 48* pour les autres voitures.
Dans le nonvrau- matériel de campagne, le tirage est diminué par la hauteur des roues de l'avant-train , aussi levées que celles de derrière ; l'adoption d'un seal modèle de roue et d'un senl modèle d'avant-train , ppur toute l'artillerie de campagne, apporte une grande uniformité et une diminution dans le nombre et le poids des pièces à emporter pour parer aux accîdens. Le tournant et la inobi-
AVANT-TRAIÎÏS. a8l
Hté de toutes les voilures', leur permettent de suivre partout les afiut3 ; rapprovisiouuement en munitions , surtout celfii qui acçompa^e constamment la pièce , est augmenté ; enân ou- peut transpoiÉter: lés t^nonniers avec toute la vitesse des voitures y/sans Femploi. de chevaux particuliers pour ce service» .\ «
,262* Description et nomenclature. Le nouvel avanttrain de campagne y est composé de deux armo/z^ et d'aune fourchette , assemblés avec le corps d'essieu et reliés à la partie antérieure, en dessous par une voléejftxe, et endessus par les deux planches de marche -pied, dont celle de devant est indin/ée et soutenue par des tasseaux. Le tùrwn est contenu entre les deux branches deJa four^ chette et tenu horizontal, quand les^ dievaux n^ sont pa$ attdkés , par unie ser^iznfe en bois. • -
Ij essieu^ en vfer . porte >un talon en son milieu, pour Tempècher de glisser le long, du corps d^essiéu, dans lequel il est encastré et fortement inaintenu par deûx^friar^. Le crochet çheviUerOuvrière. , |)ar lequel se fait la réunion avec Varrière-traia., est. appliqué en ^arriére de Fessiea* par trpis boulons, dont les. deux> inférieurs traversent refifsi^U) percé -de deux trous à cet effi^tj^ «t dont te troisièoie traverse longitudinalement la fourchette , et la relie au;. corps d^essieu. . . <, • • .
La |)Artie;^ntérieure du timon est soutenue par les chevaux, àFaide 'dVn support de timon enifer, com^ posé. ^ deux^ram?Ae5 , tournant dans Je plan du timon , autour de deux boulons^ et d^un «coZ/ier qui toiime lui^ n^^e autour du manchon du timon; deux anneaux coulons ^r |es< branches > sont destiné^ : à être accrochés aii^, piliers des chevaux de derrière^ qiii tout attelés par quatre, crocheta fixés aiia^ deux lamettes y et am deux anmaux à pattes isiinés respectivement aux extrémités
etjiu milieu de la voléev ♦
Deux cliolnes fixées au bout <lii timon par un anneau à pattes servent aux chevaux , dans les descentes , à retenir la voiture ; le cofl'rc ù tauDitlons , 1c même que celai (les caissons (27f)} , est posé sur les deux, armons , prolonges à cet eHct en arrière du corps d'essieu , cl maintenu du cûlc de l'ouverture par deux arêtoirs et deux clavettes, et du cûté opposé par la rosette arétoir. La roue ostla même que celle de rafl'ût.
CAISSONS A MUNITIOKS.
265. Les bouches à fcn à elles seules ne ronstiluent pas une arme ; réunies à leurs aiTûts , elles ne forment que des machines inertes qui servent à contenir le moteur ou la poudre, et elles n'agîsscut pas directement sur l'ennemi, mais par l'intermédiare de projectiles qui trausmettent à distance l'cflet dcslructîT. La poudre et les projectiles doivent donc accompagner les bouches à feu dans toutes les circonstances où Ton vent en faire usage. Dans le service de siège et de place, où les batteries sont fixes, les wunilions peuvent cire déposées à proxinûlé des bouches à feu ; mais, dans le service de campagne, les bouches à feu étant mobiles, les muoitioas doivent les suivre dans tous leurs mouvemens , et par conséquent être portées sur des voitures , jouissant d'autant de mobilité que les aâuts. Cette condition à remplir dans le service de campagne, exige des dispositions particulières pour la confection et pour le transport des munitions.
