‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 71 sur 113 · Poids des différentes parties du triqueballe · texte numérisé non relu

Poids des différentes parties du triqueballe

Arriére-4raia ........ ^ .. » kihS^°^'

Roues d^amére— train « . . . . 4i2 ^

Avant-train ^^^

Roues d^avant-train 170

Poids total llSSkiiog.

301 • Description et nomenclature. Le triqueballe se compose , dW corps d'essieu en bois auquel est fixée une /lèche; deux empanons maintiennent leur position respective. Ces pièces s^affleurent dans la partie supérieure et portent le mécanisme du treuil ; Fextrémité antérieure de la flèche est maintenue presque aussi élevée que les roues de

3o8 vuiTUiu:

l'avADt-itntîu , au ntojen d'une échantignole , par laquée el\c repose sur le traia de devant. Ucssieu , eu fer, le mêoie que eclui des afl'ùts de siège, est encastré dans la partie inTérieure du corps d'essieu et ntainteuu par des élriers ; la roue de deux mètres de hauteur, a sept jantes et quatorze rais.

L'avatit-truûi est formé de deux armons placés sur un corps d'essieu et réunis par une volée Jixe, à leur partie antérieure, par laquelle ils maïutienneut le limon; ils supportent ù leur partie postérieure, une grande et une petite sellette, sur lesquelles est appliqué uu rond en fer toutenu cucore par deux supports de rond. L'essiou est celui des voitures de campujjiie , et la roue est ia uiëotc que celle de ravaul-trsiu du chariot de parc.

303. Lorsqu'on n'a pas a. transporter les fardeaux , mais à les élever à uuc assez grande hauteur , comme daus les arsenaux, les places, les parcs et sur les eûtes, pour placer lesbouclies à feu sur leurs affûts ou pour les en desccudrc, ou se sert d'une machine spéciale nommée chèvre.

La clièvre est composée de trois pièces de bois inclinées qui forment les trois arêtes d'une pyramide triangulaire, dont leR parties inférieures qui reposent sur le sol , y sont arrêtées par des pointes, et au sommet de laquelle sont fixées deux poulies ; sur ces poulies passe un cîdile auquel le fardeau est suspeiidu ; on soulève celui-ci à l'aide d'un treuil, dont les extrémités s'engagent dans df ux des pièces inclinées nommées hanches.

Dans Tancien systtoe, on employait deux chèvres, l'une, dite de place, qui restait ordinairement assemblée ; l'autre , dite e/ièvre de Campagne ou chèvre brisée , qui pouvait se monter et se démonter plus facilement, pour âtre châtiée sur les voitures ; dans cel(e-cî , les

CHÈVRE. Sog*

trois épars qui réuDissènt les hanches et dont le plus grand est placé au-dessous du treuil et les autres audessus, se fixent sur les hanches lorsque la chèvre est démontée.

Ces deux chèvres ont été remplacées par une seule , dite de place et de campagne , qui ne diffère que par quelques modifications , de celle de campagne de Tancien système.

303. Ds^ns les aaoi^nes chèvres , les tourillons dm treuil étaient çi^ l>oi$ y leur grosseur forçant dWaiblir les ^hanches qui les recevaient, cellesrci étaient renforcées par des échantignoles. Dans là nouvelle chèvre, les tourillons &o^% QTL /[er jet plus, petits ; ils i>oulent dans des çrapaudmes exx 1er y garnies intérieurement de viroles en cuivre ; le frottement a été dinuoué et les échantignoles ont pu être supprimées. Poujr que dans la manœuvre la troisième pièce inclinée nommée pied ne puisse s^éehapper de son ^oastrement, on a garni son extrémité supérieure d\iR piton à patte , qui entre dans la tête de la chèvre et qui est fixé par :un boulon.

Pour diminuer le frottement des poqlîes qui avaient même épaisseur daiis toutes leu|% pantiçs , on a laissé Ip iMÎJiieuen sailUe, eh dîmiiuiant Tépaisseuv sur les bords^ de cette manière, qu^d Faction des cordages fait appuyer la poulie dW côté, le frottemei[it n^agit qu^avec un petit braâ de levier , .et refiWt nécessaire pour le vaincce est diminué.

Oans TancieDae ehèvne, pn employait jusqu^à cinq brins dans la manœuvre ;inais les frottemens ayant été diminués dans la nouvelle chèvre , quatre brins suffisent toujours et on a supprimé la cinquième poulie.

Le poids de la chèvre est de 269*", celui des cinq leviers de 26^, et celui d^une écharpe à une pouliede a8^.

tgliirAUES DE PONTS.

DESCRIPTION ET PROPRIÉTÉS DES ÉQUIPAGES DE FOni'S.

ÔOU, L'artillerie csl cliargéc de fournir à l'aroiée, nonseulement des armes et des inunilïons de guerre, mais encore d'établir, pour elle, des passages sur les rivières non guéables et sur les grands cours d'eau, lorsqu^il n'existe pas de pout établi à l'avance.

Comme pour i"raneliir ces obstacles, il faut employer différentes espèces d'objets, qu'on ne trouve pas toujouts sur les Keus, cl que, le plus souvent, on n'a ni le temps ni les matériaux nécessaires pour les confectiouncr, il faut en emporter avec soi une certaine quantité; l'ensemble de ces objets et les moyens de les transporter, constituent les équipages de ponts.

303, I^es ponts que Ton construit pour le passage des armées , se composent d'un plancher appelé tablier, et de points d'appui qui remplacent les piles des pouts fixes.' Pour ne pas avoir à trop multiplier les appuis, on donne une graude longueur aux bois qui doivent les joindre deux à deux , pour former le tablier ; mais pour économiser les pièces qu'il est difficile de se procurer, à cause do cette longueur, on en emploie de deux espèces, les poutrelles et les madriers. Les poutrelles sont placées suivant la longueur du pont, la plus grande épaisseur dans le sens vertical , afin qu'elles présentent une plus grande résistance; les madriers sont placés joiotifs, en travers du pont, perpendiculairement à sa longueur.

306. Les points d'appui peuvent varier de nature et de forme, suivant les circoustauces ; dans les parties des

BATEAU. 3ll

xxfUTS Jeau peu profondes, on emploie des chevalets. Les chevalets devant varier en hauteur suivant la profondeur de la rivière, et n^ayant que des assemblages faciles et peu nombreux , on les construit sur place avec les matériaux qu^on peut rencontrer sur les lieux.

307. Quand la profondeur de la rivière dépasse deux mètres, les chevalets qu^il faudrait employer seraient trop élevés et n^auraient plus assez de stabilité ; et si la rivière s^élevait jusqu^au tablier, le pont risquerait d^étrc enlevé par le courant. Il faut donc avoir recours à des supports dont le poids nVit pas besoin d^étre augmenté avec la profondeur du cours d^eau, c^cst-à-dire, à des corps filottans. Les corps , dont la pesanteur spécifique est moindre que celle de Feau, peuvent être employés pour former des radeaux ; mais les obstacles que ces corps présentent au courant et la difficulté de les manœuvrer, en restreignent remploi au cas où on les trouve sur les lieux.

Page 1