‹ Traite D'Artillerie Theorique et PratiqueChapitre 70 sur 113 · Triqttebcdle du commerce. Une autre espèce d · texte numérisé non relu

Triqttebcdle du commerce. Une autre espèce d

3o6 voitltucs d'artillerie.

triqueballc est einployée à Paris , pour le transport des bois de construclion. Ce triqueballc est composé de <leax (rains portant deux brancards, sur lesquels sont placés des roulcaun percés de mortaises à leurs cstrémités j pour recevoir des leviers ; le fardeau est embrasse par des cordages ou par des clialues dont les deux bouts sont fixes sur les rouleaux ; eu faisant effort aux leviers , on fait tourner et avancer le rouleau qui soulève le fardeau. H ne se produit plus alors de frottement de première espèce ; aussi deux hommes peuvent soulever de très-lourds fardeaux, en s'aidant de cordes fixées aux brancards, et passées autour des leviers, vers leurs extrémités ; de plus, le chargement de cette voiture est réparti sur quatre roues , de sorte que ta position du rouleau , qui change suivant qu'on élève plus ou moins le fardeau, peut varier sans inconvénient; mais le glissement du rouleau n'étant empêché que par le frollemeot , cette voiture ne pourrait pas être employée sur des terrains plus inclinés que des routes ordinaires , comme le sont les rampes qui conduisent sur les remparts des places forte».

399. Triqueballc à treiiil. Dans le nouveau triqueballe, le mécanisme adopté est un treuil, sur lequel s'enroule une chaîne à laquelle le fardeau est suspendu ; ce mécanisme très-simple et très-solide exige peu de soins et peu d'hommes pour la manoeuvre. Le point de snspension se trouve placé entre les deux trains, de sorte que la voiture ne tend jamab a se rej^erser. L'essieu est en fer , et assez élevé pour qu'on puisse suspendre au-dessous, les mortiers de gros calibres et les déposer sur leurs affûts , ou transporter le système tout monté.

Le treuil est un cylindre en fer roulant. dans deux crapaudines en fonte , et sur lequel sont creusées deux rainures en hélices , pour le logement d'une partie des mailles de deux chaînes qui s'enroulent dessus; les extrémités de

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ces chaînes sont réunies par une traverse qui porte deux crochets y qu^on engage dans les anses des canons ou des obusiers.

Pour porter des objets qui n''ont qu!un point de suspension, on les suspend à cette traverse par un dou'ble crochet ; c^est ce qu^on fait pour les mortiers dont ' Tanse unique est dans une direction perpendiculaire à Taxe de la bouche à feu. Pour manœuvrer au treuil , on engage deux leviers dans deux boites en fer, qui peuvent tourner autour de Tarbre, mais auquel on les fixe à volonté par deux chevilles en fer. Après chaque abattage, une sorte de déclic appelé dent de loup, empêche Tiarbre de se détourner, et permet ^ux servans de dégager la boite et de rengager dans une autre position , pour faire un nouvel abattage ; cette manœuvre se fait en arrière de Tessieu. Pour élever les bouches à feu les plus pesantes , il ne faut pas plus d^une minute avec quatre honuBCS , et deux hommes suffisent pour un canon de 12.

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