264. II n'y a pas un siècle qu^on se servait eneore de lanternes pour chai^r les bouches à feu, soit sur le champ de bataille , soit, dans les batteries de siège ou de place. Cktt instrument, encore employé dans ce dernier c^, mais pour un usage diflërcnt, est une espèce de cuiller cylindrique en cuivre, fixée à une hampe et dans la-
tAIS^OHS A MUNITIONS. 283
qudle oa meltalt la poudre, puisée avec une mesure dans uu baril, pour rintroduii-e jusqu^au fond de Vkme et Vy déposer en renversant la lanterne; après cela, ou introduisait uu bouchon et le boulet qu'ion pressait sur la charge ; il fallait à cette époque amener le baril contenant la poudre , près de la bouche à feu , Vy «défoncer et transporter la lanterne remplie de poudre jusqu^à la bouche du canon; ce moyen était dangereux, le feu pouvant facilement être mis à la poudre de la lanterne ou du baril, surtout par Texplosion des bouches à feu voisines. Le prélat, dont on recouvrait les barils, ne garantissait que des petits corps en combustion et nullement dans le moment où Ton puisait la charge ; souvent la poudre était abandonnée en quittant une position ; il en était de même des projectiles qu^on déposait, comme la poudre, près de la bouche à feu. Les voitures de transport, dont la forme était alors à peu près indifférente, étaient plus exposées aux coups de Fennemi que celles actuellement en usage.
265. Vers 1740 > on fît usage de nouveau de gargousses (117) en étoffe, qui contenaient la charge mesurée à Tavance et.qu^on plaçait dans des barils; on diminua ainsi beaucoup les accidens et le temps nécessaire pour charger. Plus tard, on assembla les gargousses au boulet , mais sans sabot , comme on le fait encore aujourd'hui chez quelques puissances. Il ne fut pltis possible alors de les entasser avec leurs boulets dans des barils ; on dut employer des caisses à conrpartimens, dans lesquelles les gargousses étaient maintenues séparées les unes des autres par des planchettes et des ctoupes.
Pour satisfaire plus complètement aux conditions de Temménagement des munitions, Gribeaùval imagina le caisson à munitions ; on obtint ainsi de la célérité dans le chargement^ tout en diminuant les chances d^accidentî
cette voilure , établie en i ^54 , bien prérérable à ce qu on avait avaut, fut encore perfectionnée en i^65. Qudques inconvénicua que le caisson prcscDiait j firent essayer de lui substituer uu autre syslcnie de voiture , en Tuti ii et eu 1812 ; mais il ue fut abandonné quVu 1837, lors de la création du uouveau matériel d'artillerie de campaguc.
266. Emménage ment des munitions. Le caisson Gcîbeauval est divisé eu quatre compaitiinens , dont les dimeusions ont été prises de manière à convenir aux divei's utlibres employés saus perte d''cspace. Daus le cbai^etnent des munitious , les boulets peuvent être , dans ua sens , les uns à côté dos autres, avec un très-làible intervalle pour y loger des éloupes , mais il faut que dans l'autre sens , ils soicut séparés par des planchettes et qu'ils forment ainsi des cases particulières, afin qu'un puisse vider chacune d'elles séparément, sans déraufjer les autres.
Les dimensions des compaitimcns du caisson Gribeauval, prises iotérieuremeat , sont de 18^ suivant I« largeur et de a5^ 9', suivant la longueur; or, le boulet de' ja ayant 4"" 4' 9*' de diamètre, il en entre 4 dans la largeur; ou peut en mettre cinq rangs, formant ensemble une longueur de 22^, qui laisse ainsi 3^^' do diSërence pour placer quatre plandiettes de scparatioù.
Le boulet de 8 ayant .3' 10' de diamètre, il en enLre fkcilement 6 d^ns la longueur ; alors, en meUaot dan» la largeur quatre rangs qui font ensemble lEi* 4') ^ reste i* 8' pour-placer trois planchettes de séparation.
L^obusier de G' ayant moyennement 6' de diauAèlce , on en mettait 3 dans la laideur du caisson ; quatre nuigs semblables dans une division formaient une couche de 13 obus, au-dessus de laquelle on en formait une autre de 6 obus, dont chacun s'appuyait si)r quatre projectiles de la première couchp, ce qui disait 18 obus par di-
Plus tard) on modifia celle, disposition ; on partagea la division en quatre cases, idans chacune desquelles on mit un premier rang de 3 obus et 2 obus en quinconce, par dessus; on loge ainsi ao obus par division, et, on obtient plus de fixité. Cette disposition servit aussi pour le cliai^ement en obus de a4 > q^^i^^ plus tard ce projectile fut adopté ; seulement le deuxième rang était de 3 obus, comme le premier, ce qui faisait .24 obus par division ; dans le chargement de ces deux calibres , les sachets contenant les charges étaient dans des cases à part. ^ji- ■■ ■
267. Dans 1-établissement du jchargement des nouveaux caissons, on a considéré les diverses combinaisons, de compartimeus qu^on peut former, sans/ perdre d^espace , avec les. dimensions des pn^ectiles employés , afin de trouver celle qui convient le mieux pour la distribution dans des coffres. Considérant d^abord les boulets de 8 et de la et remarquant qu^entre leurs diamètres if 10* et 4^ 4^9^* > il y a à très-peu près , une difféi^nce , de 6^ égale à une épusseur de planchette , on voit que les dimensions, qui conviennent au calibre de 8 , avec séparation, conviennent à celui de la, san^ séparation, et que la direction des cases dans une même division doit êtr/B dans, des, sens, respcetîvement perpendioulaires pour les deux, calibres. En partant du diamètre du boulet de 12, porté' à '4' I, pour tenir compte de Tintervalle réservé a^ux. étoupes , Fune des dimensions d^un comparti^ ment pourra^tre un multiple de cette quantité , c^est-à dire un deîi nombres 4*^ 7 9 9^>»3'^|; 18', aa'j, 27', etc. , et si Ton veut satis&ire à^la condition de li^er , sans perte, des obus de 6', la dimension convenable est celle de 18' qui permet de placer aussi trois obus de 24 ^^^ deux séparations.
. Quant ik Tautre dimension , considérant quVUe doit être
S66 VOITURES D'AIlTILLEHtE.
à la fois un luiilliplc du diamètre du boulet de I' augmenté d'une planchette ou de 5' , et de celui du boulet de .8 s:ins séparatinn , ou de 4' , on voit que la longueur la plutî convenable est celle de ao^, qui convient ausai à 3 abus de 6p, avec deux séparations ; les dimensions i8' et 30^ donnent 30 boulets de 8 et i6 boulets de la , par division.
268. Le poids du chargement d'une voiture de campagne, ét^nt celui d'à peu près loo coups de 8 ou de 8o coups de 12, on voit que les caissons se composeraient de cinq dos divisions ci -dessus, pour chaque t^libre ; chacune d'elles pourrait aussi contenir des couches de 9 obus de 6' ou de 24-
Cetle distribution eût été la plus convenable en adop-^ tant cinq coirrcs ; mais alors il eût fallu placer sur l'avanttram un ou deux cinquièmes du chargement , répartition qui ne convient pas et qui eût exigé des coffres dissemblables ou trop nombreux.
Pour répartir convenablement le chargement sur le» deux trains, on a dû adopter six divisions plus petites que les précédentes , les réanir deux à deux dans un même coffre et eu placer deux sur l'ayant-train et quatre sur rurière-train.
On peut arriver à ces nouvelles divisions, soit ^i supprinaant une rangée de projectiles , soit eu supprimant un projectile dans chaque rangée ; en adoptant la première combinaisou pour le calibre de 8, et la seconde pour celui de la, on ne perd aucun espace, et l'on a i5 coups de 8 et la coups de l'autre calibre, ce qui porte la contenance des 6 divisions à 90 coups de 8 et à ^3 coups de ta ; en adoptant la combinaison opposée , qui exige un peu plus d'espace , on loge autant de coups de 1 3 que dans le cas précédent , et un de plus de l'autre calibre ; le cliargemuit est ainsi de 96 coups de 8 et de
^a coups de 12. Les obus de 6^ et de 24^ pouvant se placer sur deux de hauteur, et le nombre ne devant pas, vu leur poids , dépasser respectivement 8 et 1 2 , par division j il sufBt d^en placer 4 et 6 par couche ^ ce que les dimensions des divisions permettent toujours.
269. Des deux combinaisons précédentes on a adopté la dernière qui donne 6 coups de plus pour le calibre de 89 et par suite,, les dimensions intérieures des divisions ont été de 18' et de i6'.
La réunion des divisions deux à deux pour former des coffres , pouvant se faire par Tun ou par Tautre des deux côtés , on Ta faite par les grands côtés ; de cette manière , les coffres présentent moins de surface, ont une longueur moindre et peuvent être contenus facilement entre les roues.
270. En comparant les anciens et les nouveaux caissons ^ on voit que la dimension commune de 18', est dans le sens de la largeur , dans les premiers, et qu^elle est au contraire dans le sens de la longueur, dans les derniers ; d^oA il suit , que les séparations pour les mêmes calibres ont des directions perpendiculaires dans les deux modèles de caisson.
Pour les obus de &j chaque division est partagée en trois cases perpendiculaires à la longueur , Tune pour 8 sachets, les deux autres pour 8 obus , sur deux de hauteur. Pour les obus de 24 9 la division est partagée en trois cases parallèles à la longueur ; celle du milieu contient les sachets et les autres 12 obus sur deux de hauteur.
Dans Tun et dans Tautre calibre, les obus sont maintenus séparés par des tasseaux ; les séparations sont dans le sens perpendiculaire à celles des calibres des canons avec lesquels ces obusiers font batterie. Dans ces chargemens , toutes les cases ne sont pas remplies de la même manière , à cause des boites à balles dont les hauteurs ,
a 88 voiTUDES d'abtillerik.
plas considérables que celles des ohus , forcent de supprimer le projectile supérieur.
C'est cil so guidant d'après les considérations précédentes, qu'il faudrait établir les compartimens pour d'autres calibres , et rcniménagemcnt des munitions dans certaiiu cas, copme celui d'un embarquement, pour lequel ou aurait h construire des caisses parlicidièros.
271. L'artillerie devant fournir des munitions à l'infnntcric et à la caviilerie, plusieurs caissons, par batterie, sont chargés de cartouches d'infanterie-, chaque demicq9Vc peut contenir 2^6 paquets de quinze cartouches; une caisse , placée dans Tiifi des deini-coffres , de Pavanttrain, contient i5oo pierres à feu: le caisson contient ainsi i5si4 paquets ou ax&6o cartouches.
272. Poids et chargement. Les principales parties des caissons pèsent; le corps de caisson 216', ravaut-traia 168^, les quatre roues <i**o', les trois coffres i83^,- le caisson entier pèse 96^^. •■
Le poids du chargement varie avec les calibres, comme l'indique le tableau suivant.
ciAissoNs A teui^moirs.
Tableau des poids du chargement d^s caissons.
ifaaâ
Caisson yîde
Séparations
/'de ravant/-train.
Gharc^ement |
\Qe rarnere-tram.
Assortiment : boite à graisse , pelle , pioche
Rechanges : timon^ roue, levier .Poids du cai^on «iiargé. . . .
rïombre de coups par caisson
nouveau.
ancien. .